Tome II
y in 222 12 —«
DZ ce D di
tières, ou rarement accompagnées d’une ou deux petites pinnules simples. Corolle de trois à six rangs de pétales, irrégulièrement échancrés au sommet, d’abord d’un rose très pâle, et ensuite d’un blanc plus ou moins pur. Ces pétales sont parfois, en finissant, maculés de petites taches rougeâtres. Les étamines et les styles ressemblent en tout à ceux de l'espèce primitive.
OBSERVATIONS
Notre arbrisseau est, en général, frêle et délicat; il ne ré-
siste pas aux fortes gelées, et celles du mois de janvier 1820 ont fait périr une bonne partie des pieds qu’on a laissés dans les jardins à Paris et dans les environs. Les sujets qu’on cultive dans des pots, et que l’on rentre dans l’orangerie l’hiver, réussissent assez bien; mais ceux qu’on livre à la pleine terre sont languissans, et demandent, pour fleurir, à être rabattus chaque année à un pouce près des racines. Il faut encore les changer de place tous les deux ans, et les replanter dans un terrain mélangé de terre et de terreau, et mieux encore dans une plate -bande de terre de bruyère : maïs il est préférable de les élever en pots et de les rentrer l'hiver. !
* Aujourd’hui que les Bengales sont trés recherchés dans les collections d'amateurs, et que par leur culture très développée depuis quatre à cinq ans, nous en possédons des variétés très précieuses, ce serait une trop grande privation pour ceux qui ne peuvent les cultiver qu’en pleine terre , s’il fal- Jait des orangeries pour les garantir tous contre un hiver plus ou moins rigoureux. 4
J'ai vu en 1820 périr à Paris des Bengales qui ont résisté à soixante et soixante-dix lieues plus près du nord, et conséquemment à 3 et 4 degrés de froid de plus qu'ici. Beaucoup de raisons pourraient expliquer cette étrange différence dans les résultats; mais à supposer les deux rosiers de même force et variétés, et à supposer aussi qu'ils aient été mis en place au printemps et en sol semblable avec mêmes soins et intelligence de culture, les résultats pouvaient encore être les mêmes entre l'individu qui a succombé à 12 ou 13 degrés de froid, et celui qui en a brave x6 à 17. Le
LES ROSES. 3 premier w’a pu supporter nn l’inelémence d’un hiver coupé par des demnidégels brusquement interrompus par les vents du nord, etc., tandis que l'autre, qui avait eu presque constamment un manteau de dix-huit pouces plus ou moins de neige, a très bien résisté à une température d’un quart plus sévère avec un préservatif naturel qui la lui adoucissait cousidérablement.
11 résulte de ces observations, confirmées depuis par le temps et l’expérience , que pour garantir les Bengales dont on ne connaît pas la robusticité, et ceux qui sont un peu plus délicats que le Bengale ordinaire, il est sage de les batter, comme des artichants, à six, huit pouces au-dessus du collet, et d'y ajouter plus tard un peu de litière si les froids deviennent excessifs, et si la neige ne vient point dispenser de cette nouvelle couverture. Par ce moyen on ne perdra que les extrémités des branches qui ne seront pas couvertes; perte d'autant plus minime, qu’elles sont presque toujours à retrancher lors de la taille au printemps.
Les greffes des Bengales délicats sur tête d’églantiers se préservent avec moins de succès; mais on les sanve cependant presque toutes en les enve-
loppant avec de la fougère recouverte par une enveloppe de paille, à com-
mencer du temps où les gelées deviennent trop sévères, jusqu’au moment où, comme en mars, elles cessent plus ou moins tôt d’être dangereuses pour ces rosiers.
Le meilleur et le plus sûr moyen de ne pas perdre un rosier délicat abandonné à la pleine terre dans um hiver dur, c'est tonjours d’en greffer un ou deux en septembre sur un églantier, ou Damas bien vigoureux. J'ai fait ainsi traverser nos hivers les plus rigoureux à des Bengales d’orangerie dont les francs-de-pieds, quoique plantés dès le printemps dans bon sol et à bonne exposition, etc., n’ont pas même supporté un hiver de 6 à 8 degrés en pleine terre. 1
am RTE De “us
N'AURS |
ER