DES AUTORITÉS HONGROISES A L'ENDROIT DE LA POPULATION ROUMAINE
Octobre 1901, à Comarova (Comitat Caras-Severin). Les gendarmes tirent sur la foule, réunie à la mairie pour demander des éclaircissements au sujet des pâturages communaux, et qui ne voulait pas se disperser. Trois morts. Tous les Roumains ont été condamnés.
25 Octobre 1901, à Voislova (Banal), pendant un office religieux,
malgré le caractère purement confessionnel de la fête, les gendarmes veulent à tout prix disperser la foule. Ils font usage des armes. Stefan Baba est tué.
1902, à Balintz. Les gendarmes ont arrêté tous les cavaliers porteurs de petits drapeaux tricolores se rendant à la rencontre de Farchiprôtre, qui venait consacrer l’église; ils pénétrèrent dans l’église et même dans l’autel, y cherchant encore le drapeau roumain.
26 Avril 1903, à Serreus. Les gendarmes, d’ordre du préteur venu
pour assister aux élections communales, tirent sur les paysans qui ne voulaient pas élire son protégé et refusaient de se disperser. Cinq morts et plusieurs blessés.
u j u Avril 1904, à Lendi (Bihor). A 2 heures et demie de l’après-midi, les gendarmes et hussards chargent et tirent sur les Roumains parce que, venus avec les socialistes à une réunion, ils refusèrent d’entendre des orateurs kossuthistes et après la retraite de ceux-ci refusèrent de se disperser. Cinquante-six coups de fusil furent tirés et la foule fut chargée à la baïonnette et sabre au clair. Vingt-trois tombèrent sur le coup, sept peu
après (soit 30 morts) ; trente grièvement blessés et plus de cent blessés légèrement.
3 |, # Février 1903, à Cehul de Sylvanie. A l’occasion de l’élection d'un député, le président du bureau refuse de veiller à la sûreté des électeurs roumains. Sous les yeux des gendarmes, les Hongrois cassent la tête de George Popp de Basesli, président du parti national, âgé alors de 70 ans et blessent trente autres Roumains; le président fait arrêter les victimes.
Entre le 25 et le 29 Avril 1906, à Amali, les Hongrois tuent G.Coraci, Ion Sida et losif Dragoç, partisans du candidat nationaliste.
t: j 3l) Avril 1906, à Bichis, Avant les élections les gendarmes tirent sur la foule. Un mort et un blessé.
29 Avril 1906, à Cornia, les gendarmes tuent Nicolas Pop, fils de Costa et Ion dont et blessent Zah. Pop, Costa Bort et Ion Costin, qui voulaient se rendre aux élections voter pour le Dr. Vania (Cercle Somcuta Mare).
29 Avril 1906, à Cehul de Sylvanie. Les Hongrois sous les yeux des autorités frappent à mort le prêtre Démètre Pop de Motz et lacob Bolis de Naprads, L’impunité leur est assurée.
9 Mai 1906, à Baia Mare. Les Hongrois attaquent la nuit les électeurs roumains dans leurs maisons. Six Roumains restent morts et trois sont mortellement blessés. Cette fois-ci, enfin, vingt-sept Hongrois furent arrêtés, mais acquittés.
23 Avril 1907, à Berechiu, le maire, Petru Pecsta, est transpercé en présence du préteur Marcovics, pour avoir protesté lorsque ce dernier voulut forcer les enfants de 1 école à parler le hongrois.
9 Mai 1907. Les gendarmes tuent G. Mar cas de Tinca et arrêtent plusieurs individus accusés d’agitations.
®|sts Août 1907. Les gendarmes blessent le paysan Dràgoiu de Beius et le portent sanglant à travers le village pour épouvanter les Roumains qui auraient voulu voter pour le Dr. Lucaci.
i2 jîî Août 1907, à Panade, près Blaj, a lien un effroyable massacre de la population roumaine. Le 4 Snli> bataillon du 24” régiment de honveds saxons était logé dans le village.
