‹ Les rouges et les blancsChapitre 77 sur 109 · ACTE QUATRIÈME · texte numérisé non relu

ACTE QUATRIÈME

pris mes précautions. Vous me croyez donc bien niais ? Vous serez vengé malgré vous, mon brave. Louis de Kerléan, par mes ordres, a été suivi, en sortant de chez vous... Et, comme il va rejoindre la duchesse, ce matin le général Dermoncourt sera prévenu ; il cernera le gîte et fera main basse sur ce repaire de brigands.

YAN

Imprudent! Il fallait donc ne pas me le direl J'y serai avant vos soldats !

Il va vers la porte du fond.

RENAISON, le devançant.

J'y mettrai bon ordre. Vous ne sortirez pas.

Il ferme la porte à clef.

Y AN

Vrai ? (Le pistolet à la main.) Allons, passage !

BENAISON.

Tirez ! Vous ferez venir mes hommes ! (il ferme la porte de gauche ) Allez! J'ai tout prévu !

YAN

Oh ! Je vous tuerai autrement.

Il court vers le bahut et y prend un long couteau. RENAISON, tirant son couteau.

Vous le voulez? J'ai de quoi vous répondre. Et en attendant... (ii siffle avec force.) Dans un instant vous serez pris, si vous n'êtes mort !

YAN, se jetant sur Renaison.

Ah ! Coquin !

Corps à corps. Renaison blesse Y'an.

KENAISON.

Vous en tenez !

Il va à la table et souffle la lumière. Obscurité. YAN.

Ce n'est rien !

Yan s'écarte, serre son couteau avec force et tourne autour de la pièce pour rejoindre Renaison qui s est embusqué prés de 1 escalier et attend Yan. Au moment où il va le frapper, Hélène ouvre sa porte, une lampe à la main^ voit le danger de Yan et crie.

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