‹ Les Rouges et les bleus devant le pays [microforme]Chapitre 12 sur 49 · PRET QU · texte numérisé non relu

PRET QU

d’injures ; mails nous connaissons nos adversaires ; nous savons que c’est un parti pris chez eux de nier tout ce que nous .vançons. et ils sont d'une telle mauvaise foi, que nous sommes obligé de faire marcher parallèlement nos asserticns et nos preuves.

Nos lecteurs ont pu juger qu’en passant en revue les travaux de la dernière session, nous n'avons rien dit sans nous appuyer sur des documents officiels, que nous avons cités.

1l en sera de même par la suite, et en venant dire aujourd’hui que le gouvernement nous a préféré des étrangers, nous mettrons sous les yeux du public les preuves officielles. On se rappelle qu’à la séance du 11 février dernier, M.

Masson s’est levé pour protester contre une grande injustice qui nous était faite. Le gouvernement venait de demander à la Chambre de prèter, sans intérêt, $100,000 aux Ménonites, Lendant dix ans, et de voter $70,000 pour payer leurs frais de transpurt à Manitoba. M.

Masson, prenant eu main la cause | des Canadiens émig'és aux Etats- Unis qui désirent revenir au Canada, réclama pour eux les mêmes avantages. M. MacKenzie ne voulut pas accéder à cette demande. ÏIl prétendit que les Cana-!

diens pourraient passer aux Etats- Unis pour obtenir un emprunt et des frais de voyages. (C'était une otjection insolente et des plus futiles, car il est facile de prévenir

: ‘‘audes IL suffirait de n’ac

: r ces secours qu'à ceux qui : : 4v raient une rés dence aux ka. Unis avant la passation de ia vi. Poussé au pied du mur, M. MarK ne declara qu’il aviserail. (Cette manière évasive de révondre ue devait point satisfaire M. Masson, et il revinr à la charge

si M. MacKenzie avait avisé. Il reçut une réponse aussi embarrassée. Il devenait évident que le

| gouvernement était bien décidé de

ue pas accorder un seul sou aux Canadiens. M. Masson voulut cependant donner au premier-ministre le temps d’aviser, de se concerter avec ses collègues. On avait lieu d'espérer que M. Letellier, le ministre de l'immigration, notez cela, celui qu'on uit tenir responsable d’avoir accordé près de $200,000 aux Ménonites et pas un sou aux Canadiens, — on avait lieu d'espérer, disons-nous, que MM.

Letellier, Geoffrion et Fournier exerceraient une pression sur leurs collègues pouries faire consentir à nous rendre justice.

Le 26 fevrier, M. Masson, reprit de nouveau la défense des intérêts du BasCinada. Mais il ne put rien obtenir de M. MacKenzie, et il se décida à demander à la Chambre, de partager également eutre les Meunonitsset les Canadiens cui voudraient s'établir à Manitoba, la somme d stinée aux premiers. A la demande de M. MacKenzie, cet amendement fut déclaré hors d'ordre. M. Masson proposa un nouvel amendement par lequel il demandait de réduire cette somme de 59,000 et M. Hoïlton, voulant éviter un vote sur cette proposition tit accepter un amendement par lequel, la Chambre déciarait qu’elle verrais avec plaisirune mesur, destinés à rapatrier les Canadiens.” (Voi: rapports officiels 26 fevrier, pages 10 et suivantes.

Cet amendement n'était qu’un leurre, destiné à tromper la Chambre et le pays. Le peuple attendit les estimés supplémentaires; on disait qu'ils contendraient un crédit affecté au rapatriement des Canadiens. Un mois plus tard, les esumutions supplementaiies s'éle-

quelques jours plus tard pour savoir | vaut à $1,700,000 étaient soumises

à la Chambre, et dans cette somme, ne figurait pas un seul sou destiné à dégager la promesse faite par M. Holeon au nom du gouvernement. Îl devint alor: évident que l’entremetteur M. Holton, n'avait voulu qu’une chose ; tirer le gouvernement d'embarras. Il a réussi en Chambre ? Réussira-t.

1l dans le pays. C’est ce que nous verrons plus tard.

M. Masson avait mis toute la question sous son vrai jour. ll avait placé le gouvernement dans l'impossibilité de refuser, si M.

Holton n'était pas venu l'aider à tromper la Chambre. M. Masson avait fermé toutes les issues et

c’est alors que M. Holton a fait pa-ser les ministres par la porte de cave. ‘Je sais, avait dit, M. Masson,que des Canadiens ont demandé au gouvernement, des “cours et qu’ils n'ont pas eu de:

Je sais que des townships on ë reservés à Manitoba pour des cuionies d'immigrés, et que lorsque les Canadiens ont réclamé les mêmes avantages, on ne les a pas même houorés d’une réponse sérieuse, L'été dernier, pendant que j'étais a Manitoba, M. Monty vint dans cette province pour s'assurer s’il ne serait pas possible de diriger de ce côté, un courant d’immigration canadienne, des Etats-Unis. A son retour à Fall River, ilfit son rapport. La société de colomisation de Manitoba demandait pour les Canadiens de Fall River, qui voula'ent émigré, un townships et comme je viens de le dire, elle ne l'a pas obtenu. Au mois d'octobre dernier, on demanda de plus au gouvernement de venir au secours de ces immigrés, et à l'heure qu'il est, on n’a reçu aucune réponse satisfaisante.” (Voir document cité plus haut.)

Ces fauts relatés par M. Masson.

ne démontrent-ils nas que le gou-

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vernement était déciäé à préférer les Mennonitesau> “anadiens ?

Où étiez-vous M Letellier, ministre de l’agriculture et de l’inmigratiun ; , Où étiez-vous MM. Geoffrion et Fournier, pendant que M. MacKenzie accordait des towaships à la colonis Rolestan, à la colonie Emerson, à M. Shaw et refusait toute concession, à la s0ciété de colonisation de Manitobat Où étiez-vous? Mais vous etiez présents; vous donniez la main à M. MacKenzie et c'est M.

