‹ Les roses, Tome IIIChapitre 78 sur 120 · A FLEURS SIMPLES · texte numérisé non relu

A FLEURS SIMPLES

DESCRIPTION

C’esr un rosier qui s'élève à peine à la hauteur d’un pied. Ses tiges et ses rameaux sont: munis d’aiguillons rougeâtres, épars, plutôt droits que recourbés. Les feuilles se composent de trois ou de cinq folioles glabres sur leurs deux faces, d’un vert gai en dessus , plus pâles en dessous, pointues au sommet , arrondies à leur base, finement et simplement dentées ; elles sont portées par un pétiole légèrement pubescent, muni de petits aiguillons crochus qui s'étendent jusque sur la nervure principale de la foliole impaire, ayant à sa base des stipules étroites, bifides, pointues au sommet, glanduleuses en leur bord. Les fleurs, de petite dimension, naissent presque toujours solitaires à l'extrémité des rameaux : les pédoncules qui les supportent sont grêles; on remarque quelques poils glanduleux à leur partie supérieure. Les découpures du calice sont simples, rarement munies d’une ou de deux pinnules. La corolle présente cinq pétales blancs lavés de rose, arrondis à leur sommet. Les tubes des calices sont ovoïdes-oblongs,

Tone III.

presque glabres et verdätres. A la base de chaque pédoncule se trouvent deux petites bractées opposées et ciliées. Les étamines sont longues, contournées et se

renversent sur les styles. Fruits ovoïdes et d’un rouge

clair.

OBSERVATIONS

Notre arbuste se rapproche beaucoup du R. semperflorens minima, Var. y, Ou rosier de miss LAWRENCE (Curr. Bot. Mag. 1762). Il ne diffère du R. Zrdica pumila flore sémplici que par les glandes pédicellées dont ses tiges paraissent couvertes.

Ce petit rosier est d'orangerie, et ceux de ses fruits qui ont persisté pendant deux années sont les seuls qui aient acquis la maturité nécessaire pour être semés. On le multiplie aussi de boutures comme la suivante variété à fleurs presque pleines.

* Cette dame est auteur de la belle collection des Passiflora, et, comme nous l'avons dit ailleurs, d’an recueil de quatre-vingt-dix roses gravées et coloriées. Ce dernier ouvrage, qui manque aux bibliothéques pu bliques en France, se vend à Londres 120 guinées.

J’ajouterai à cette note que le R. semperflorens minima de miss LAWRENCE, que nous nommons ici Laurentiana, fait sous ce nom avec ses variétés une série dans les Bengales , à raison de la grande petitesse de tons leurs organes.

Nombre d'amateurs recherchent ces rosiers nains, bien plus petits que le naïn et pompon, desquels nous offrons dans cette planche et la suivante les figures jointes à leur description. Depuis peu ces mignatures déjà si petites, ou Laurentiana, ont donné des variétés fort jolies, dont tous les organes et dimensions diffèrent des précédens par une petitesse encore plus remarquable; on les appelle Zndica lilliputiana. Je citerai, dans cette seconde série des Laurentiana, celui qu'a tout récemment obtenu à Équermes, près de Lille (Nord), M. Mrerrey, cultivateur commercant. I] lui a donné le nom de Gloire des Laurentiana. Les fleurs en sont très pleines, supérieurement faites, extrêmement petites, bien velontées, et enfin nuancées de pourpre £t de carmin. : PE.

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ROS À PUMILA {Indica/. ROSIER NAIN /& Bengale].

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