ACTE QUATRIÈME
YAN, sourdement et comme avec effort.
C'est la vie de votre frère, que vous me demandez, n'est-ce pas?
LE COMTE, avec angoisse.
Oui.
YAN
Vous savez qu'Hélène l'aime?
Oui.
YAN, avec amertume.
Et VOUS avez pensé que je me résoudrais à sauver l'homme que je devrais le plus haïr?
LE COMTE
J'ai pensé, Yan, qu'au seuil de la mort, ayant le choix de laisser, derrière vous, le malheur et la désolation, ou bien le bonheur et la reconnaissance, une âme telle que la vôtre, ne pourrait pas hésiter.
YAN hoche la tête, puis avec beaucoup de simplicité.
C'est bien! il vivra.
Le comte saisit la main de Yan et la presse silencieusement.