Letellier qui siguait tout comme ministre de l'immigration. ÆEst:il possible de voir autre chose dans ce mimstère de contrebande qu'un instrument entre les mains d: M.

MacKenzie? S'il y avait du cœur, de l'énergie, du sentiment national dans cet homme, estce qu'il se serait prêté à un pareil rôle?

C’est à n’y plus rien comprendre ; plus nous étudions ces hommes, plus nous sommes persuadé qu’ils sout des traîtres ou de vulgaires ganaches

Nous ne voulons rien dire contre ces Mennonites; nous os croyons un peuple indust-ieux, mais il nous est impossible de par- ‘ager l'enthousiasme du gouveruement à leur endroit.

Tout membre de la société a.

des devoirs et des obligations envers ses semblables’ envers le pays dans lequel il vit, etle gouvernement qui le protège Or varmi ces devoirs ct ces obligations, un des plus sacrés, c'est l’ob igation de défendre son pays lôrsqu'il est ataqué. Il doit payer l'impôt 1u sang comme l'impôt du fisc. Se soustraire à cette obligation, c’est mauquer à ce qu'ou doit à l'état ; c'est failiir à un devoir envers la société, c'est faiilir envers ses semblables qui contribueut à la def :nse de tous.

Nous ne voulôns, encore une

SARA EAN EC SPORE ARR do Pere ac page re pere cp

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FR

fois, rien dire contre les Mennonites, qui professent une grande horreur pour la guerre et auxquels leur religion défend de por.

ter les armes. Mais si quelqu'un nous taxait d'exagération, de fanatisme,nous citerions le fait que Îles Mennouitesquittent l’Europe parce que les gouvernements ne veulent pas leur permettre de se soustraire à l'obligation générale. Il rous semb:e que cette exception qu’ils reclament aurait dû ïes faire met tre.au moins, sur un pied d'égalité avec les Canadiens prêts à remplir leurs devoirs de citoyens.

du premier instrument y fasse tomber quelques dollars Ils ont rengainé leurs diatribes sur ce sujet, Comme leurs discours sur la protection. Dire qu’il y a dans ce camp des individus qui, avant le 5 Nov. 1873, écrivaient, en moyenne, un article par

| semaine,pour demander la protec-

tiou, et qu; n’écrivent même plus ce mot aujourd'hui.

A côté de la conduite de MM.

Letellier, Geoffrion et Fournier, voyez Celle des conservateurs de Quéänec. Vovez les secours qu'ils offrent aux Canadiens ? Dites-nous

Chose singulière, pas un seul|sil est possible d'être plus li

minist:e du Bas-Canada, pas un

seul dépulé, moins M. Tremblay, |

béral, pu éclairé, plus généreuz. Jls leurs offrent des ter-

—qui a débité des insanités,— De |res superbes aux conditions les

s’est levé pour répondre a M. Masson.

plus nberaies ; 1ls y construisent des maisons pour ces émigrés, et

Cependant, ils étaient tenus en ils leur donneut l’avantage de les

honneur de le faire. Ils devaient. | construire eux-mêmes, afin qu'ils ou prouver à M. Masson qu'il avait | puissent gagn: r de l'argent en retort et justifier le gouvernement | mettant les pieds sur Le sol de la

de refuser aux Canaüiens ce qu'’il| pâtrie. Lisez ces résolutions, et

accordait aux Mennonites, ou prè- | voyéz si le patriotisme ne les a pas ter main-forte à M. Masson. liuspirées :

rs P pr Des a vhs Fe mou | Réiolu —10. Qr'à même les revenus PPRES:S CON 286 presse !& PLUS | Ge cette province il soit créé un fonds

vénale, la plus avilie que nous ayons vue ; ses écrivains sont bien les types de valets de plume les plusreussis que nous connaissions.

Ce sout des écrivains du Bas Empire. Eux qui, du temps des conservateurs, dénonçaient le gouvernement parce qu'il encourageait l'immigration, en mettant tous les immigrés sur un pied d'égalité, n’out rien à dire aujourd’hui contre M. MacKenzie. Cevendant, M.

spécial de cinquante mills piastres 2ppelé ‘ Fonds de Colonisation,” etque ce fonds soit employé, en la manière ci après mentionnée, à encourger les ca.

nadiens émigrés aux Etats Uais, à venir se fixer sur uos terres publiques, et à attirer en celté province une plus forte proportion d'immigra :s agricuiteuis eu:opéens disposés 4 se faire colons,

Æésolu —21, Qu'à même cette somme ie C imuuissuire de l'Agriculture et des T'avaux Public: soit autorisé à

Pope avait pris des mesures pour|faire ébauch2r dans les localités qui

rapatrier nos compatiiotes, il avaii envoyé M. l'abbé Gendreau aux Etais-Unis. Ils sout là, ces grands jourualist-s, à genoux devant -le triumvirat, l’encensoir d’une maiu et le chapeau tendu dans l’autre, pour que chaque coup

pourront être choisies par le Lieutenant Gouverneur en Conseil, un certain uombre de lots de ceus acres desiiaés à être oft:ri8 six cunadieus des Etats- U sis at aux immigrants européeus qui de ireront se faire colon:, et qui lui paritront en état de réussir comme tels.

RENE NPA

Késolu.—39. Que cette ébauche de lots consistera en un défrichement de quatre acres prêtes à être ensemencées et en une maison d'habitation de pas moins de seiz: pieds sur vingt, Le coût de ces travaux joict au prix du fonds: ne devra en aucun cas excéder la somme de deux cents piastres et le Commissaire de l'Agriculture et dés Travaux Publics autorisera eur ordre du Lieutenant-Gouverneur er Conseil le paiement des dits travaux à même le ‘ Fonds de Colonisation,” créé par les présentes.

