ROSIER L’'HÉRITIER
ARBRISSEAU ordinairement chargé d’un très grand nombre de fleurs, et dont les branches, fixées à un soutien , sont susceptibles de s'élever à une grande hauteur. Les rameaux adultes sont glabres et armés de quelques aiguillons épars, assez forts et recourbés : ceux destinés à porter fleurs en sont dépourvus. Les feuilles se composent de cinq, souvent de sept folioles, grandes, pointues au sommet, arrondies à la base, glabres sur les deux faces, luisantes en dessus, également dentées en scie; elles sont portées par un pétiole glabre, ayant à sa base des stipules larges, décurrentes, denticulées en leurs bords, chaque petite dent surmontée d’une glande sessile et rougeâtre. Les fleurs naissent plusieurs ensemble à l'extrémité des rameaux dont se couvrent les branches principales. Les pédoncules sont hérissés de poils glanduleux; les bractées qui accompagnent les fleurs sont ovales-pointues, et un peu glanduleuses au sommet. La corolle présente quatre à cinq rangs de pétales qui se réfléchissent et se recourbent sur les étamines, comme à peu près dans la rose centfeuilles anémone : ils sont d’un rose violacé, blanc vers
Tone III.
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l'onglet, et la plupart traversés dans l’intérieur par une ligne blanchôtre plus ou moins régulière. Les divisions du calice sont pointues au sommet, cotonneuses intérieurement et glanduleuses à l'extérieur. Étamines nombreuses et inégales ; styles courts et distincts; fruit ovoïde, rouge à la maturité.
OBSERVATIONS
Ce beau rosier est évidemment un hybride provenant d'un Alpina et d’un Zndica : M. Virmorin l’a obtenu des semences de ce dernier. La beauté de ses fleurs, comme l'élégance de son port, l’a fait rechercher des amateurs, chez lesquels on le trouve assez communément. Nous ignorons s'il se reproduit de semences. Jusqu'à présent nous ne l'avons vu greffé que sur le rubrifoliæ, qui paraît très bien lui convenir. Il serait propre à couvrir des berceaux, des tonnelles, etc.
Dédicace.
Nous avons donné à cet arbrisseau le nom de feu z’Hérimer (Charles-Louis), magistrat distingué et savant botaniste, né à Paris en 1746, assassiné le 16 avril 1800. Le peintre de cet ouvrage, en consacrant une fleur à la mémoire de r’Hérrrier, a voulu lui donner un témoignage public de sa reconnaissance pour la protection toute particulière dont l'a favorisé cet illustre académicien, en lui confiant les dessins des plantes de son Sertum anglicum, et de la plus grande partie de ses autres ouvrages : l'artiste aime à reconnaître que c’est ce généreux savant qui a dirigé ses pas dans une carrière alors nouvelle; que c’est lui qui l’a mis à méme de perfectionner son talent, et enfin de recueillir les suffrages dont le public daigne toujours l’honorer.
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