CONCLUSIONS
19 Les ruptures de cicatrice de césarienne basse sont proportionnellement beaucoup moins fréquentes que les ruptures de césarienne haute, 1 %, au lieu de 4 °,.
29 Au point de vue anatomique, il existe deux grandes variétés de rupture de cicatrice de césarienne basse :
a) Les ruptures segmentaires qui sont des ruptures couvertes, rétro-vésicales et sous-péritonéales.
b) Les ruptures seomento-corporales qui sont des ruptures intra-péritonéales. (Ces dernières sont généralement consécutives à des césariennes qui étaient en réalité segmentocorporéales).
30 Au point de vue histologique, les cicatrices de césarienne basse sont essentiellement conjonctives, mais il semble que leur muscularisation soit plus fréquente et plus développée que dans les cicatrices de césarienne haute.
49 La symptomatologie des ruptures de cicatrice de césarienne basse dépend essentiellement de leur variété anatomique.
a) Les ruptures segmento-corporéales ont un début brutal, une symptomatologie nette et bruyante, rappelant celle des ruptures corporéales.
b) Les ruptures segmentaires ont, au contrairé, un début insidieux, elles ne se caractérisent que par des signes diserets et purement locaux.
50 Les facteurs prédisposant aux ruptures sont, par ordre de fréquence et d'importance,
a) L’infection de la cicatrice.
b) Une hystérotomie non strictement segmentaire,
c) Une suture imparfaite de l’hystérotomie.
Toutes causes qui, en réalité, proviennent le plus souvent d’une technique défectueuse de la césarienne primitive.
60 Le traitement prophylactique de ces ruptures est donc capital. [Il comporte les points suivants :
a) Au cours de la césarienne initiale, il convient de pratiquer une hystérotomie strictement seomentaire et une suture minutieuse de cette hystérotomie.
b) Au début du travail, si tout accouchement spontané paraît d’emblée impossible, on pratiquera immédiatement une césarienne basse itérative avec excision de la cicatrice. Au contraire, si un accouchement spontané paraît possible, on s’efforcera de laisser la femme accoucher spontanément, mais en la surveillant minutieusement et en évitant toute manœuvre susceptible de modifier l’évolution physiologique du travail. Si l'accouchement naturel escompté ne se réalise pas rapidement, on interviendra chirurgicalement.
79 Le traitement curatif consistera soit en une opération mutilatrice : hystérectomie supra-vaginale, soit en une opération conservatrice, suture de la déchirure après excisionde ses bords.
3 Le pronostic maternel et fætal dépend essentiellement de la précocité de intervention, d’où la nécessité absolue d'exiger de toute femme ayant subi antérieurement une césarienne basse qu’elle vienne accoucher en milieu chirurgical.
Vu : Le Doyen, Vu : Le Président de Thèse, ROUSSY. Prof. COUVELAIRE.
Vu et permis d'imprimer :
Le Recteur de PAcadémie de Paris, S. CHARLETY