Risolu.—4r, Q1e le prix des lots aiosi ébauchés sera payible «en la ma.

nière ordinaire, à l'agent des Terres de la Couronn:, dans la juridiction desquels ils se trouveront compris, et la balance en quatre versem2nts annuels consécutifs avec intérê. du jour de l’émission du permis d'occupation, et le

La vertu

coût des améliorations sera payable an cinq autres versements annuels consécutifs, qui deviendront exigibles auccessivement après que le prix du fonis sera dû sans intérêt jusqu’à l’échsance de chaque paiement,

Dans ce que vous venez da voir, à Ottawa et à Québec, se trouve en résumé,la conduitedes conservateurs et des rouges en toutes ch ses. Tels vous les avez vus les uns et les autres, traitant la question de l’immigration, tels vous les verrez aux priss avec les autres questions d'intérêt public. Si c’est aux œuvres qu'on reconnait l’ouvrier nous demandons au peuple ce qu'il faut penser des conservateurs et des prétendus libéraux ?

libérale,

Repoussés par le pays à cause de Jeurs principes anti nationaux, honni à raison de leurs cupidités et de leurs projets funestes à la na tionnalité, les rouges décidèrent, en 1872, de masquer ieurs doctrines, leur ambition et de poser devant le pays, comme des modèles de toutes les vertus.

Dès lors, on vit, tel qu'il est aujourd’hui, le parti de l'hypocrisie organisée. Ses chefs, ses journalistes se déchaînèrent contre les chets conservateurs, fouillant ieur vie privée, leur vie publique pour y trouver quelques fautes et prétexte à accusations. Nous ne toucherons pas à ces questions, mais nous monlrerons que ces paragons de vertu étaient plus corrompus, plus âpres au gain que tous les chefs conservateurs.

Sir John, Sir Georges, ont passé

rt et

de vingt à trente ans dans la vie publique et jimais ils n'ont seulement donné l’ombre d’un prétexte à des accisations aussi graves et aussi fondées que celles qui pèsent sur M. Huntington, Jetté, Laflamme, Provost et autr?s compères. Cependant ces purs sont à leurs débuts dans la vie publi.

que ; ils n’ont pas vingt ans d’oiat de service. Mais Sir John est encore pauvre, Cartier est mort pauvre et leurs ennemis jurés, encore à leur aurore ont fait fortune.

Nous allons donc faire passer sous vos yeux les scandales de ce parti ‘ de l'hypocrisie organisée, ” si jeune et déjà si corrompu. Nous allons voir les vertus des saints qui vont prendre plare sur le martyrolnge rouge. Entrez en scène, MM. Huntiugton, Laflanme, Juté et Cie.

"LR AY JAÈTT NAN npmÉs VC Ec

tt = em À bd et bed bed bé M

ie

Le scandale

Huntington.

Pour faire connaître toute l’étendue de la pureté de M. Huntirgton il nous suffira d'attirer l'attention du publie sur le document que l'on

trouvera à la suite de ces lignes.

Pour le rendre plus intelligible à nos lecteurs, nous devrons le tire précéder de quelques remsrg ss.

En 1872, M. Huntington passait en Ecosse pour vendra dix-sept mines apparienant à différentes personnes en Canada. Avant son départ, il s'était fait donner des promesses d2 vente.

Arrivé à Glasgow, M. Huntington s’associait un M McEwen, et réussissait, avec l’aide de cet individu, à mettre dans la tête de quelques capitalistes de former une compagnie qui achèteraient ces mines.

Alléchés par les promesses du prospectus et des rapports d'ingé.

en poss®ssion de ses fameus2s mines, a voulu en tirer parti. C’est alors qne le chapitre des déceptions a commencé ; c’est alors que les artionnaires ont découvert, à leur dépens, que les prospectus et les rapports d'ingénieurs, ne sont pas toujours des photographies exactes des matières qu'ils traitent.

Pour rouper au plus court, et comme il s'agit d’une cause pendaate, disons qu'ils trouvèrent que les mines payées $839,000, ne valaient pas la vertu de M. Huntington ou de M. Laflamme.

De suite, ils instituèrent en Ecosse, une action pour faire rendre gorge au Président du Conseil.

Une autre action a été instituée devant la Cour Supérieure contre M. Huntington et M. Laflamme, que nous sommes surpris de rencontrer en cette affaire, le saint

nieurs dont nous dirons …1n mot} homme à l'indignation facile.

plus loin, les actionnaires accou-

Ajoutons, en passant, que les dé-

rurent, suivant le principe : semez | fendeurs font tout en leur possible

de la graine d'imbéciles il poussera des actionnaires. M. Huutingion vendit les terrains miniers et reçut comme commission Æ£50,000 sterlinz, soit près de $250,000 comme commission, nour les payer du mal que lui et son associe s'étaient donné pour former la compagnie. Comme cetts somme n’était qu’une goutte d’eau dans l'immensité des appétits de M.

Huutington, les propriétaires de mines canadiennes,lui donnèrent à leur tour une cominissiou. Si nous étions malin, nous dirions que M.

Huntington est une lame à deux tranchauts, il rase des deux côtés.

Mais il s’agit d'une cause peudaunte.

Soyons prudent.

La Compagnie qui s'appelle The Canadian Lepper Pyrite Lo. une fois

pour retarder la cause devant les tribunaux. Dernièrement, l’un d'eux a plaidé une exception à la forme, parce que l’action ne déclarait pas où se trouvait le domicile de la Compagnie. Cependant d’aucuns sont d’avis que M. Huntington, à moins d’être profondément ingrat, ne doit pas avoir oublié le chemin de la maison où il a trouvé une mine d’or.

Avant ces heureuse spéculations, M. Huntington plaidait prescription pour une dette de vingt doliars. Nous pouvons parler de cette affaire à notre aise. Ilest question ici d’une res judicata.

Ajoutons egalement que depuis, M. Huntington paye royalement ses dettes. Comblé d'honneur, Conseil de la Reine, Membre du Con-

st dd

seil Privé de Sa Majesté, Prési ident du Conseil des Ministres, bienfaiteur de son parti, avec le concours de MM. Norris et Mc- Mullen, il coule des jours heureux, troublés seulement par les plaiutes er les lamentations des actionnaires qui, il lui semble, crient au. mais il s’agit ici d’une cause pendante.

