‹ Les ruines de Pompéi (volume 5)Chapitre 23 sur 35 · PORTIQUE -POECILE · texte numérisé non relu

PORTIQUE -POECILE

A côté des chambres voûtées dont nous venons de parler, se trouve un long espace renfermé sur trois faces par un mur ; et sur la quatrième , par une suite de piliers faisant face au portique du forum : c'est l'édifice désigné par la lettre I, et généralement connu sous le nom de grenier public. Le voisinage des mesures publiques a pu seul motiver une dénomination aussi invraisemblable. Cette partie du forum n'était pas encore découverte lors de notre séjour à Pompéi, nous ne pouvons donc que nous en rapporter à ce qu'en disent ceux qui en ont parlé.

M. Bonnucci est d'avis que dans cette enceinte on vendait de la toile et du drap; il fonde cette opinion sur le nombre infini de trous pratiqués dans les murs, destinés, selon ce savant, à suspendre ces marchandises. Nous avouons que nous préférons de tous points l'idée d'un autre architecte, M. Callet, qui croit voir dans ces ruines, le portique, le pœcile de Pompéi. Les longs murs lisses étaient effectivement propres à recevoir les peintures dont on avait coutume d'orner

10 Voici ce que disent, sur l'invraisemblance de celle alluvion, le, a„,eur! du uxtt d„ Musée Borbonico, page ,o f livraison •

. La ville fut couverte, par rérnplion, Je cendres volcaniques et de lapilli on pelites pierres ponces. Là où des cendres se trouvent in

. «des , elles son. rangées de la manière suivante : la première couche, sur le soi antique, se compose d'un pied environ ,1e cendre „es-

.. noire e, bue; une deuxième couche de 9 à ,0 pouces de lapilli, une troisième couche de 3 A 4 pouces de cendres ; une quatrième couche

. de S à 4 pouces de lapilli; une cinquième couche de |8 polices à a pieds de cendres - une sixième couche de 6 pouces en d - 1 II

,. une septième e, dernière couche de « à' 5 pieds de cendres, et enfin 5 à 6 pieds de terre végéta,, qui couvre le sol. Le ,„„,

- masse de a„ a » p.eds sans trace de végétation e„,re l une e. l'antre couche. . De là. on induit que cette masse n'a pu être amenée par

des torrenls inij.L-tiieux, 111,11s on i'lle est le résiliait ,ie l.i niiii,' vok uiitiue oui dnn* le* irr..nt; i l t 11 1 ■ , ,

r 1 P""E volcanique qui , dans les irruptions , précède le débordement de la lave. Ces

din-érenles couches sont en partie bouleversées et mélangées là où , après la catastrophe , les malheureux habitants entreprirent eux-mêmes

dos fouilles.

5g EXPLICATION DES PLANCHES.

* ,- e, Pompéi cette ville si riche , si brillante, ne pouvait certainement pas se passer d'un Z c7C °72Z« don, presque toutes les villes grecques se glorifiaient.

S r -ver des ardeursl soleil, les anciens avaient l'habitude, comme nous le voyons Poui se pieservu r(,rtajne hauteur, l'entre-colonnement de

na„s beaucoup de tableaux ant.ques, de a été nouvellement atteste par

ces portiques par des drapenes ou ;,nneaux et les tringles en fer

les fouilles faites à Herculanum, en ,8,8. On y a découve.

attachées au, colonnes, et M. —^^'^ ^ •»

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se «Ta e t leS juges, afin de faciliter la propagation de la voi, C'est a.ns, que nous voyons ir^lemen, en Italie une grande toile tendue au-dessus des pré .cateurs qu. , pendant le carême, y prêchent en plein air dans la campagne et sur les places pubhques.

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