‹ Les roses, Tome IIIChapitre 63 sur 120 · Tome Ill · texte numérisé non relu

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OBSERVATIONS

ne sont méme nécessaires que dans les froids rigoureux : mais

ses feuilles toute l’année, et fleurit au printemps.

Ce rosier croit naturellement en Chine, d’où il a été rapporté par lord Macarrwey. Il a fleuri, pour la première fois, chez

Il n’est pas aussi délicat qu'on le pense communément. Il passe l'hiver en pleine terre, au moyen de quelques abris qui

alors il donne ses fleurs assez tard. Dans l’orangerie il conserve

* Ce charmant arbrisseau, cultivé ici aux meilleures expositions de nos parterres, fleurit trop tard : la maturité de ses fruits est presque toujours devancée par les frimas. Cependant, lorsque nos automnes sont longs et favorables, on obtient quelques semences, non parfaites, mais assez formées pour fournir des germes suffisans. J’ai vu l’année dernière, à Versaïilles, trois individus de ces semences : ils différaient peu du type par le feuillage, qui, jusqu’à présent, en fait un des principaux mérites. Je m’ai encore pu en observer les fleurs.

Indépendamment de la contrariété dn climat pour la maturation des fruits de ce rosier, ses fleurs, quoique nombreuses et complètes, sont en général très peu fécondes. Cette infécondité procède sans doute de quelques accidens qui tiennent à des circonstances locales et variables, puisque quelques unes de ces fleurs échappent à leurs effets en portant graines.

11 faut encore considérer que ce rosier est souvent unique ou bien peu répété dans nos jardins, voire même ceux du commerce; que non moins souvent aussi à l'époque où il présente ses fleurs, dans les cultures où l’on n’a pas de nombreux bengales encore plantés autour ou à côté, ce qui est assez commun, le Macartney se trouve réduit à ses propres ressources, les fleurs des autres rosiers étant passées : il a donc moins de moyens de fécondation que ceux-ci. La floraison générale et simultanée du genre permet, et même favorise alors avec une infinité de chances, la compensation entre les organes accidentellement stériles ou viciés d’un des deux sexes dans un individu , et les organes similaires doués des plus heureuses facultés dans un autre du voisinage.

Nous pensons que pour obtenir plus facilement et en plus grand nombre des graines de notre rosier, dont ie feuillage, les aiguillons et les calices sont très remarquables, il faudrait en planter à demeure plusieurs individus avec des muscates et des bengales très florifères, dans une bâche ou seulement

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abrités contre les derniers et les premiers frimas de l’année; ils pourraient fructifier avec tout le succès désirable. Alors, par le semis, ils offriraient des variétés à fleurs doubles et pleines, qui deviendraient très précieuses aux amateurs.

On assure que tont récemment on a vu en Italie la variété à fleurs pleines; bien sûrement on l'obtiendra en France et ailleurs, quand les

cultivateurs-amateurs s’en inquiéteront sérieusement. P.

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