‹ Les roses, Tome IIChapitre 81 sur 125 · ROSIER D’AMOUR · texte numérisé non relu

ROSIER D’AMOUR

DESCRIPTION

SoUs-ARBRISSEAU qui croît spontanément dans toute l'Allemagne, où il est communément nommé Rosier d'Autriche. I s'élève à un pied et demi, rarement à

deux. Ses tiges, quelquefois simples, plus souvent ra-

meuses, sont munies d’aiguillons, les uns droits, les autres recourbés, entremêlés de glandes pédicellées : ceux du sommet des branches persistent, mais ceux de la base se détachent promptement, et laissent de nombreuses cicatrices à leur place. Les feuilles se composent de cinq, quelquefois de trois folioles ovalesobtuses, rarement ovales-aiguës, fermes au toucher, glabres et vertes en dessus, glauques et pubescentes en dessous, doublement dentées, glanduleuses en leur bord; elles sont portées par un pétiole velu et glanduleux, muni d’aiguillons recourbés. Les fleurs, odorantes, sont solitaires ou réunies deux ou trois ensemble à l'extrémité des rameaux. Les pédoncules qui les supportent, et les tubes oviformes du calice sont couverts de soies glanduleuses, Les divisions du limbe, Toue Il.

lancéolées, appendiculées, presque aussi longues que les pétales, sont également glanduleuses à l'extérieur , et tomenteuses à l’intérieur. Corolle de cinq pétales, grands, eu égard à la petitesse de l’arbrisseau , d’un ton blanchätre à l'extérieur, et d’un pourpre clair à leur intérieur. Fruits pyriformes, couverts de quelques poils, rougeâtres ou de couleur d’orange à la maturité. Ils

persistent long-temps l'hiver.

OBSERVATIONS

Il est aujourd’hui démontré que le R. Pumila est le type de toutes les variétés du R. Gallica qui font l’ornement de nos parterres; et c’est par ce motif que, dans notre nomenclature des R. Gallicæ, nous l'avons présenté sous le nom de R. Gallica pumila. à

Ce rosier est à peine connu en France : Duronr en possédait un pied qui a passé, avec sa collection, dans le jardin du Luxembourg. Nous l’avons retrouvé dans celui de M. Le Drv, juge de paix de Fontenay-aux-Roses; et c’est là que nous avons pris notre modèle. Comparé avec les échantillons que nous avons recus de diverses contrées de l'Allemagne, et notamment de Wurtzhourg , il nous a paru que la culture avait, en France, un peu augmenté les dimensions de l’arbrisseau dans toutes ses parties : les botanistes de ces contrées ne seront donc pas surpris si les proportions de l'individu d’après lequel nous avons fait notre dessin ne sont pas tout-à-fait en rapport, pour la grandeur, avec la plante sauvage.

M. Raw cite, page 116 de son ouvrage, une variété remarquable par ses tiges hérissées d’aiguillons nombreux, ainsi que par la longueur des divisions du limbe, qui surpassent de beaucoup les pétales de la rose, lesquels sont d’ailleurs d’un pourpre plus décidé, et d’une dimension beaucoup plus petite que ceux de notre Rosier. Il la nomme Rosa purnila hispida. C’est sa var. 8.

Les racines du Rosier d’ Amour, comme celles de la Ronce bleue ( Rubus cæsius ), tracent au loin, avec une grande rapidité, surtout dans les champs ensemencés; et, souvent, les drageons qui en résultent nuisent à l’action de la faux du moissonneur : aussi les cultivateurs , en Allemagne, ont-ils grand soin de détruire l’arbrisseau; mais, malgré tous leurs efforts, il se reproduit sans cesse de ses racines souterraines (Rau, Z. c.).

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(FLORE SUBSIMPLICI).

R. Maheka. Duronr. Gymn. Ros. p. 17, var. 7.

R. Holosericea. Roxss. Beschreibung der Rosen, x, p. 106. Idem, Pos. Fig. n° 16.

R. Gallica maheka. Tax. Prodr. groupe XVI; p. 89, var. 8.

MAHEKA

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