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LA CORRUPTION DES PURS

Il y a plus de vingt ans que les libéraux combattent le parti conservateur au nom de ia pureté poiitique.

On sait ce qu’ils ont fait depuis qu'ils siègent sur les banquettes ministérielles. Leur arrivée même au pouvoir a été un immense acte de corruption. Ils ont acheté leur propres collègues de la députation afin de faire tourner contre le gouvernement de Sir John A. Macdonald la rnajorité qui devait ie supporter. C’est ainsi qu'en accaparant M. Burpee, ils obtenaient du coup le support des deux Burpee, de M. Pickard et M.

Killam, tous parents et unis en family compact. On sait ce que les Burpee ent voulu faire payer à la Province. On a offert de l'argent, des places et des honneurs à pas moins de quinze députés pour obtenir leur vote contre l’ancien gouvernement.

Si l’on jette un ‘regard sur leurs élections, l’on trouve trente ou quarante de leurs élections anuvuliées pour corruption. Dans quelques comtés, la corruption a été gigantesque. 1] y a eu une course entre MM. Boyer, Jodoin et Huntingdon à qui dépenseraif le | plus. Mndis que l’un dépensait 825,000 dans son comté, l'autre y jeluil 830. NN). tandis que le troësièmie ÿ :néllait #4,000. Les enquéles judiciaires ième ont prouvé que le comité central de Moutréal | envoyait de l'argent dans les com- |

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tés par somme de $9,000 à ia fois pour un seul candidat.

Qui ne connait aujourd'hui ïe corruption de ces Messieurs.

Prenez leur président honoraire, M. Holtou, qui en votant peur une mesure du Grand-Tronce que tont son parti combattait, meiñtait dans sa poche la somme de #100,000 et se le laissait dire en pleine face par M. George Brown sans rougir ; ou bien lorsqu'au moyen des fonds des pauvres amassés dans la Banque d'Epargne, il mettait dans sa poche une autre somme d’au moins $20,000 ;

Prenez leur président actif, M.

L. A. Jetté, qui a voulu d’un seul coup, comme nous le verrons plus tard, escamoter $325,000 du coffre public ;

Prenez le chef du cabinet, M.

MacKenzie qui a tout changé le parcours du Pacifique et en a fait un projet ridicule tout simplement pour faire passer le chemin à traver ses terrains miniers du Lac Supérieur. Par l’ancien tracé, le Pacifique passait à 50 milles de ces terrains, qui, quoiqu'on en dise, ex istent à environ 80 milies du Lac Supérieur. Nous en indiquerons la place sur la carte à tous ceux qui désireront la voir, de même que l’on en trouve la descriphon dans

| la Gazette Officielle du Haut-Cauada |de 1874, avec les noms des pro:

|priétaires y compris celui de M.

MacKenzie ; Prenez l’ancien chef de la sec-

{on Bas-Canadienne, qui après ministres qui voulut extorquer au avoir signalé pendant vingt ans !|public par la vente des terrains de

comme un acte de corruption le fait que le gouvernement nommait pendant L: cours de leur mandat des députés à certaines places salariées, se nomrnait, lui-même, Juge en chef de la cour d'appel ; Prenez un autre des ministres M. D. A. McDonald qui se nomme Lieutenant-Gouvérneur d’Ontario ; Prenez M. Huntington, un autre ministre qui au rôle d’espion à uni celui d’entremelteur de spéculations véreuses sur les mines empochant du coup quelque $200,000 ; Prenez M. Laflamme, ieur whip per-in, un futur ministre et l’un des principaux membres de leur comi-

Prenez M. Laframboïse, un autre membre de leur comité, propriétaire de leur principal Journal ;

Prenez M. F. G. Marchand, l’un des ornements de leur parti à Québec et propriétaire d'un journal ;

Prenez M. Wilfred Provost exdéputé détroné par la corruption, mais l’un des chefs les plus consciencieux du parti rouge ;

Prenez M. Honoré Mercier, aussi ancien député, orateur à la mode dans ‘e camp rouge, tous cinq avec M. Jetté englobès dans la tentative de corruption la plus immense qui se soit vue ;

Prenez M. L. O. David, propriétaire de eur second organe à Montréal, convaincu d'avoir vuulufaire extorquer, moyennant 20 p. 100, la somme de $60,000 de lacorporation de Montréal ;

Prenez leur grand chef d'Ontario, M. George Brown, propriétaire du Globe, normé depuis sénateur, qui renonça à son opposition au subside de $300,000 par année

Fredericton, en payant $6,000 ce qui valait $100,000 la somme de $94,000 ;

Prenez un autre me.hbre actif de leur comité d'élection, M. 4. R.Thibeaudeau qui voulut profiter du prétexte qu’un nommé R.'Thibeaudeau demandait des limites, pour intimider le Commissaire des Ter res de la Couronne, et tenta par acte notarié de s'approprier des biens publics qu’il estimait lui même à $400,000 ;

Prenez en bloc tout ce parti qui voulut acheter le vote et l’influence du Grand-Tronc pour les élections de 1563, en offrant de lui payer à même le coffre publie, la somme de $100,000 ;

Prenez ce parti en bloc, lorsqu’en 1862, dans le but de punir des adversaires politiques et de faire du favoritisme en faveur d’autres Banques, il renversa le banque‘du Haut-Canada et fit perdre à la province la somme de $1.- 200,000 ;

Prenez M. Mackenzie dans ses tripotages quotidiens, tantôt en enlevant le contrat à un contracteur alors en ouvrage sur la Gatineau, pour le donner à l’un de ses favoris, en faisant payer à la province un extra de 81,600 ; tantôt en donnant aux parents et amis de M. Geoffrion des contrats pour creusage dans la rivière Yamaska à des prix plus élevés que ceux fixés par les ingénieurs ; tantôt en mentant effrontément à la Chambre, à propos du canal Lachine et des terrains de Fredericton, spéculation qu'il vou lait par là même protéger ;

Prenez les ronges du Bas-Canz da qui dans l'espoir de conserver

à la compagnie Allan, moyenvant | leur patronage, comme MM. Geofun emprunt de $#20,009 de Sir Hugh | frion, Fournier et Letellier, d’a-

Allan.

voir des places et des joss comme

Prenez M. Burpee, un autre des | MM. Jetté, Laflamme et autres ou

dans le but Ce remercier les grits de faveurs accordées comme M Fabre que l’on a nommé sénateur, ont vendu la just:ce au fanatisme du Haut-Canada, en excluant Riel et Lépine de l'amnistie ; ont vendu leurs Croyances religieuses au fanatisme du Nouveau Brunswick, en combattant les projets et les mo- ‘ions de ceux qui ont voulu venir à leurs secours ;

Voyez ce parti de l'hypocrisie organisée, qui battait Sir Gec 2 E.

Cartier en 1872, sous le prétexte qu’il ne donnait pas le Pacifique à Montréal, et qui, cette année, a fé-

licité M. MacKenzie de nous avoir |

enlevé le Pacifique, en mettant le terminus hors de notre portée :

Voyez ce parti de l'hypocrisie organisée qui, feignait de renier M. Dorion en 182, pour mieux s'imposer à la conuance du peuple, et qui, l’année suivante, le proclamait comme son chef ; Voyez ce parti qui compte l'Institut-Canadien dans son sein et qui a débuté par vouloir asservir le clergé et les communautés religieuses ; a passé par la cause Guibord, et a fini par déclarer par la pouche de M. Dorion, qu’il fallait

le scrutin secret pour soustraire |

le peuple à l'influence du clergé ;

Mais avant tout prenez acte de ce : |

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