‹ Les ruines de Palmyre, autrement dite Tedmor au désertChapitre 19 sur 38 · X. Ruines d'une fortification turque · texte numérisé non relu

X. Ruines d'une fortification turque

Y. Sépulcre. Voyez les planches LUI et LIV. Z. Château turc sur la montagne.

a. Sépulcres hors des murs de la ville. Voyez les planches LV, LVI et

Après avoir considéré en gros ces ruines, que nous trouvâmes surpasser plutôt notre attente, bien loin de n'y pas répondre , on nous conduisit à une hutte des Arabes. Il y en a environ une trentaine dans la cour du grand temple. La magnificence de cet édifice et la pauvreté de notre habitation faisaient un contraste tout-à-fait étonnant. Les habitants sont bien faits, tant hommes que femmes; et celles-ci, quoique très-hâlées, ont de beaux trails. Elles étaient voilées ; mais elles ne font pas tant scrupule de montrer leur visage que les femmes d'Orient en général. Elles se teignent le bout des doigts de rouge, les lèvres de bleu, les sourcils et les cils de noir; et elles portent aux oreilles et au nez de fort grosses bagues d'or ou de cuivre. Elles paraissaient être en bonne santé, et elles nous dirent que les maladies étaient rares dans le pays.

Nous en conclûmes que l'air de Palmyre mérite le caractère qu'en donne Longin dans son épître à Porphyre. Il y pleut rarement, si ce n'est dans le temps des équinoxes. Le ciel fut tout-à-fait serein durant tout le temps que nous y demeurâmes , exeepté un après-midi qu'il y eut une petite ondée, précédée d'un tourbillon, qui enleva une si grande quantité de sable

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