Pantagruel, liv. II, chap. x
son nom 1 au vieux mot français feurre ou fouarre qui signifiait paille, et il lui avait été donné, dit Sauvai, « à cause de la paille... qui servoit pour y asseoir les é;oliers, tandis que les régens et les docteurs étaient assis dans des chaises et sur des sièges 2. » Ce n'était pas, en effet, un séjour attrayant que ce local de la rue du Fouarre. Une escabelle, deux chandelles et quelques bottes de paille jonchées sur la terre nue composaient tout le mobilier des salles basses, où^ dès cinq heures du matin, se pressaient les élèves. En l'absence d'horloge, les étudiants se réglaient sur la cloche des églises voisines; la messe de Saint- Julien, qui se célébrait à cinq heures, donnait le premier signal, puis venait, une heure après, la sonnerie de prime à Notre-Dame.
Cette affluence sur un même point d'une jeunesse enthousiaste, pleine d'ardeur pour la
1. Le poëme de Guillot (écrit vers i32o) la nomme rue de l'Ecole et le manuscrit de la bibliothèque Cottonienne (1400) rue des Escoules; mais tous les autres auteurs, depuis le XIIIe siècle jusqu'au XVIIe, écrivent vicus Straminis ou Straminum, rue du Feurre, rue du Fouerre ou du Fouarre. Voy. A. -F., Etude historique sur le plan de Paris de 1540, dit Plan de Tapisserie, p. 106.