Nos lecteurs peuvent maintenant comprencre le document suivaut extrait du North British Mail de Glasgow. Nous n’avons pas besoin de faire remarquer qu’il ne s'agit pas d’une affaire politique ici, mais simplement d’une affaire commerciale :

Une assemblée privée des actionnaires de la ‘ Canadian Copper Pyrites and Cheminical Company,” [iimitée] a eu lieu hier, dans les ‘“ Religious Tustitution Rows : ’’ M, Morion,de Greenock, présidait, Etaient aussi présents les deux directeurs dans ca pays. — M. Wm. Henderson et M. Wilson, —et M. Mc- Evwen, de Londres, Le rapport annuel soumis à l'assemblée du 29 janvier fut de nouveau soumis aux aciionnaires et adopté,

L: Rapport suivant du Comité d’Enquête fut soumis aux actionnaires :

Rarrorr du Comité nommé à l’assem.

biee générale des Actionnaires de Ja ‘Canadian Copper Pyrites and Chemical Company’ [limitée], tenue le 29 janvier 1875, pour :’enquérir des : fFiires de la Compagn e depuis sa fondation et pour s’en.

tendre avec iles Directeurs sur la position de la Compagnie et en particulier, pour aviser avec eux sur les moyens à prendre pour ob.

tenir non-seulement l’adwinistration efficace des mines et des travaux, wais la repré-entation convenable des intérêts de la Compaguie en Canada ; 20 pourfuire rap.

o1t du résultat des opérations de a Compaguie jusqu’à la fin de fé.

vrier ; 80 pour s'entendre avec les Directeurs et faire rapport sur la future constitution de la Compa.

gaie, Le comité doit faire rapport qu'il a

tenu plusieurs séances au eujat de la tâche qui lui avait 6:5 confiée, qu il s’est aussi abouché avac les directeurs de 1a compagoie sur ce sujet ; et que, dans la poursuite des investigations, il a jugé à propos de demander ec s'est conformément assuré le: services profession: nels de M. Alexander Mnore, comptable, Les directeurs et M. Cunningham le secrétaire, ont libéralement placé devant le comité tous les livres et les documents de la compaguie, et les on fournis avec le plus grand empresse.

ment avec toutes les explicaiions et l'assistance requises. M. Breen, l’un des directeurs qui a visité les travaux en Cinada, en Compaguis de M Hen.

derson, l'été deruier, comme les actionnaires le savent, y est retourné äe nouveau en novembre, et séjourne encore en Canada pour surveiller les intérêts de la compagnie. Lo comité a aus-i eu accès aux comoœunications de M. Breen à ses co-directeurs. 11 a trouvé le devoir dont il a été chargé par les actionnaires à la fois dificile et pénible, et il a hésité grandement en décidant à faire plus à présent que de recommander la continuation de l’enquête pendant au moins trois mois, texnps nécessaire pour arriver à une déiermiuation sur ce qui sera jugé convenable aux intérêts de la compagnie relativement à ses vues futures et a son administration.

Croyant cependant que les actionnaires attendent quelques explications des raisons qui portent le comité à en agir ainsi, il soumet le rapport suivant sur les #fFires de la compaguie, et les moyens qu'ont en mains les directeurs dans ce pays pour assurer le contrôle des opérations en Canada. L’administration générale en Canada 8e tro:::6 entre les mains de M. Taos. MacFarlane qui a un salaire de £6UU par aanée, sur engagement qui finira à 6 mois d'avis, les travaux d'extraction, sous la direction de M. Wm. Chadw cK, avec un sa.

laire de £ {0U, termiaable à 3 moi: d’a.

vis; et les opérations minières, sous la. direction du capitaine Richard Br-y,qui a un salaire de £240 par année,san: enggement. Les sftures daus ce pays sout conduites par M. J, R,. Cunninghim, jun., comme secrétaire, avec une al:ocation de £510 par année, y compris le loyer du bureau, les salaires des employ :s etles dépenses du bureau,

Er ee

La mission de M, Breen en Canada a pour but desu:veiller lea #ffiires en généra!, alidact ies direuteurs dans lex poursuite: dans lesquelles la compagnie est ‘ütéressée, poursuites actuel.

lement gndantes en Canada, et aussi pour aw-liorer le y:tème de rapports hebiomw»daires et mensuels des opéra.

tions #xbcutées dans les minee et les autres travaux.

L> rémunération de M. B'een pour ses Pervices est de £150 par moi:, la compagnie lui payant ses depenses. Le comité n'a pas jugé À propos de suggè.

rer aux directeure #ucup chingewent ac'uellement dans ces arrargementa,

il regrette de dire que jusqu'à pré-|

des directeurs et au solliciteur de La Cie., pour être revisée par eux.

A la réucion qui suivit, le 31 juillet, on décida de lancer le prospectus.

A cells du 2 août, 01 annonç: l'enré.

gistrerient des conditions de l’a:sem:

blée et les directeurs furent formelle.

went désignée,

Le prospectus contient les noms des directeurs #in-i nommé, ainsi que le uowmbre d'actions attribués à chacun, et des fiétails sur :eurs parts dans le fonüs de ia compagnie,

M. W. Henderson à lui seul est inscrit pour mille actions, Dans la suite, il acquit 1,020 actious nou:elles par transport, plus 1,000 entiérement

seni les rapports périodiques faits aux | pay:es de M. McEwan, que celui-ci lui directeurs des mines et des travaux,on! | end t à titre de bonus pour le tranefert été incorrects quant à ieurs résultats ; | des proprié'és canadiennes à la compales rapports les plus récents montrent | guje, M. H:nderson se trouve ainsi quelques améliorations, mai- afin de 8e | bropriétaire «ctuelisment de 2,020 aorendre compte de la valeur de cette | jions, avec £7 payés, par action comme amélioration apparente et auesi pour | premier versement, et de 1,000 s#etions v'as-urer,«i c'est poseible, si les travaux | de £iU entiè ement payée. M. Jimes sont, comme le prétend M. Breen, dans | Bain avait 900 actions. Sur ce nembre,

une position qui puisse donner des pro.

tit: ,le comité a demandé aux directeurs :

d'établir une balance des affiires de la compagnie qui devra être ex.

posée le 31 onu 8, Les directeurs y ont tous consenti,

Rélativement à l’encuête des aftaires üe la compagnie depui: sa fondation, le résultat des invs-tigitions a été sé.

rieu-ement non sati-fisant. L'assem.

blée des parties intéressées dans la for.

mation de la compagnie date de cette époque.