Après une journée de bombance à l’école roumaine, à la suite de manœuvres, le capitaine lacob, ivre, se lève et frappe du sabre le professeur Ion Borcea, qui tomba aussitôt, puis blesse grièvement le paysan Leon Cipariu. Devant l’école du monde étant rassemblé, ce jour étant un dimanche, 1 officier ivre ordonna à scs soldats do prendre les armes et de refouler le public. L’ordre fut exécuté et la foule fut poursuivie à travers les rues et maltraitée. Ion Borcea Sorica fut enlevé de son chariot et percé d’un coup de baïonnette, lieux femmes furent éventrées et abandonnées les entrailles pendantes. Le massacre cessa à sept heures et demie après des démarches répétées du notaire Grigore Simon, auprès du lieutenant-colonel. Il avait duré une heure. Les soldats hongrois pénétrèrent dans les maisons et y massacrèrent les habitants jusque dans leurs lits. Furent grièvement blessés dix personnes : Ion Borcea, professeur, père de cinq enfants; Ion Borcea Sorica, célibataire; G. Zorios et sa femme Marie (cinq enfants); Leon Cipariu; la veuve de Dumitru Câmpeanu (cinq enfants); Ion Brasoveanu et sa mère (trois.enfants); Marie Cipariu; Marie Z. Ciugudeanu (quatre enfants); Quarante personnes environ furent légèrement blessées : Anton Iiimie, Leon Cipariu, fils de lacob, Ana Boldiç, Maria Dicoiu, Irimie Loghin,
, Vasile Bouar, l'etre Brad, Nicolae Brad, Tcodor
Cipariu et sa femme Ana, la veuve de Nie. Bàrbat, Pavel Lupcanu, Valer Borcea, Vasile Salea, Ion Càmpeanu, fils de Augustin, ïraian Lunceanu, G. Ciuguldeanu, AL Poça, Maire, Domild Aldea et encore dix autres. Le nombre des hommes dans ce village est de 200 (deux cents). Or, l’enquête officielle a prétendu que les soldais auraient été en légitime défense, les quelques hommes cités ayant attaqué le bataillon, armés de fusilsManlicher et de baïonnettes. Parmi les dix personnes grièvement blessées se trouvaient cinq femmes et parmi les quarante autres blessés, dix femmes. Aucun soldat n’a eu à subir même une égratignure.
Septembre 1907, à Christian (Brasov). Des jeunes gens se moquent
d’un hussard ; celui-ci appelle ses camarades de la caserne qui viennent armés et se précipitent sur les Roumains en blessant plusieurs habitants.
Ü Octobre 1907, à Pecica Româna. Un gendarme se dispute avec un jeune homme, tire l’épée et se précipite sur lui et sur ses compagnons. Arrivent les gendarmes armés de baïonnettes. La main gauche de Ion Siclovanu est coupée; Ion Trif a la tète fendue, un autre est grièvement blessé à la gorge. 11 y a dix autres blessés.
±1 Mai 1910, à Màrgidcni (Fâgâras). Le forestier fiscal Brdosi et cinq gendarmes, à l’entrée du village, où une porte triomphale avait été élevée pour recevoir le candidat hongrois au siège de député Warner Gyula, tuent les paysans Yaler Lin, Gheorghe Ylad (quatre balles), Gherasim G. Pandrea, Ion N. Suvailâ et Davis Liu (cos trois derniers ont. été visés à 250 pas), parce que avec d’autres gens du village, femmes et enfants, ils voulaient passer sous la porte et regarder de loin le cortège de Warner. Les cinq sont morts.
7 Décembre 1910, à Galati (Fâgâras). Les paysans ne veulent pas élire maire une créature du préteur Bistrai; ils portent leur candidat sur leurs épaules et demandent que cette élection soit confirmée. Bistrai allègue la révolte et ordonne aux gendarmes de tirer. Il y a trois morts et neuf blessés grièvement, dont quelques-uns ont été guéris à l’hôpital Brancovan de Bucarest.
1911, à Drama. Les gendarmes battent puis percent de la baïonnette le notable paysan Grora.
1911, à Chioroc. Ils frappent à mort le prêtre Romul Yasianu nationaliste.
1911, à Fagot (Banal), ils transpercent T rai an Murarescu, à Bomos,
1911, à Bomos (Orâstie). Ils tirent sur Mihai Iludita.
1912 ou 1913, à Telna (Alba Iulia), les gendarmes tirent et blessent grièvement plusieurs personnes accusées de démonstrations contre l’unité de F Fiat, parce qu’elles ne voulaient pas enlever leurs ceintures tricolores.
Amendes et condamnations pour agitations et port des couleurs roumaines.
20 Mai 1901. Andrei Baltes, rédacteur responsable du journal « Tribuna » (Sibiu), est condamné par le tribunal de Cluj à 15 mois de prison et 1.100 couronnes d’amende.
