‹ Les Rouges et les bleus devant le pays [microforme]Chapitre 26 sur 49 · LES ÉXAGÉRATIONE CALCULÉES DE LA FAUTE DE RIEL · texte numérisé non relu

LES ÉXAGÉRATIONE CALCULÉES DE LA FAUTE DE RIEL

L'Honorable Ministre de la Justice (M. Fournier), dit le 12 f6vrier, ‘ que les détails de l’exécu- ° tion de Scott qui expliquent le ton ‘€ sévère des dépêches, vinrent ravi- ‘ver les difficultés eten susciter ‘ de nouvelles.” Tout le monde sait en effet, que la série de lettres publiées par le Manitoba Gazette sous la signature de John Bruce, a eu l'effet prévu, dans un but de vengeance, par celui qui avait acheté le nom de John Bruce pour l’attacher à des détails qu’il savait n'èbe pas véridiques, mais de nature à empècher l'esprit public de se calmer et de considérer les choses à leur juste point de vue. John Bruce mis sous serment, a nié avoir jamais dit les choses, telles qu’elles ontété écrites et a de plus afirmé aussi sous serment n'avoir jamais eu aucuno connaissance personnelle de ce qui a été publié en son nom, et pourtant on nous informe que même les dépêches officielles reçoivent leurton de ces faits supposés. Voilà les tristes résultats des fausses informations publiées par les journaux. Ce résultat est si naturel que les hommes les plus intàgres et les plus intelligent:, en subissent plus ou moins la pénible inflence. Toutes les négations, quelques vraies qu’elles soient, ne neutraliseront jamais tout le mal produit par une assertion méchante.

quelque fausse qu'elle puisse étre Ces fausses informations ont pro duit leur effet dans un autre endroit, où il semble encore plus extraordinaire de le constater.

Je n'ai pas besoin de dire que la mort de Scott me peine et m'affli-

à ge ; elle m'a causé des regrets À plus vifs et plus sincères qu'au

: plus grand nombre de ceux qui en ont parlé avec violence, Malgré toute la douleur que j'en éprouve, et au risque de m'attirer de nou-

velles injures, je n'hésite pas à e aire que je Suis convaincu que l'exa. écution ne s'est faile que parce que : ceux qui l'ont ordonnée croyaient n avoir droit de le faire pour éviter s. de plus grands malheurs ; et si elle # s'est mal faite, ce n’est pas prée cisément parce que Ceux qui en es ont été chargés n'avaient niex.

ss périence en ces sortes de choses, # ni la cruauté, qui supplée à l'ha- ? 4 , h de bitude de la plus ignoble des pro- T “essions. Mais il y a loin de là à 1e la barbarie et à toutes les atrocités,

T que limaginatian et la hiine ont in-

a. ventées. Les métis de la Rivièrele Rouge sont très éloignés des sen- 0- ‘iments barbares et cruels qu'on in eur a supposés. Ils ont beaucoup kr moins de ‘out cela que ceux qui es dans le calme et la réflexion ont trané vaillé à exciter contre eux les haines is et les passions les plus injustes.

n- DÉFENSE DES CONSERVATEURS DE MAon NITOBA CONTRE LES MENSONGES DES ne JOURNAUX ROUGES ET REMERCIes MENTS A CEUX DE QUÉBEC.

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