Le prospectus et les conditions ae l'association furenc soumir à catte as.

semblée etil est fait aliusion dans les minutes à une clause de ces articles en vertu de lnqueile M, Jimss Taylor, F.

©. S., devait être gerant de la Cie., avec un salsiie de £3,000 par année, ses. frais de logemeui er dépen:es person. | nelles deyant êre payées par la compagnie, La iurée de cet engagement de.

vait être de cinq an+, avec la perrpective d'une exieusion à dix ans dans le cas où la Cie. aurait fait 10 pour cent de profits.

À l'assemblée suivante, tenue à cette date, on mpprouva l'e’ g gement fait avec M Al-x:nder MEw n, auquel il est fait .llurion dans ie prospectus, et x clause relative à la nominsuiou de M Taylor comme gerant fut soumise à uu

comme les «ctionnaires :e savent déjà, on disposa de 800 avant le ver:ement, mais on en racheta ensuite un nombre égal, et la part de M. Bain continua à être de 900 xc1ions, xvec un versement, de £7. M. Jimes Morton a eu 500 actions, dont 400 ont été transférées le 12 juin 150 le 9 septembre, et les autres 50 parts l9 3 mars. M. John'lwanstou Wilson a eu 1U0 actions et il les possède encore, avec un versement de £7.

M. L 8, Hantington, l’un des vendeure, a eu IU0 actions qui sont encore À son now, avec uu preiuier versement d- £6 ; et 1! reste endeité envers la Cie, pour aréra:es de £i par action. M. Ja.

mes ‘T ylor, l'ex-gérunt, a eu 5U0 nctione, dont 490 furent traneférées en mai et en juin 1813.

Le prospectus se termine en disant que la Cie., a élé formée dans le but d'acqué ir certain s propriélés minérales en Cinada. de tes explo ter et de manufucturer du cuiv'e,de l'acide sulfrrique,de d'aypvrphosphite de chaux et autres pro.

c'uils

Le prospectus étaii en outre accompa.

gné d'un semmaire de rapports sur ces proprielés, Fais, est-il dir, pir M. Char.

À + R bb, ing°ni-ur de mine-, da Monttal, et conten nt en outre des allusions à des rupports ulus céluillés qui divuient

te

ESS Ne

Ne EN

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or -

se trouver en la possession du sec: ‘’atre| des vendeurs. Ils affirment de plu de la Compagni-. qu'il est vrouvé que sur les prix mar Le Comite à déconvert ensuite que |qnés dans la nrospectus, c'est à,diræ ces rapports détaillés — qui formaient | $559,000 ou £132,K10 sterling, les ven. plus a’un volume, partie imprimée et | d: urs ont retenu à la Compagnie ou 88 partie maruecrit:, — étaient en partie | sont fait payer par les premiers pro. des rapyor!s faits plrsieurs années aupa- | priétaires $234 500 ou environ £47 000 ravant à des compauynies qui exploit sent | sterling. M. H:nderson et M. B'eer, alors les mines, mais qui avaient cessé | dans le rapport de leur vi-ite de l’an d'exister. Ces rapports, pas plus que | dernier, ont déclaré que les propriétés les autres qui les accompagnaient, ne | achetées et pry*es évaient, dans bien constituaient des d'cuments distin ts et | des cas, sans valeur comme propriété convenab'ement authentiques, tels qu’il au- | minérale, et ne répondait pas du tout rait élé 1 é'essaire d'en uvvir pour guider | aux estimatior.s sur lesquelles les direcl'achat des propriétés. pour le-yuelies on | teurs s'étaient basé, devait payer £170,000 outre des bonus| Des actions ont 616 intentées, ici et additionnels pour £50,000. Le comité | er Canada, contre M. Huntivgton et regrette d’hvoir + “jouter que l’arran- | M, McEwen, comme vendeurs, pour gement d'achat ne contenait aucune «ti. | pertes encourues à la suite de leurs repulation en vue d’oltenir une vérification | présentations, et contre les premiers conocnuble de ces rapports avant la livrai. | propriétaires des terrains en Canada, son d'une somme d argent aussi considé. | pour avoir agi de concert avec M. Hunrable, et que les direct urs n'ont de leur | tington pour arracher un prix +xigéré, côt: pris aucune mesure, après leur nomi. | L'-rrangement avec M. T:ylor, qui a nation, pour que l'exactitude des dits rup- | été consiéré comme étaut d'assez d'imporls fût vérifiée. portance pour être consignëé dans le Les directeurs disent, en réponse, | prospectus, a été encore une source de qu'ils av:ient donné instruction à M. |désappointement. Ce monsieur n'était 1 aylor d’inspecter les propriétés lors- | que depu s quelque temps en Canada— qu’il irsiten Caral:, et de requérir | et non depuis six mois — lorsque les pour cela j’as istance du géraut de, mi- | directeurs anglais acquirent la convicnes qui devait agir sous sa directisn ; | tion qu’ils avaient eu tort de se co: fier mais fls avrient déjà eux-mémes disporé | à lui, car ce n'était pas un admiui-trade £160,000 sur ’e priæ d'uchat des pro: | teur habile, et pour cause d’incompéprietes, avant même que la nouvelle de | tence et de mauvaise administration ils Parri:ée de M. Taylir en Canada l:ur jût | eureat à prendre des mesures pour s0n parvenue. remplacement, et c'est ce qui donna Ea outre, au lieu de rapports, sa | lieu aux négociations mentionnées dans correspon.lxnce montra dès 1’abord, | le dernier rapport. que ce monsieur se contidérait, à titre| M. Taylor réclamait une somme ronde de gérant, comme dispensé de suivre | de £15,100 pour salaire, frais de route et les in-truciions de ses co-direcieurs de | domm:g: causés par la rupture de son ce pays ; qu'il ne fit rapport que sur les | engagement, et de plus, une somme sujets et de la manière qui lui conve- | dont il n’indiquait pas le montant pour naient; ec enfin, qu’il se conduisit | le compenser des pt fits qu'ii aurait pu comme s'il av:it défendu des a tion- | faire dans l’avenir, si son engig-meni naires seuls. La formation de la Com- | avait été renouvelé, Da son cô:6, la pagnie a été évidemment basée sur lu | compagnie réclamait £32,829 pour per. confiance qu'inspiraient les vendeurs, et | 1es et dommag-s causes par l'incompél'on decouviit bien: ôt que cette confiance | tence de M. Taylor et la négligence élait mal placée, avec un grand désap- | qu’il a apportée dans la conduite dei pointemeut, affaires de la compaguie au Canada, L'argent des actionnaires était & pei-| C:s actions sont si imporsants et le ne payé que les directeurs déciarèrent | dossier e:t-i volumineux que le comiqu'ils s’étsient aperçus que le chiffre du | té n’est en mesure de faire aucune piix payé aux prewuiers propriétaires, | suggestion à leur'égard ; mais comme tel qu’indiqué dans le prospectus, était | il etait entends que M. Breen, à son faux, et qu'une partie des sonmes | passage «ua Üanad-, serait appelé à con. puyees étaient entrées dans la poche ! siderer des yropositions de compromis,

