ETRANGE COINCIDENCE
Le 18 avril i&7% (le lendemain du jour où M. Beïque avait acheté les terrains ci-haut en premier lieu mentionnés.) l'Hon. M. Alexander MacKenzie soumit à la Chambre son rapport annuel sur les Travaux Publics.
Ce rapport contenait ce qui suit à propos du canal Lachine :
La commisssion spéciale a recommandé, dans son rapport, que le canal actuel ! soit élargi de 100 pieds ; mais lorsque la question de mettre cette suggestion en | pratique s'élève, d'’auires considérations se présentent. | ‘ La quantité de trafic qui passe à tra- | vers ce canxl est immense, et rendrait les travaux, em été, sinon impossibles, du | moins d'ume difficulté si grands qu'elle levrsit faire augmenter de beamcoup les temamdes des contracteurs. Æk considération de celte diffic très pussible, il a été préparé un propet d’élargissement, SOUS FORME D'UN PLAN DÉ CANAL SÉPARE LONGEANT 1:E CANAL AC- TUEL, ET SÉPARÉ DE CE CANAI PAR UN FAIBLE INTERVALLE.
On croit que ce projet sera en réalité le plus expédient et qu'il aura l'avantage direct de ne déranger en rien le commerce
Le département a aussi suggéré qu'il serait de ;’interêt du c«mmerce de donner ce canal une large de 200 pieds, de-
puis la Côte St Gabrie! zusqu'au Hâvre de Montréal Le besoin d'unespace plus considérabie
sur cette importante sect'on, est très grand, parce qu’elle forme le premier anneau de ia navigation par canaux avec le port de Montréal, et par là avec l'Océan.
“ii aété aussi question, à propos de l’autre extrémité du Canal Lachine, au Lac St. Louis, de savoir s’il serait convenable d’auxmenter les accommodations du hâvre actuel ou de construire un bassin complètement indépendant avec des ecluses additionnelles en remontant le courant.
Le département n'a pas encore pris au.
cune délerminalion sur ces diffèrentes queslions qui sont actuellement sous considéralion.
“ On considère, cependant qu'elles sont d'une imporance assez grande pour juslihier l'allusion qui leur est [aile.
‘“ Pour ce qui regarde les explorations relatives à l’élargsement du canal, le travail est compéllé el les carles seront bientôt préles, de manière à ce qu'on puisse en dresser ‘un plan, dès que les estimations du coût seront fuites et que les travaux jréliminires seront dans une condition convenaable.
On se demande quels étaient ces plans annoncés par M. MacKen-
zie dans son rapport.
Chose singulière, extraordinaiae, incroyable, MM. Jetté, 1aflamme et Cie., achètent exactement du cûté et à l'endroit où le gouvernement devait dans ces plans mêmes annoncés par M. MacKenzie, pren-
dre 250 pieds de terrain. (Car, M.
MacKenzie les avait en sa possession depuis le mois de Janvier.
Voici cette partie du témoignage de M. Sippell donné par lui sous serment dans le procès de Jetté vs.
Mc Naughton :
J'ai fait une exploration pour l'élargissemert projeté du Canal Lachine. Je n'avais aucune instruction de l'aire c+ plan, mais ce travail faisait partie de ce que j'avais à faire. (Voici un plan de la nouvelle coupe projetée. (Ici, M. Sippell montre un plun sur lequel on voit c tte coupe). La barre rouge inaique la nouvelle cuupe et la ligne bleue indique le canal tel qu'il est aujourd'hui, J'ai aussi un plan montrant l'étendue de la propriété des demandeurs, que l’on devait demander pour servir à l'élargissement du canal. CETTE ÉTENLUE DE TERRAIN VARIE DE 200 A 250 PIEDS
Je crois que c'est en Janvier 1874 que J'ai soumis les plans de la nouvelle coupe au bépar lement des Tiavaux-Publies. Ces plans ont éte faits dans mon bureau, On a pu les y viir, quand on les faisait. Je ne sais pas si MM. Jetté et Laflamme les ont vus. Depuis le mois de Janvier 1874, ces plans ont été à Ottawa.