INTRODUCTION
Nous avons publié en 1897 un volume sur /ev Ruines de Timfjad. L'élat actuel des fouilles rend nécessaire la production d'une seconde étude dans laquelle nous accuserons quelques rectifications motivées par les nouvelles découvertes.
Nous avons déjà décrit l'arc de Trajan et trois portes de la ville; une partie (le tiers) de la grande voie triomphale ou Decumanus Mavimus; la moitié du Cai'do Maximus (partie Sud) ; les latrines pu])liques ; le Poruiu; le Théâtre; les Thermes Sud; le Capitole; le Marché et son annexe qu'une iuscri|)lion trouvée près de cette ruiue nous a appris avoir été la forum vestiaruan, c'est-à-dire, marché aux vêtements; quelques maisons; plusieurs basiliques chrétiennes; la forteresse Byzantine; enlin l'ancien Musée.
Dans le travail que nous présentons aujourd'hui à nos lecteurs, nous parlerons des découvertes de nouvelles portes et d'une enceinte de la cité ; de la fraction
2 LES NOUVELLES DECOUVERTES DE TIMfiAD
Nord du Carde Maximus; de deux autres parties du Decumanus; de la salle de réunion (scho/a); d'une basilique chrétienne et de son baptistère; du temple situé derrière le Théâtre; de cinq établissements de Thermes de différente importance; du temple du Génie; du château d'eau (lacus) ; de deux grandes maisons et de maisons diverses; de la restauration du Capitole et de Tare de Trajan ; enfin, de rétablissement d'un nouveau Musée.
Par cette simple énumération on voit que nos efforts, dans ces cinq dernières années (1898 à 1903), ont donné des résultats dont nous avons le droit et môme le devoir d'être fier, car les ruines de l'antique cité de Trajan, de Timgad, la perle de l'Aurès, jouissent désormais auprès des savants et des touristes d'une popularité aussi légitime qu'incontestée. Le nombre de ses visiteurs annuels va toujours en augmentant : il était en 1899 de 1500 personnes; en 1900 de 1630; en 1901 de 1890; en 1902, de
Toutefois, malgré les succès éclatants de nos opérations de déblais et des trouvailles de plus en plus fréquentes effectuées à chaque campagne, peut-être môme à cause de ces succès, Timgad a ses détracteurs et ses jaloux.
Faute de meilleur argument, on va jusqu'à prétendre que la fille de l'empereur Trajan a révélé tous ses secrets, et qu'il n'y a plus à découvrir désormais que des maisons; sans appuyer bien entendu, et pour cause, cette déclaration d'une preuve quelconque. Tout, au contraire, milite en faveur d'une opinion opposée ; quand ce ne serait que les restes visibles, sans parler de ceux enfouis, sortant de terre cl dont les fragments appartiennent, à n'en pas douter, à des constructions difierant des édifices particuliers. D'ailleurs, de môme que nombre d'édifices pubHcs du plus haut intérêt ont été mis au jour à Timgad sans qu'aucun indice put en faire soupçonner