le comité pense qu'il est à propos que les directeurs limitent les pouvoirs de M, Breen, “fin que toute proposition de compromis: soit soumise aux directeurs ang'ais at approuvée par eux,

Quant aux espérances de la coma.

gnie, comme société industrielle, la ; 6claration que le comité a déjà faite, au sujet de l'inexactitude des rapports reçus périodiquement du Carads, prouvera aux actionnaires qu’il faut plus de temps pour arriver À une conclusion convenable. Le comité pense qu'il est dévirable, à cause des déceptions passées, qu'on laisse aux directeurs le temps de faire l’enquête qu'ils poursuivent actuellement, avant de se forme:

une opinion définie pour l'avenir,

Le comité croirait toutefois manquer à ses devoirs s'il ne déclarait pas que, daos son opinion, les représentations f‘ites par les directeurs dans le prospectue, au sujet des perspectives d’avenir de la compagnie, ne reposaient sur rien de sérieux.

L'exportation en Angleterre des plus riches qualités de ouivre qui se seront faites jusqu’à ce que ia consommation du Canada ait augmenté, a été, comme les directeurs le savent, tout à fait improductive,

Le point essentiel du projet, comme le disait le prospectus, c’est-à-lire # d'utiliser le souffre pour la fabrication üe l'acide sulphurique qui serait emp'oyè pour la manufacture du superphosphate de chaux, n’a encore été d'aucune valeur pour la compagnie. Le résultat des démarches de M. Taylor aux Etats.Inis a montré que le superphosphate serait trappé d’un droit qui enlèverait l28 bénétices.

Le prospectus contient des calcals et des details sur les profits anticipér, qui ont pou-:sé les directeurs à faire des re.

cherches ; pour cela encore le comité a le regret de déclarer que les directeurs out été victimes de la trop grande confiar.ce qu’ils ont accordée aux perscnnes qui ont participé la formation de la compsgnie, L'épreuve du prospectus porimiti’estimation des profits nets à £666,J0U,mais on a trouvé cette :nmme stextravagante, qu’on 8 fait disparaitre le chiffre dansle prospectus pour lui

substnuer le mot plus vague ‘‘ bénéf.

ces considérables, Le comité regrette, avant de terminer, d'avoir à parler d’affaires qui tou-

| chent de plus près à la personne des directeurs qu'aucune autre nflaire.

Comme on l’a déjà dit, la première nssemblée des per:onnes intéressées à la formation de ia éompagnie a eu lieu le 24 juillet 1872, Quelques jours aupnvant, M. Huntington et M, Taylor avaient tenu des assemblées ou avaient eu des entrevues avec quelques-unes des parties ; M Robb, était aussi avec eux. Ce fut le 31e jour de ce mois qu'il a été résolu de lancer le pro-pectus.

Dns le cours de l'entrevue qui a eu lieu devant le Dr. Ki kwooï, il a été connu qu’il existait un arrangement entre M. Taylor et M. McEwen, par lequel, sur la déclarat on que M. T ylor avait été prié par M. McEwen de devenir directeur-gérant de la compagaie en voie de formation, M. McEwen étant dés gné comme le fondateur et le promo:

teur de cette compagnie, la (M.

Taylor) avait consenti, à devenir directeur-gérant. — M. McEwen voulant que 1 OU0 actions payées de la compaguie fussent transportées à M McEwen, savoir: £10,000 de valeur nominale ; et cet arrangement a été produit comme syant été tenu secret au préjudice de la Compagnie. M. Taylor, dans sa réponse, nie cet allégué et #ffirme que l'existence de cet arrangement étart connus, à la formation de la Compagnie, d’au moins quatre directeurs, savoir :

MM. Morton, Henderson, Baine et Jawieson, et que des arrangements existaient aussi entre ces mesrieurs pour leur bènëfce personnel.

En ce qui concerne la première de ces déciarations, une lettre de M. Hender.

son a M. Taylor, en date de février 1873, indique qu’l connaissait au moivs l'existence de l’arrangement entre MM.

Taylor et MceF wen, vers l’époque de la formation de la Compagnie. 8 trois autres messieurs nient en avoir eu conn issance à cette époque,

Quant à la deuxième déclaration, M.

