‹ Les roses, Tome IIIChapitre 10 sur 120 · ROSIER ÉGLANTIER · texte numérisé non relu

ROSIER ÉGLANTIER

DESCRIPTION

CETTE espèce se reconnaît facilement à l’odeur fétide que répandent ses fleurs, tandis que ses feuilles froissées donnent un parfum agréable, analogue à celui de la pomme de reinette.

Sa tige s’élève souvent à plus de douze pieds ; les branches et les rameaux nombreux, diffus, minces, brun-verdâtres , sont armés d’aiguillons droits et écartés. Les feuilles, un peu glutineuses, se composent de cinq ou sept folioles ovales, obtuses, doublement et profondément dentées, glanduleuses, un peu luisantes, d’un vert foncé en dessus, et plus pâles en dessous; les pétioles sont rudes au toucher, et assez souvent munis de quelques petits aiguillons. Les fleurs, tantôt solitaires , tantôt disposées par deux ou trois à l’extrémité des rameaux, sont supportées par des pédoncules glabres. L'ovaire, également glabre, a la forme globuleuse; les

lobes subulés du calice sont entiers dans quelques individus, et pinnatifides dans plusieurs autres : la corolle, très grande, souvent de deux pouces et demi de diamètre , est composée de cinq pétales d’un beau jaune jonquille. Les styles, surmontés de stigmates d’un pourpre plus ou moins foncé, se réunissent en une tête globuleuse.

Les principaux iconographes de cette rose sont : TaserNÆMoNTANUS; LoBez, JEAN Beau, Curtis, Beser, miss LAWRENCE et RoEssrc.

OBSERVATIONS

Ce rosier n’exige ni soin ni culture. Un mauvais terrain paraît mieux lui convenir qu’une terre fertile. Au printemps, il fait l’ornement des bosquets; abandonné à lui-même, il s'élève assez pour couvrir des berceaux.

On ne doit pas le confondre avec le rosier des haïes où rosier odorant, auquel plusieurs auteurs ont aussi donné le nom d’églanter.

11 croît en Angleterre, en Allemagne, et dans les pays méridionaux de la France. VarzranT, Bot., Paris, in-8°, page 109, n° 9. Taurzier, Mérar et autres l’indiquent comme indigène aux environs de Paris.

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