‹ Les roses, Tome IIIChapitre 17 sur 120 · ROSIER DES MONTAGNES · texte numérisé non relu

ROSIER DES MONTAGNES

(FOLIOLES BIDENTÉES ).

DESCRIPTION

C'est M. le docteur MÉRAT qui a découvert ce rosier sur le mont Valérien, près Paris. Ce botaniste en a donné la description dans sa Flore : nous nous contenterons de la reproduire ici.

« R. Biserrata. Tige de trois à quatre pieds, munie

« d'aiguillons courbes, à base plus longue qu’ils ne sont « hauts; folioles ovales, assez grandes, doublement den- « tées en scie, chaque dent terminée par une glande ; « pétiole glabre, ainsi que les folioles, peu ou point « aiguillonné, un peu glanduleux; stipules très glandu- « leuses; pédoncule et fruit glabres, celui-ci presque « globuleux; divisions du calice presque simples, très « glanduleuses ; fruits gros; fleurs solitaires d’un rose « pâle. Juin. Se trouve le long des murs du Calvaire. »

OBSERVATIONS

Le rosier de M. Mérar a de grands rapports avec le R. m07tana de Vizzars (Dauph. 3, p. 547 ), le R. rachyphylla de Rau Tome III.

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(En. p. 124), et le R. adenophylla * de Wirtpenow (Hort. Berol. 546), desquels il ne diffère que par ses tubes presque globuleux et ses pédoncules glabres. Le R. malmundariensis de Lx. Jeune ne s'en éloigne que par ses fruits plus petits et de forme ellipsoïde. Au reste, tous ces rosiers paraissent dériver du R. montana, et présentent comme lui des folioles glabres sur les deux faces, dentées en scie, chaque dent surmontée d’une glande, et des fleurs presque solitaires.

Nous ignorons par quel motif M. Desvaux a classé le Rosa biserrata parmi les rosiers des haies: ces derniers arbrisseaux offrent des folioles glabres en dessus, et couvertes de glandes en dessous comme sur la bordure, enfin d’autres caractères qui ne permettent pas de confondre le R. sepium avec le R. biserrata.

En considérant le volume du fruit de notre rosier, ainsi que

son lieu natal, on est autorisé à croire que le peuple de Paris, qui, avant le règne de Hexar III, se rendait en procession, à certains temps de l’année, soit au Calvaire, soit aux différentes chapelles qui existaient dans les bois environnant cette ville, en rapportait le fruit de ce rosier, ainsi que les fruits d’autres églantiers qu’on criait autrefois dans les rues de Paris avec des cormilles, des alises, des prunelles des haies, et autres fruits acides, dont on peut voir l’'énumération dans une pièce de vers, par Guillaume De La Virze-Nruve, intitulé les Créeries de Paris.

* À feuilles glanduleuses, des mots grecs «dyy , ædevos, glande, et UAA4 ; feuille, et non pas à feuilles douces, ainsi que l’a traduit l’auteur de la Monographie du Rosier, dans l'Encyclopédie méthodique, Suppl. au vol. IV, 2e Partie, p. 716, var. 51.

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