Henderson simet que M. McEwen lui a transporté 1,000 actions payées en con.

sidération du bénéfice qu’il donnait par l’ussge de son procédé d'extraire le cuivre, bénéfice dont la compagnie devait jouir, ea considération, aussi, du temps et de l'attention qu'il devait nécessairement donner aux affairas de ls compagnie M. Morion admet avec regret qu’ avait consenti à accepter £1,000 pour aider à la formation de la compe-

gnie, et que catte somme luin &té payée en actions de lacnmpgnie. M. Biine ad.

met qu’on lui a promi: £1 000 pour lesquels il a reçu dan: la suite un billet de M McEw:0, mais ce billet n'a pas été payé ; et M. Jamieson admet qu'on lui a promis de lui donner les parts néces.

saires à ra qualification de directeur, savoir £590 p«y5s; mais il dit ne les avoir jimais reçus. Le comité sait que le prospectus dit formellement qu’un certsin bonus, en actions payées de la compagoie, devrait être payé aux vendeurs, et que l1 compagnie ne pouvait déterminer la manière dont les ven.

deurs pourrsien' demander ce bonus.

Ainsi, comme on le verra, le comité n’a pas cru désirable de suggérer d'in.

torvenir au sujet des arracgements existants ; et s’il est décidé de faire une nouvelle enquête: le résultat de la mis.

sion de M. Breen au Canada permettra aux actionnaires de mieux juger jusqu’à quel point et de quelle ma.

nière, on devra faire des changemente, M. Jamieson est disqualifié par la manière dont sont disposés ses actions, et les autres directeurs ont averti le comi.

té qu’ils ont l'intention de mettre leur démission entre les mains des action.

ministration des affiires de la compagnia ; et le comité est également heu.

reux de voir que les directeurs actuels, à l'exception ‘le M. Breen, font partie de la compagaia et qu'ils ne seraient pas jn tifisbies d’aban1tonner la conduite des :fFiires dana les circonstances présentes, Le comité est satisfait de voir qu'il existe déjà des rapports exacts aur la nature, l’atat et la valeur des prapriétes en Canada, sur lesquelles on a plicé deux à trois maille louis des fon 1s de la compaguie, et—le tout aujet à l'approbation des actionnai es —le onmité suggère que des personnes qualies seront envoyées en Cinada avec instrucrion de faire une enquète minutieuse aur l’état des propriétés de la compaguie et des sfFaires en g‘néral, et de faire rapport le plus tôt possible, (Signé pour le comité ) Grorar WiLsoN.,

Glasgow, 2 avril 1875.

Le rapport qui précèle a 616 adopté, et l’on a pris un vote pour savoir s’il serait imprimé et si on l’enverrait aux ao'ionnaires Li:1t convenu, sur une division de 23 contre 11, de faire circu.

ler des copies da ce rapport parmi les

naires, à cette assemblée, Mais dans | actionnaires, Une discussion quelque les circonstances, le comité eat heureux | peu orageuse eût lieu ensuite au sujet de voir que les intérêts des actionnaires | de l’état finunoier acuuel de la compa-

exigont que ceux qui forment muintenant partie du Bureau continuent, parti

culièrement en vue des enquêtes qu'ils ont instituées, et des arraog-ments qu’ils sont à prendre pour que M Bresn dans sa visite au Canada, améliore l'ad.

Les faits contenus dans l’article précédent étant connus, nos kecteurs conviendront avec nous que ce n’est pas ‘affaire ” que nous devrions écrire en tète de ces lignes, mais bien un mot devenu familier depuis quelque temps. Nos adversaires sont des gens fort heureux ; lorsq 1e nous les pinçons dans qelque affaire scabreuse, ils nous ar-

rêlent toujours avec cette espèce |

Encore le scandale Huntington.

goie On a désapprouvé hautement les directeurs d’avoir consenti à être payés par les vendeurs qe ils eont devenus directeurs de is Compagnie, Qa a voté des remerciements au coœité d'ennquêce et au président.

de veto: ne dites rien; N s'agit d’une cause pendante,

C’est une espèce de baillon pour nous et force nous est de traiter avec des gants ues gens que nçus devrions poursuivre à coups de bâton.

Il nous faudra donc parler @e l'affaire Huntington avec toute la modération dout nous sommes capables, et laisser les faits inspirer au public les réflexions que nous

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pourrions faire nous-môme. Pour | arrangement entre M, Taylor ct M, Me. tout commentaire, nous nous con- | Zen, par lequel,sur la declaration que tenterons de citer les parties les | M. Tiyivr avait été prié par M. McEw a

ntfnnts | de devenir directeur-gérant da la cou frappantes,les plus significati- pédals où vols de. filnelles, ME

..uu rapport de la compagnie 6- | étunt désigné comme le fondateur et cossaise qui poursuit M. Hunting | promoteur de cette compagnie, il (M. to x etM. Laflamme.On comprendra | Tuylor) avait consenti, à devenir direccomme nous la gravité de cette teur g-rant.—M. McEwen voulans que

accusation. Si les actionnaires qui ont traduit M. Huntington devant les tribunaux, étaient du pays, on pourrait dire peut-èire : l'accusation est surfaite ; la politique s’en mêle: on veut faire d'une pierre deux coups. Mais la politique n’a rien à voir dans celle cause. Les actionnaires accusent M, Hurtington de fraude simplement par cequ'après leur avoir fait paye:

1,000 actions payées de la conpagaie fussent transportées à M. T:ylor, sa.

voir + £10,000 de valeur nominale ; et cet arrangement a été produit comme ayant été tenu secret au préjudice de la compagnie, M. Tayior, dans sa ré.

ponre, nie cetallégué et +ffi me que l'existence de cet arrangement était connu, à la formation de la compaguie, d'au moins quatre directeurs, savoir: MM. Morton, Henderson, B iine et Jamieson, et que des arrangements existaient aussi entre ces messieurs

$8839,000 pour des terrains miniers, | pour leur bénéfice personnel.

ils trouvent après avoir essayé d’en tirer parti, que ces propriétés qui, selon les promesses du prospectus, devaient ieur rapporter 10 par 100 d'intérêt, ne valent rien.

Comme nous le disions hier, M.

