FLEURS DE MYRTE
DESCRIPTION
ARBRISSEAU remarquable par ses feuilles petites, luisantes en dessus , assez semblables, par leur forme, aux
feuilles du myrte, mais qui diffère du R. sepium de
TauiLier par ses tiges moins élevées, ses folioles plus petites, et quelques autres caractères.
Les tiges de notre rosier, hautes de trois pieds au plus, sont très rameuses, diffuses, réunies en buisson, d’un vert jaunâtre, et lisses. Ses rameaux, débiles, à peu près pendans, sont armés d’aiguillons forts, crochus, assez rapprochés, quelquefois géminés à la base des stipules. Les feuilles se composent de sept, rarement de cinq folioles, inodores, ovales- pointues à la base et au sommet, finement dentées en scie, glabres et comme luisantes en dessus, munies en dessous de petits poils très courts entremêlés de glandes. Elles sont por-
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tées par un pétiole légèrement tomenteux, glanduleux, aiguillonné , ayant à sa base deux stipules décurrentes, bifides, pointues au sommet. Les fleurs, latérales et terminales , sont le plus souvent solitaires à l'extrémité des ramuscules qui sortent des branches principales. Le tube ovoïde du calice est glabre, ainsi que le pédoncule qui le supporte. Les divisions du limbe sont allongées et pinnatifides, lisses à l'extérieur, garnies d’un léger duvet à l’intérieur. Corolle de cinq pétales d’abord blanchätres, mais qui se couvrent promptement d’une teinte rougeâtre à l’exposition du soleil. Étamines nombreuses; styles presque glabres. Le fruit, de forme elliptique, d’abord rouge, noircit à la maturité.
OBSERVATIONS
Cette variété est un peu moins commune que toutes les autres du même groupe. Hazcen fils l’a rencontrée sur les montagnes de la Suisse; etnous l’avons reçue, quoique sous différens noms, de divers départemens de la France. On la trouve sur la lisière des bois aux environs de Paris, et on la confond souvent avec le sepium de Taurxer, dont les folioles sont glabres et non luisantes en dessus, comme celles de notre rosier.
L’arbrisseau se plaît dans les lieux secs et arides. Quelques personnes le cultivent à cause de la singularité de son feuillage. Il donne ses fleurs, toujours peu nombreuses, en juin et juillet.
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