Tome Ill
meaux. Les pédoncules sont couverts de poils spiniformes très rapprochés. Les tubes des calices sont turbinés, comprimés vers le sommet, glabres et couverts d’une teinte de couleur vineuse. Les divisions du limbe, extérieurement glabres et colorées, velues à l’intérieur, sont allongées, pointues au sommet, mais quelquefois spatulées. Fruits presque globuleux.
Observations sur cet arbuste.
Le rosier »'OrBEssaN est encore peu répandu, et nous ne l'avons vu, jusqu’à présent, que dans son lieu natal , c’est-à-dire dans les pépinières de Sèvres, où il végète sans autre culture que les labours ordinaires. Il serait d’un bel effet greffé sur un rosier sauvage, surtout si, en l’abritant, on pouvait parvenir à obtenir des fleurs bien formées. Le rosier est ordinairement chargé de boutons, mais ils ne s’épanouissent qu’en partie.
Varraa serre
Nous avons dédié cette nouvelle espèce à 4zne-Marie n’Ar- GNANT, Marquis D'ORBESSAN, né en 1709, président à mortier au Parlement de Toulouse, mort à la fin du dix-huitième siècle, auteur d’un grand nombre d’écrits justement estimés, et notamment d’un Æssai sur les Roses, lu en 1752 à l’Académie royale des Sciences de la même ville. Cet ouvrage, le seul digne de remarque qui ait été publié depuis le Traité de Rosengserc sur le même sujet, a été inséré dans les Mélanges historiques et critiques de M. n’OngEssan, tome II, p. 297-337. Tels sont les titres de l’illustre académicien au faible monument que le peintre et l’auteur du texte réunis ont consacré à sa mémoire. Puissent les amateurs de la rose accorder leur suffrage à une dédicace qui n’a d'autre objet que celui de leur rappeler quelquefois le nom d’un homme de bien, d’un citoyen utile, d’ün savant distingué, qui, pendant sa vie, a tant contribué à répandre en France le goût des bonnes études!
RI
OUFI