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POLITIQUE DU GOUVERNEMENT LOCAL

Quelle était la politique de ce gouvernement que M. Letellier a si brutalement chassé du pouvoir ? Cette politique est bien connue. Elle peut se résumer en peu de mots: travailler à l’avancemen: moral et matériel de la province de Québec. Telle est la pensée qui a inspiré les trois gouvernements conservateurs de MM. Chauveau, Ouimet et de Boucherville, de 1867 à 1878. Avant la Confédération, nous étions obligés de résister à l'esprit envahisseur de M. G. Brown et des grits ; nous étions trop occupés de nous défendre, trop absorbés par la lutte pour l'existence, pour songer, autant que cela était nécessaire, aux progrès matériels du pays.

La Confédération nous débarrassa de ces soucis absorbants et nous fûmes hbres. dans notre autonomie, de tourner nos regards vers les ressources de notre province. Possédant un immense territoire, dont une partie était fermée là tout développement faute de communications ; un sol d’une grande fertihté et d'immenses terres incultes, il nous fallait, pour atteindre le but désiré, couvrir le pays d’un réseau de chemins de fer pour rapprocher les extrémités des centres commerciaux, pousser nos jeunes gens à ouvrir des établissements nouveaux et attirer parmi nous nos compatriotes émigrés aux Etats- Unis, enfin encourager l’agriculture.

Les conservateurs n’ont pas failli à cette grande tâche. En moins de dix ans, le parti conservateur a soutenu une vingtaine d'entreprises de chemin de fer qui sont à la veille transformer le pays et de créer une fortune publique iminense. Nous aurons dépensé pour les chemins de f une quinzaine de millions, lesquels représenteront, une fois RTS une valeur de plus de 30 millions.

Rappelons ici pour mémoire les noms de ces chemins et leur longueur.

En première ligne, nous avons

10. Le chemin de fer national de Qnébec, Montréal, Ottawa et Occidental, 321 milles ;

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