Il en est fie mcuie de quelques-unes des maisons
1. Surtout à l'Ouest, comme il arrive pour toutes les villes qui s'agrandissent.
cette limite relativement nouvelle est la môme que lancienne.
La preuve que la cité de ïrajan était entourée d'une muraille, c'est que les entrées qui donnaient accès à la ville, entrées dont les traces de fermetures existent encore, sont de l'époque de la fondation de Thamugadi : tels sont la porte principale Nord avec ses corps de garde, et ses poternes adjacentes ménagées dans un mur de 1 m. Oo d'épaisseur; la porte de l'Est, en dehors de laquelle le dallage en calcaire bleu du DecLimanus fait brusquement place à un dallage en grès ; l'arc de ïrajan dans l'intérieur duquel on voit les trous qui servaient à la manœuvre d'une herse [cataractd], ainsi que les entailles dans le sol des montants de cet appareil '.
Les faces latérales de l'arc triomphal, bien qu'elles n'aient pas été harpées pour recevoir un mur accolé à elles, ont les chapiteaux et bases des pilastres, ainsi que le soubassement, coupés net à l'emplacement où le mur devait s'appliquer \ Ensuite, les établissements commerciaux de la voie du Capitolc. les maisons de Sertius et de l'Hermaphrodite (voir pages 81 et 90) sont traversées par un mur, large de 1 m. 10, qui (sauf en deux ou trois endroits, remaniés ultérieurement) ne contrarie nullement leurs dispositions. Il est donc certain que ce mur existait avant ces constructions; que ces dernières ont été établies en prenant pour bases de leurs distributions intérieures la dite muraille, et il est inadmissible que CCS bâtiments aient été conçus en prévision de la possibilité de l'édification d'une enceinte ultérieure.
D'ailleurs, l'ensemble des rues s'arrête à un boulevard de ceinture distant du l'cmpart de o à 10 mètres, suivant les cas. Les rues parallèlcsauDecumanus^Maximus, ycompris celui-ci, sont au nombi'c de onze ; celles perpendiculaires à la Grande
1. La raison de rétablisseiiieiit d'uno hersr pour fcriucr Tare de triomphf pst que des vantaux de porte en métal ou en bois ne pouvaient se développer, à cause de la pente du dallage assez t'urti' à ret endroit. La porte ilJte d'Herculanum à Pornpéi, a aussi eonservi'' les traees d'une herse.
±. L'espaee entn' les uioului'es coupées net est de I m. '^'■<: l'épaisseur du mur primitif n'était que de 1 ni. Oîi ou de I m. 10, mais au droit de l'arc de Trajan il pouvait y avoir une épaisseur plus forte.
l'enceinte i 1
voie (les cardos, par conséquent, comme celles parallèles sont des Decumanus) sont en nombre égal. La ville formait donc un carré parfait; chaque côté mesurait 350 mètres. Or, c'est précisément sur la ligne de ce rempart primitif que nos fouilles dernières nous ont fait découvrir un mur de basse époque, construit en certains endroits sur les anciennes fondations; dans d'autres, sur de la terre, les substructions premières ayant disparu.
Il ne peut y avoir de doute; Fenceinte primitive date de Trajan, de Fan 100 de notre ère, comme Farc de triomphe et les portes Nord (de Cirta) et Est (de Mascula). La limite de la ville agrandie au moment de sa grande prospérité est évidemment contemporaine de la porte de l'Ouest dédiée à Marc- Aurèle en 170; enfin, nous avons donné plus haut l'indication relative à l'époque probable de la réédification de Fenceinte restreinte sur les bases de la première ceinture.
Nous pouvons, en conséquence, désigner désormais, sous le nom de Cité deThamiicjadi, ou de Citi- de Trajan, ou simplement de Cité la ville primitive; sous celui A' enceinte de Trajan la limite première de la Cité ; sous celui d'enceinte de Marc-Aurèie, le périmètre, encore à peu près inconnu, de la ville agrandie à la fin du n'' siècle de notre ère.
LES NOUVELLES PORTES '
Elles sont au nombre de quatre : la porte secondaire Nord ; la poterne Nord-Est; la porte de Mascula; la porte Sud de Fenceinte de basse époque.
PORTE SECONDAIRE .NORD (I^iy. 1).
Cette entrée, dont il ne reste que les moulures inférieures et une assise du soubassement, se composait d'une arcade
1. Les Portes, anciennement découvertes et décrites dans les Patines de Timgad, page 109, sont la porte Nord principale, et la porte Ouest, sans compter Parc de Trajan.
unique ' accompagnée de deux piles ornées chacune de deux pilastres sur la face Nord (celle regardant la campagne) et dune 1/2 colonne sur la face Sud.
Par la simple inspection du plan de cette porte (Fig. 1), on voit quelle l'ut ajoutée après coup, sans (|ue sa disposition
l'isf. I. — l'oile sccoiiilairc Xoi't
s'arrangcàl avec c(dlo de la voie au travers de laquelle elle a été plantée. Nous avons retrouvé, outre Tinscrlption citée ci-dessus, des parties importantes de la corniche et des claveaux de l'arc. Le dallaae a conservé les traces des roues des chars qui pénétraient dans la ville par cette porte: (h^s entailles dans la moulure inférieure du socle et des sillons creusés dans les salles témoiunent de lexislence ancienne