10 Septembre 1901. Andrei Balte? est condamné à 24 mois de prison et 1.000 couronnes d’amende.
23 Septembre 1901. Andrei Baltes est condamné à 18 mois de prison et 4.200 couronnes d’amende pour avoir publié des articles à la défense de la mémoire de Iancu.
26 Septembre 1901. Procès intenté aux étudiants I. Scurtu et G. Novacovici pour agitation à la tombe de Iancu. Scurtu se trouvant à T étranger, Novacovici est condamné à 10 jours de prison et 10 couronnes d’amende. La curie élève la peine à deux mois de prison.
Eté 1902. A Balint, poursuite du drapeau roumain. Les gendarmes arrêtent les cavaliers qui étaient allés à la rencontre de l’archiprêtre. Le drapeau est recherché jusque dans l’autel de l’église.
10 Mai 1902. Andrei Balte? condamné à 24 mois.
28 Mai 1912. Le ministre Vladisios ordonne une enquête contre les professeurs de Blaj, parce que à une fête quelques élèves du lycée avaient osé chanter le « Dcsteaptâ-te Romane ». Trois élèves de la 8* classe sont mis sous jugement pour agitation : ils avaient porté à la boutonnière de petits drapeaux aux couleurs roumaines.
25 Janvier 1903. Le jury de Tàrgul-Mure?ului condamne à 2 mois de prison les notables saxons : Lutz Korodi, Crendi et Lien, pour articles publiés dans la « Kronstadter- Zeitung » en faveur des Roumains.
13 Mars 1903. G. Molian, rédacteur responsable de la « Tribuna »
(Sibiu), est condamné à un mois et 300 couronnes.
19 Mars 1903. G. Mohan est condamné à 8 mois et, J .000 couronnes.
9 Avril 1903. « La Tribuna » établit son bilan : de 1893 jusqu à ce jour, soit en dix ans, elle a payé, en amendes et frais, 30.918 couronnes et a encouru des condamnations à 207 mois (dix-sept ans) de prison.
2 Mai 1903. Sont condamnées la« Tribuna » de Sibiu et la« Libertatea » de O rallie. ^ . ,
16 Mars 1904. V. B. Moldovanu est arrêté, escorté à Gluj puis a Segedin, pour purger la peine de 4 mois de prison, qui lui avait été infligée à la suite d’un article dans la « Foaia Poporului » de Sibiu.
31 Février 1905. Le tribunal de Gluj condamne à un an de prison et 1.000 couronnes amende le rédacteur de la« Libertatea », I. Ioanovici.
5 Décembre 1905. Les journaux hongrois publient des nouvelles sensationnelles sur une prétendue révolte des Roumains. Les villages roumains sont remplis de gendarmes et de hussards. Les coups sévissent. Le « IDrapelul » de Lugoj est condamné à 2 ans et 1.000 couronnes; le « PoporulRoman » de Budapest à 500 couronnes; le « Foaia Poporului » à 370 couronnes.
2 Novembre 1906. Treize paysans de Migherat (Arad) sont mis sous
jugement pour avoir chanté le « Deçteapta-te române ».
14 Novembre 1906. D. Donga, du journal « Unirca » (Blaj) est condamné à 8 mois et 1.200 couronnes; M. Gaspar, du « Drapelul » (Lugog), à 10 jours.
14 Décembre 1906. Les poursuites commencent contre les professeurs de Beius, pour avoir pris part aux fêtes de 1 Exposition de Bucarest.
25 Janvier 1907. Le tribunal de Gluj condamne V. G. Moldovanu à 18 mois pour agitation.
12 Juin 1907. La dame AnaVlâd est condamnée à un mois et 200 couformes.
12 Juin 1907. Voicu Nitzescu est condamné à deux mois pour un
article dans la « Tribuna » de Arad.
3 Octobre 1907. Vasile Macre, rédacteur à la « Lupta », est condamne
à 8 mois et 800 couronnes.
13 Octobre 1907. Le tribunal de Oradia-Mare condamne les paysans :
Moïse Co§ à 2 ans, Georges Gos à 8 mois et Ion Bordea à 3 mois de prison, pour résistance aux autorités lors de l’élection de Tinca, où les gendarmes tuèrent (G Marea?. G. Co§ a prouvé avec 36 témoins qu’il ne s'était même pas trouvé dans le village.
r 'j lg Novembre 1907. Quatre paysans de -Nicalaea sont condamnés pour avoir chanté la « Hora toi ri i » et le « Deçteaptâte llomâne ».
7 /ao Novembre 1907. I. N. lova, rédacteur à la « Tribuna », est condamne à 6 ans et 500 couronnes.
