BENGALE A BOUQUET
DESCRIPTION
Cer arbrisseau s'élève en buisson à la hauteur de douze à quinze pouces. Ses branches sont armées d’un petit nombre d’aiguillons crochus, assez forts, peu dilatés à leur base : les rameaux florifères en sont entièrement dépourvus. Les feuilles se composent de trois ou de cinq folioles de dimension moyenne, d’un vert obscur en dessus, glauques et plus ou moins recouvertes en dessous d’une teinte vineuse qui s'étend jusque sur la bordure; elles ont un pétiole rougeâtre, glabre, muni d’aiguillons, et les stipules bifides, pointues au sommet, glanduleuses en leur bord. Les fleurs naissent, cinq ou six ensemble , à l'extrémité des ramuscules qui croissent le long des branches principales, et forment par leur réunion une espèce de bouquet. Le tube du calice, par-
faitement glabre, est presque rond : le long pédoncule qui le supporte est garni, surtout au sommet, d’un grand nombre de petits poils glanduleux. Les divisions du calice, entières, pointues ou spatulées au sommet,
sont glabres extérieurement, et tomenteuses à l’inté- Tome III.
rieur. Corolle de cinq à six rangs de pétales, concaves, irrégulièrement échancrés , blancs vers l’onglet, et d’un
rose très tendre au sommet. Les étamines et les styles sont les mêmes que ceux des fleurs de tous les rosiers
des Indes.
OBSERVATIONS
Ce rosier offre quelques traits de ressemblance avec le R. 7ndica subalba , mais il s’en éloigne sous beaucoup de rapports :
1°. Le tube du calice du R. Zrdica subalba est ovoïde; celui de notre rosier est globuleux ;
2°. Le pédoncule du premier rosier est glabre ; le pédoncule de celui-ci est hispide-glanduleux ;
30. Les pétales du R. Zndica subalba sont d’un blanc de lait en finissant; ceux du R. Zndica sertulata conservent jusqu’à la fin une teinte rosée;
&°. Les divisions du limbe sont constamment simples dans le R. Zndica sertulata, tandis qu’elles sont presque toujours pinnées dans l’autre rosier.
Il paraît que cette variété a été obtenue de graines, il y a plusieurs années, dans les pépinières du Roi, à Trianon : elle a été long-temps rare; mais on la trouve aujourd’hui dans plusieurs collections. On multiplie ce rosier de bouture, plutôt que par la greffe. On l'élève ordinairement en terre de bruyère et en pot, pour le rentrer l’hiver, parce qu’il craint la gelée encore plus que toute autre variété de son groupe, Dans cette saison, et moyennant quelques soins, il fleurit très bien, soit dans l’orangerie, soit dans les bâches où on le dépose. Rempoter exactement, tous les ans, à l'automne avant de le rentrer.
AAA
Fr