‹ Les RuthènesChapitre 1 sur 5 · Y. Helfert, ibüL, X, p · texte numérisé non relu

Y. Helfert, ibüL, X, p

6. Herm. Ignaz Bidermann, Die ungarischen Ruthenen, ihr Wohngebiet, ihi' Erwerb uncl ihre Geschichte, 2 vol. Innsbruck, 1862-8.

7. Les groupes slovaque et petit-russien prennent contact dans la région

IMMIGRATION RUTHÊNE 3"/9

enjambent la zone gréseuse de haut relief qui se dresse entre la plaine de Hongrie et ia Boukovine, arêtes parallèles où quelques sommets, saillant au-dessus du socle cristallin, culminent, comme le Pietriosu, jusqu’à 2.300 mètres; par endroits émergent des pâtés trachytiques, comme les monts de Vihorlat. Ce sont des montagnes aux halliers profonds, mais que dévêtent à la longue les troupeaux errants des Vainques et des Ruthènes.

Ceux-ci ont pénétré par les fissures dont la chaîne est percée. Mais depuis quand? La tradition veut qu’ils aient cheminé avec les Magyars en partance vers f Occident, et qu’ils les aient joints à KiewL Ils viennent en effet de Russie, comme l’indique leur nom. Mais s'ils avaient été les compagnons des premiers immigrants magyars, ces Russes n’auraient pas été des Slaves ; car, à cette date, ce vocable de Russe désignait encore, semble-t-il, des Scandinaves : la slavisation des Russes n’était pas encore en voie. Il est plus probable que les Russes, Ruthènes ou Russines, appelés en Hongrie Oroszok, s’intmduisirent par détachements successifs; qu’ils furent, comme mercenaires, postés d’abord à la frontière^ ; en 1340, sous le règne de Louis P'’, un prince lithuanien, Theodor Koriatowicz, chassé par une guerre civile, franchit les Carpathes avec une troupe de Ruthènes, et reçut Munkacs où il fonda un couvent qui fut jusqu’au milieu du xvii® siècle un foyer du culte grec orthodoxe.

Les Ruthènes continuèrent longtemps à vaguer, ne renonçant pas volontiers à l’existence nomade; au xviii® siècle encore, quelques bandes vivent sous la tente; cependant ils se vouent à l’agriculture dès qu’ils peuvent se substituer aux Réformés allemands, foi’cés d’émigrer, ou se mêlent à eux en les convertissant à leur foi et à

d’Ungvar; il se produit une pénétration linguistique. Olaf Broch, Studie/i von der slovakisch - kleinr assise hen Sprachgreiize im ôstlichen Ungarn (Skrifter udgivne af Videnskabsselskabet i Christiania Hist. fdosofisk Klasse, 1897, n° o, ,76 pages, caxte en couleur hors te.'cte). Broch signale des Ougr crusses.

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