A FLEURS ROSES
DESCRIPTION
ARBRISSEAU élevé et très rameux. Ses branches sont armées d’aiguillons nombreux, blanchâtres et recourbés. Ses feuilles se composent de cinq ou de sept folioles, le plus souvent très petites, chaque paire écartée l’une de l’autre, pointues au sommet et à la base, gla-
bres en dessus, glanduleuses en dessous, à dents serraturées, aussi glanduleuses. Les pétioles sont longs, très glanduleux , aiguillonnés, et munis de deux stipules bifides. Les fleurs, souvent solitaires, quelquefois réunies deux ou trois ensemble, croissent à l'extrémité des ramuscules qui garnissent les branches principales. Le pédoncule est glabre, ainsi que le tube ovoïde du calice. Les divisions du limbe sont pinnatifides. La corolle présente cinq pétales d’abord d’un rose tendre, mais qui se décolore et blanchit en peu d’heures, surtout à l'exposition du soleil. Fruits ovoïdes.
Nomenclature des variétés du Rosier des haïes.
ROSA SEPIUM.
Rosa germinibus oblongo-ovatis, pedunculisque glabris ; foliolis sublanceolatis, cuspidatis, suprà glabris, subiùs margineque glandulosis; petiolis aculeatis, undiquè glandulis minimis præditis ; ramulis ramosissimis, aculeatis (N.).
a. R. Sepium rosea. Drsv. Journ. Bot. septembre 1813, p. 116, var. £.
R. Sepium. Tu. F1. de Paris, éd. 2, p. 262. DC. sy. 333; idem, F1. franc. éd. 3, vol. 6, p. 538. Nouv. Dunamez, vol. 7, p. 47, et Tab. x1, fig. 2. Non Rav, Enum. Ros. p. 90.
R. (Canina) var. 8. DC. F1. franc. 3716. Pom. Ency. 6, 288, var. £. Vulgair. Rosier des haies à fleurs roses. Sousvariété à fleurs semi-doubles.
8. R. Sepium parviflora. Basr. Suppl. p. 31. Petit arbrisseau qui ne s'élève guère qu’à un pied et demi. Environs d'Angers. Vulg. Rosier des haies à petites fleurs.
y. R. Sepium alba. Desv. L. ce. p. 116, var. «.
R. (Agrestis). Gm. Bad. 2, p. 416. Savr, FL. Pis. x, p. 475. Les folioles sont plus arrondies que dans les autres variétés. Vulg. Rosier des haies à fleurs blanches.
d, R. Sepium myrtifolia (N.).
R. (Myrtifolia). Harrer fil. R. (Canina myrtifolia). Dur. Gym. Ros. 1, n° 6, in Tuy. R. Can. p. 15. Folioles petites, elliptiques, très luisantes en dessus, assez semblables aux feuilles du myrte. Fleurs d’un blanc lavé de rose, souvent solitaires. Vulg. Rosier des haies à feuilles de myrte.
#. R. Sepium olei-carpa (N.).
R. Olei-carpa. Tu. inédit. Trouvée aux environs de Paris par M. Tauiscier, qui a bien voulu nous la communiquer.
C’est une variété remarquable par les nervures très saillantes des folioles, et ses fruits, qui offrent la forme exacte d’une olive moyenne. Vulg. Rosier des haies à fruits d'olivier. |
n. R. Sepium ambigua. Desv. L. ce. p. 116. Les pédoncules sont quelquefois un peu hispides dans cette variété. Vulgairement Rosier des haies équivoque.
£. R. Sepium latifolia, foliolis magnis, remotis, grandi-dentatis, basi acutis, apice subrotundis ; floribus ex alboroseis ; cymä trifida (N.).
Folioles trois ou quatre fois plus grandes que dans la précédente; chaque paire, très écartée l’une de l’autre, se développe sur un pétiole souvent long de quatre pouces. Cette.variété nous a été envoyée par M. Le Gran, qui l’a découverte sur la lisière de la forêt de Chantilly, à Saint-Firmin, aux environs de l’habitation de M. Leconte. Vulg. Rosier des haies à grandes feuilles.
Les rosiers de cette série sont communs dans toute la France. Quelques auteurs ont prétendu que le rosa sepium n’était qu’une modification du rosa rubiginosa; cependant celui-ci s’en éloigne par ses tiges moins élancées, par ses folioles presque rondes, un peu pubescentes en dessus, et couvertes en dessous, comme sur les bordures, de glandes visqueuses entremélées de poils, souvent couleur de rouille, mais surtout par la forte odeur de pomme de reinette que donnent ces mêmes folioles froissées dans les doigts; caractère propre à tous les rosiers du groupe des rubiginosæ, et qu’on ne trouve pas dans celui des sepienses. *
* Il y a encore entre les rosiers de ces deux groupes, que les cultivateurs ne confondent pas, cette différence très importante pour eux : c’est que les rubiginosæ acceptent difficilement la greffe des autres rosiers; tandis que les
sepienses la recoïvent comme les caninæ et les willosæ, c'est-à-dire avec tout le succès désirable, P.
| PF Le