I0 / S3 Novembre 1907. Le Dr. I. Lupag, professeur, est condamné à “2 mois et 200 couronnes pour un article écrit dans la « Tara Noastrâ » (Sibiu).
M Novembre 1907. Le Dr. Dem. Lascu est condamné à 6 mois et 500 couronnes pour un article de la « Tribuna ».
lie Décembre 190 /. \ . Macro île la « Lupta » est condamné à 6 mois et 1.200 couronnes.
29 Juin 1907. A Petrumani, les gendarmes déchirent les robes des demoiselles Sofia Cercel, Octavia Micu et Viorica Gora * parce qu elles portaient les couleurs roumaines. Elles furent en outre punies d’un jour de prison et 5 couronnes amende.
20 Août 1907. L arcbîprêtre lernea du cercle de Satmar est condamné à 100 couronnes pour avoir encouragé le peuple à être fidèle à la langue roumaine.
24 Mars 1908, Le ministre Apponyi ordonne une enquête contre les professeurs roumains de Caransebeç accusés d’agitation.
-O Juin 1908. Les autorités de Oradia Mare ouvrent une enquête con tre cinquante-quatre instituteurs roumains accusés « d’esprit antipatriotique dans l’école ».
12 Novembre 1908. V. Macre de la « Lupta » est condamné pour agitation à 28 mois et 5.200 couronnes,
17 Septembre 1908. 1. Spuderea, rédacteur delà « Gazeta Transilvaniei », est condamné à 300 couronnes et 3 mois de prison pour avoir reproduit une lettre de Bjôrnson.
24 Septembre 1908. S. Moldovanu de la « Foaia Poporulni » est condamné à 4 mois et 400 couronnes.
20 Octobre 1908. i\ . Jugânaru du « Drapelul » est condamné à 3 mois
et 400 couronnes pour avoir publié un extrait de la lettre de Bjôrnson.
1908. G. Stoica de la « Lupta » est condamné à 18 mois; le Dr. D. Lascu, pour un article de la « Tribuna », à 0 mois; S. Moldovanu de la « Foaia Poporului », à 4 mois; N. Juganaru du « Drapelul », à 4 mois : X. A. Tulea, instituteur, à 6 mois pour agitation, et Cornel Popovici, instituteur, à 4 mois.
8 Février 1909 Victor Braniçtedela « Gazeta Transilvaniei », est condamné à 3 mois et 240 couronnes, puis à 6 autres mois. 8 Février 1909. Casiu Maniu à un an et 1.000 couronnes pour un article dans la « Gazeta Transilvaniei ».
11 Mars 1909. Le juge d’inslructionentendles sieurs ParleniuCosma,
Hossu Longin, G. Pop de Baseçli, Casiu Maniu, C(iin> Brediceanu, dans le procès qui leur est intenté à cause d’un numéro jubilaire de la « Gazeta Transil-
17 Mars 1909.
vaniei ».
La curie confirme la condamnation de S. Moldovanu à 4 mois et. 400 couronnes pour agitation.
Mai 1909. N. Juganaru du « Drapelul » est condamne à 4 mois et 400 couronnes, et C. Savu de la « Tribuna » à (i mois et 400 couronnes.
6 Mai 1909. Victor Braniçte de la « Gazeta Transilvaniei » est condamné par le jury de Târgul Mureçului à 6 mois et 1.000 couronnes pour agitation.
Septembre 1910. Ana Strajan, et Ana Càmpeanu, sont arrêtées à Blai et mises sous jugement pour avoir porte des
ceintures tricolores.
1910, Lucasi est condamné à un mois de prison pour agitation pendant les élections.
8 Février 1911. Oet. Goga à 8 mois pour ses poésies parues dans la
« Tara Noastrâ ».
1911. Le prêtre Aurel Popovici de Ticvanul Mic (Banal) à un mois et 200 couronnes pour agitation. Le paysan Gruia Buna de Ticvanul Mic à 2 mois et 600 couronnes pour avoir invectivé ceux qui ont voté pour le renégat Seghcrcea.
12 Mai, à Hodak (Mureç, Turda). Quatre paysannes sont condamnées à 4 jours de prison et 10 couronnes chacune, parce qu’elles portaient des ceintures tricolores. A
Ooia-Sibiului les gendarmés enlèvent la ceinture tricolore de la filette Paraschiva I. Balte?, qui venait des champs avec sa mère. Elle est livrée à la police qui l a punie d’un jour de prison et de 5 couronnes amende.
