‹ Les roses, Tome IIIChapitre 60 sur 120 · ROSIER JAUNE-SOUFRE · texte numérisé non relu

ROSIER JAUNE-SOUFRE

DESCRIPTION

La tige de ce rosier s'élève ordinairement de quatre à six pieds, et souvent à une plus grande hauteur. Elle est armée d’aiguillons nombreux, étroits, subulés, fins, d’inégale longueur, de couleur jaunâtre. Ses feuilles sont ailées, à sept folioles ovales, quelquefois arrondies, dentées, d’un vert pâle, et comme glauques en dessous, à pétioles garnis d’aiguillons avec des stipules décou-

pées. Les fleurs, solitaires, inodores, d’un jaune pâle, ont les pédoncules courts et glabres. Les ovaires, globuleux, et un peu aplatis à leur sommet, sont souvent glabres, mais quelquefois couverts de poils glanduleux : lobes du calice semi-pinnatifides.

Les principaux iconographes de la rose jaune de soufre sont : Crusrus, Cur. Post. 6; Besrxr, Hortus Eyst.; miss LAWRENCE et Anprews; elle est encore figurée dans l’Hortus Anglus.

OBSERVATIONS

Cet arbuste est, dit-on, originaire du Levant. Généralement ses fleurs s’épanouissent mal sur les jeunes pieds, surtout lorsqu’ils ont été soumis à une taille trop rapprochée : les vieux pieds, abrités de la pluie et d’un soleil trop ardent, peuvent seuls offrir cette belle rose dans sa perfection. Tous les terrains, comme tous les climats, ne lui conviennent pas : elle fleurit dans la France et dans l'Allemagne, mais, selon le témoignage de M. Anprews, l’arbuste n’a pas encore donné de fleurs dans les jardins de Londres, ni dans ceux des environs.

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