‹ Les roses, Tome IIChapitre 63 sur 125 · Tome Il · texte numérisé non relu

Tome Il

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presque pur : ceux du centre sont roulés, chiffonnés, et recouvrent ce qui reste des étamines. Les fruits que donnent les fleurs qui ne sont pas devenues stériles par l'entière transformation des organes de la fructification en pétales, offrent la figure d’un œuf très allongé.

OBSERVATIONS

Les fleurs de ce rosier, comme celles du précédent et de la Quatre-saisons de Zelieur, sont les premières qui, chaque année, dès le mois de mars, ornent déjà le marché des fleurs, à Paris. Elles sont le résultat de l’industrie et des soins de nos ingénieux jardiniers pépiniéristes, qui, sous leurs châssis où dans leurs serres, ont su maintenir à leurs plantes la douce température d’un printemps artificiel. C’est ainsi que malgré les rigueurs de l'hiver, et lorsque ses derniers frimas sont encore assez sensibles, ces laborieux cultivateurs parviennent à nous offrir les prémices des grâces et des parfums de la rose.

La variété dont nous présentons la figure est plus délicate, et ne pousse pas aussi vigoureusement que les autres. Elle demande un bon terrain et une exposition favorable. Greffée sur le rosier des haies, elle produit un bel effet, mais elle ne dure pas longtemps; il faut donc la renouveler d’avance par la greffe sur de nouveaux sujets, si l’on ne veut pas courir la chance de la perdre ou d’en être privé dans sa collection.

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