Huntiugton est passé en Angleterre, il y aquelques années pour vendre des terrains miniers, appaftenant à différentes personnes dans le pays.

li s’associa d’abord M. McEwen, et secrètement aussi un M. Taylor et deux autres personnes q il engagea à former une compaguie destinée à acheter ces ruines. Le plan réussit et M. Huntington reçut près de $250,000 de commis sion, Dans l: mème: temps, M.

Taylor gaguaitla coufiance de là Compagine qui l’envoyait en Canada pour surveiller ses intérêts moyeunent£3,000 par année. Mais quel homme habile que ce M. Taylor, non content de ce salaire, il se faisait également payer par M.

Huntington, pourquoi? Nous voulons l'ignorer. Lisons le rapport:

D 08 le cours de l’entrevue;,dit le rapport, qui a eu lieu devant le Dr, Kikwood, il a été connu au’il existait un

On se demande comment c-s Ecossa's, si fins en affaires, et jui n’y vont qu'avec la plus extrême

rudence, se sont laissés, prendre.

! Pourquoi ne demandaient-ils pas de rapport d'ingénieurs. Vous allez voir comment le comité d’en-

quête explique ces rapports ; il y

en a eu, mais quels rapports !

Le ccuité a decouvert ensuite que ces rapports détaillés — qui formaient plus d'un volume, partié imprimés et partie manuscri'8,- -étaient en partie d:s8 rapports fait, plusieurs ann 'es auparavant à des compagnies qui exploitaient alors les mines, mais qui avaient cessé d'exister, C:8 rapports, pas plus que les autres qui les accompagnaient, ne constituaient des documents distincts et convenablement authentiques, t:ls Qu il au:

rait été nécessaire d'en avoir pour guider l'achat des propriétés, pour lesquell:s on devait payer £110,000 outre des bonus additionnels de £50,000 L: comite regrette d'avoir à ajouter que l’arrangement d'achat ne contenait aucune st:

pulation en vue d'ob'enir une verification convenable de ces rapports avant lu lv: aison d'une somme d argent aussi considérahle, et que les directeurs n'ont de leur côté pris aucune m'sure. aprè; lsur no ni nation, pour que leæactilude d:s dits rapports fût vérifié.

On sait que la plupart de ces mines, dont on trouvira la liste pius loin, avaient dé,a été exploitées, sur la foi des rapports de M.

Robb, et qu’on les avait abandonnées parce que les dépenses d’ex ploitation étaient plus fortes que les recettes du rendement. Cependant ce sont ces mêmes rapports auxquels l'exploitation des mines avait donné un âémenti fornel, qu’on présentait aux actionnaires écossais.

Inutile de dire que ce fait est grave, très-grave. Maïs ce n’est pas eut ces rapports seuls qu’on s'était a»puyé. L'homme qui offrait les terres eu vente, était un membre du Parlement canadien; on ne savait pas qu'il avait plaidé prescription pour une dette de vingt doilars. Il avait des airs de vertu qui lui allaient à ravir. Bref, on eut confiante en lui et l'affaire fut bäclée. C'est ce que dit le eomi'é ; laissez-le parler : “La formation de la Compagnie a été év demment basée sur la confi:..ce qu'inspiraient les vendeurs, et l’on découvrit bien.

tôt que cette confiance était mal placée, avec un grand désapaointement.”

Ce n’est pas tout Nous avons vu plus haut, que M. Huntington agissait comme une espèce d’agent pour les propriétaires canadiens. Le comité prétend que tout ce que M. Huntington leur a conté su: ce point était faux et que tandisque les actionnaires,lui donnaent $250,000 comme commiss.on, ilen recevait presqu'autant des propriétaires Canadiens.

Laissons-le encore parler, Il es, très intéressant :

L'argent des actionnaires St‘ à pei.

ne p#5 * qu” les directeurs déclarèrant qu'ils s'étaient aperçus que le chiffre du prix pnyé sux premiers propriétaires, tel qu’indiqué dans le prospectus, était

A DS dE D PAR FETES ERREUR — Pa LA

faux, et qu'une partie des sommes peyées étaient entrées dans la voche | Comme suit :

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des vendeurs, I's sffimant de plus qu'ilest prouvé que sur les prix marqués dans le prospectus, c'est à-lire $659,000 ou £132,000 sterling, es vendeurs ont retenu à a c mpugnie ou sc sont fait pryer par les p'emi rs propriftaires $234,50 cu environ £47,000 sterling. M, Henderson et M- Breen, dans le rapport de leur visite de l'an dernier, ont déclaré que les propri*tés achetées et payées étaient, dans bien des cas, sans valeur com’ue propriété minière, et ne répondaient pas du tout aux estimations sur lesquelles les disecteurs s'étaient basé.

Le rapport est aussi très sivère à l'égard de quelques Directeurs qu’on accuse d’avoir reçu de l’argent de M. Huntington. Ils s’en défendent. Leur conduite est très louche. On avait envoyé M. Taylor en Canada pour examiner ia valeur des propriétés ce qu’ii s’est bien gardé de faire —il avait reçu £10,000 pour ne rien dire—mais avant son arrivée en Canada ces directeurs avaient payé aux vendeurs £160,000.

Lisons le rapport sur ce point:

Les directeurs disent, en r“ponse, u’ils avaient donné instruction à M

aylor d'iaspecter les propriétés lors:qu'il fraiten Canada, et de requéiir pour cela l'assistance du gérant des mi:

nes qui devait agir sous sa direction ; mais ils avaient déjà eux mênes disposé de £16),000 su. Le prix a’a:ha! des pro: prielés, avant même que’ la nouvelle de l'arrivée de M. Tay'or en Cun 1da leur fut parvenue. .

Eh bien, que dites. vous de cette histoire ? Vous n’en revenez pas.

Nous noa plus. Vous ne serez pas surpris d'apprendre que les actionaaires ont poursuivi les vendeurs MM. Huntiagton et McEwan en Canada et en Ecosse. Nous ne con:

naissons pas ce que cuporte l'action instituée en Angleterre, mais celle qui a été instituée dans la Cour Supérieure de Montréal et qu'on ; pourra voir, se résume

ts.

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