‹ Les roses, Tome IIIChapitre 2 sur 120 · VAR. A FLEURS DOUBLES · texte numérisé non relu

VAR. A FLEURS DOUBLES

DESCRIPTION

C’EST un arbrisseau rameux, diffus, qui s'élève sou-

vent de six à dix pieds et SnE Ses rameaux, lisses,

d’un vert tendre dans leur jeunesse, sont munis d’aiguillons épars un peu recourbés ; les pousses de l’an- £ 2 os nee née sont presque toujours glabres et dépourvues d’aiguillons. Les feuilles sont composées de cinq ou de sept folioles comme arrondies, d’un vert sombre en dessus, A 74 plus pâles et pubescentes en dessous; elles ont un pétiole velu, muni de quelques aiguillons courbés. Les fleurs latérales et terminales sont tantôt solitaires, tan- A 4 Q . 1 17° tot réunies par trois ou quatre : les pédoncules ou pédicelles se hérissent de poils glanduleux jusqu'aux ovaires, où ils deviennent rares, et parfois presque nuls; les divisions du limbe sont alternativement entières et pinnatifides; la corolle, rarement pleine, très souvent semi-double, d’une odeur particulière à l'espèce et à 2"FeLr P f LA ses variétés, se compose de pétales blancs, échancrés en cœur au sommet. Ce rosier, abandonné à lui-même, tend toujours à reproduire des fleurs simples; aussi n'est-il pas rare d’en trouver qui ne préséntent que sept à huit pétales. Souvent le bouton de la fleur est légèrement coloré en rose tendre.

Tomx II.

Le rosier blanc a été figuré dans beaucoup d’ouvrages. Les principaux sont : BLACKWELL, Herbor. , tab. 73; Bresrer, Hort. Eyt. vem. ord. 6, tabl. 3; OEper , Flor. Danica, tab. 1215; Knore, 1 ,tab. R.6;

KERNER , tab. 662; miss LAWRENCE, tab. 25; Rozssinc, 15 et 24, etc.

OBSERVATIONS

Le rosier blanc à fleurs doubles ou à fleurs semi-doubles, se plaît dans les lieux sauvages. On le trouve communément, selon l’auteur de la Flore de Wurtzbourg, dans les haies des vignes et des jardins des environs de cette ville, et dans les lieux incultes d’une partie de l'Allemagne. 11 fleurit très bien à l’ombre ét n’exige que quelques labours. Comme il s'élève beaucoup, il peut servir à former de très bonnes clôtures. ,

M. Desvaux (Journal bot., septembre 1813, page 120) assure que le Rosier blanc à fleurs simples n’a jamais été vu sauvage. M. Porrer dit qu’on le trouve dans les contrées méridionales de l'Europe. M. Basrarn lindique aussi sur les lieux

montueux d'Angers et de Saumur. Enfin, on l’a trouvé dans la Hesse rhénane.

Le rosier des collines (Rosa collina, Jaco.) est très voisin du Rosier blanc, dont il ne diffère que par sa corolle couleur incarnate, et toujours simple, ses pédoncules presque réunis en co-

rymbe, et par les pétioles de ses feuilles, qui sont hispides glanduleux.

Énumération des principales variétés du rosier blanc.

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