à Lugoj, Achim Cioca est arrêté pour port de ceinture tricolore.
à Savâghela (Turda Anes), le jour du mardié, les gendarmes livrent aux juges tous les porteurs de ceintures tricolores.
De même à Tisa (Arad), au moment oii les habitants allaient à la rencontre de l’évêque 1.1. Pop d’Arad.
Est traité de la même manière le paysan Toader Ureche de Marcovetz.
à Moneaia, pendant une noce, les vêtements d’une demoiselle sont déchirés parce qu’elle portait le tricolore.
à ÏS'âsâud, le 31 janvier, les gendarmes frappent les gens réunis aune noce et leur déchirent les drapeaux parce qu’ils étaient laits de voiles rouges, jaunes ou bleus. Tout le monde est condamné pour agitation.
à Rucium. Ion Iancu, directeur de banque, est mis sous jugement et puni de 200 couronnes pour avoir un jour orné les chevaux de sa voiture des rubans rouges, jaunes et bleus.
à Hânârade, la femme du prêtre Handrea, est punie de prison et d’amende pour avoir offert au Dr. luliu Maniu un bouquet de fleurs attaché par un ruban tricolore.
à Aiud, un jour de marché, les gendarmes armés se précipitent sur les paysans et paysannes rassemblés, leur arrachent les couleurs roumaines et leur déchirent les vêtements. Dans la poursuite à travers les rues plusieurs femmes sont presque dépouillées de leurs robes. Même scène au marché, à Lup§a.
à Câmpeni, du 10 au 14 mai, femmes et filles sont battues, leurs vêtements déchirés. Les couleurs roumaines sont recherchées jusque dans les coffres et les lits des Roumains. Sont envoyés en justice tous ceux
chez lesquels on en trouve. Il y a plusieurs blessés à la baïonnette. Les actes de sauvagerie des gendarmes ont été constatés meme par l'enquête du ministère de I Intérieur, qui a assuré le journal « Tribun a » que les coupables seront sévèrement punis.
Os violences et d'autres qui n'ont pas été consignées ici eurent lieu après que le ministre Hédervary eût donné un ordre confidentiel portant que les couleurs roumaines faisaient partie du costume national et n’étaient pas un emblème d'agitation.
Janvier 1912. Le Dr. Nie Serbari, élu député do Fâgâras, contre lequel treize procès étaient intentés, se trouvait condamné jusqu'à cette date, du chef de neuf de ses procès à 1000 couronnes amende et 2 mois de prison.
29 Janvier 1912. Seize élèves roumains sont éliminés du séminaire théologique d’Oradia-Mare pour avoir parlé entre eux le roumain.
à üiuei (près Mioara), les paysans Isidor Ilea, Ion Nan, Martin Pop a, 1, German. et And rouie Popasont condamnés à 15 jours de prison pour avoir chanté « Sus romane sus »,
à Dob (sur le Same§), le vieil arebiprêtre P. Ciurdariu 1 est condamné à 3 mois de prison pour agi talion contre « l'idée cTHiat magyare »,
à Ternisoara, le tribunal condamne G. Tintariu à un mois et D. Codreanu à 8 jours de prison pour « calomnies » envers les gendarmes assassins de Galati.
à Fâgâras, le Dr. M. Serhan est condamné à 3 mois et 9,000 couronnes pour agitation.
à Fâgâras, le Dr. M. Serhan est condamné derechef à 2 mois et 200 couronnes, et le Dr. T. Popescu et le prêtre Âlb. Serhan, Moïse Brunoiu, G. Vasu et 1. Publicea, à un mois et 100 couronnes chacun pour avoir chanté le « Dê§teaptâ-te Romane »,
Depuis 1912, les poursuites n'ont pas continué d'après le même système. Les mouvements autour de la question de l'évêché de lïajdudorog, les troubles dé Noftin et le procès de Satniâr ont causé une profonde amertume qui a servi de prétexte pour de nouvelles poursuites.
Il est difficile il établir à Bucarest la statistique de tous les actep île persécution dont la population roumaine a été l’objet de la part desaulorilés hongroises. Il ne serait jamais possible que don registre!" les cas cités dans les journaux, alors que île, nombreuses mesures vexatoires resteront à jamais dans l'oubli.
Les exemples cités ne forment qu'une minime partie des mesures arbitraires de la justice et de l’administration hongroises. On peut s'en faire une idée par la liste, incomplète encore, publiée par le journal « r l ribuna » le 3 août 1907 et qui ligure aux pages 24 et 25 île cette brochure.