Tome II
longueur, et plus ou moins rapprochés entre eux. Les feuilles se composent de cinq folioles ovales, épaisses , ridées, vertes en dessus, tomenteuses en dessous et en
leur bord; elles sont portées par un pétiole velu, le
plus souvent muni d’aiguillons, ayant sa base garnie de stipules grandes, bifides, denticulées. Les fleurs, peu odorantes, sont disposées par trois ou quatre à l'extrémité des rameaux. Les pédoncules qui les supportent, ainsi que les tubes des calices, sont munis de poils glanduleux. Les divisions du limbe, trois pinnatifides et deux simples, pointues ou spatulées au sommet, sont couvertes de mêmes poils extérieurement, et intérieurement d’un duvet blanchâtre. La corolle, semidouble, est composée de quatre à cinq rangs de pétales d’un rose plus foncé que celui des pétales de la Centfeuilles ordinaire. On n’aperçoit au centre de la fleur qu'un petit nombre d’étamines, dont quelques unes se sont métamorphosées en pétales irréguliers et chiffon. nés. Les styles sont longs, rapprochés et presque réunis en un seul faisceau.
Les Anglais ont obtenu une sous-variété, à fleurs aussi grandes que celles de notre rosier: ils l'ont appelée R. Provincialis multiplex , et vulgairement the cabbage Province ( la Rosechou de Provins). Elle est figurée dans ANDREwWS, qui dit que son odeur agréable, jointe à l’abondance de ses fleurs, la font cultiver comme utile aux distillateurs, auxquels elle fournit plus d'essence que toute autre espèce.
Le rosier Grandeur royale doit être cultivé à riséleil, car lorsqu'il est exposé au plein-midi, il est sujet à se couvrir d’une
poussière, que les agriculteurs nomment /e blanc ou le meunier , qu’on suppose être une végétation parasite; laquelle s’opposerait à son accroissement , si l’on n’avait le soin de supprimer les bourgeons, les feuilles, même les branches qui en sont attaquées.