‹ Les rouges et les blancsChapitre 67 sur 109 · SCÈNE VIII · texte numérisé non relu

SCÈNE VIII

YAN, RENAISON, vêtu en Vendéen.

YAN

Que veut-elle dire? Est-ce un avertissement qu'elle me donne?

RENAISON, paraissant.

C'est une précaution qu'elle prend!

YAN

Vous ici? Vous avez osé?

Osé? Mais c'est mon état.

YAN

Et si l'on vous reconnaissait?

RENAISON.

Eh bieni On me tuerait. Après?

YAN

D'où venait cette lettre que vous avez apportée ?

94 LES ROUiJES ET LES I3LANCS

RENAISON.

D'un de vos hommes que j'ai arrêté sur la route de Nantes et auquel je me suis substitué.

YAN

Et pourquoi l'avez-vous apportée au lieu de la détruire?

RENAISON.

Pai'ce que j'avais besoin d'un moyen d'arriver jusqu'à vous... Mais, rassurez-vous, je sais ce qu'elle contenait...

YAN

Vous l'avez lue?

RENAISON.

Naturellement.

Et comment avez-vous fait disparaître l'écriture?

RENAISON.

C'était impossible. Je l'ai recopiée, par le même procédé. Je dois vous dire qu'il est enfantin... Il n'y a de sérieux que les grilles... Et encore, nous les connaissons presque toutes. Voyez-vous, quand vous aurez une communication importante à faire et que vous voudrez être sûr que la police ne la connaîtra pas... faites-la, vous-même, de vive voix! Encore y aura-t-il des chances pour qu'on la soupçonne tout de

même! (Bruit au dehors. Il va à la fenêtre au fond.) C'est

Madame qui s'en va. Faites attention, voici votre femme et votre frère.

11 romonto et se met dans l'ombre.

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