‹ Les sacerdoces athéniensChapitre 14 sur 72 · I. ’Ayaôv) Tuy · texte numérisé non relu

I. ’Ayaôv) Tuy

Un fragment des lois de l’orateur Lycurgue, relatives à l’administration des choses sacrées , mentionne les épistates du sanctuaire de la Bonne Fortune [G. I.A., II, 162 , ligne 20). D’après un fragment de comptes qui se rattache à la même administration , ces épistates sont chargés de vendre les peaux des victimes offertes à la déesse (Bœckh, Staatshaushallung , Beilagen VIII, t. II, p. 119 et 136).

2!. '(Ay'Xaupoç OU ’Aypau'Xûç.

Elle avait son sanctuaire dans une grotte , qui s’ouvrait sur la face septentrionale du rocher de l’Acropole (Pausanias, I, 18, 2; Bursian , Géographie von Grieclienland , t. I, p. 294). C’est par là que les Perses pénétrèrent dans la citadelle (Hérodote, VIII, 53). Les éphèbes se réunissaient dans l’AgrauIeion pour prêter serment et recevoir leurs armes (Démostbène, sur la fausse ambassade, 303). Comme les décrets éphébiques disent que cette cérémonie avait lieu dans le Prytanée {C. 1. A.,

II, 470, ligne 5) , il est probable que l’Agrauleion se trouvait enclavé dans l’enceinte générale du Prytanée (voir Aiiuo; xaî Xdprreç).

Une inscription honorifique, trouvée à l’Acropole, fait connaître une prêtresse d’Aglauros, «beiôo'rrpâTr] ’EtsoxXéou; AlôaXîSov SuyctTVjp (Le Bas, Inscriptions de l’Attique , 61 ).

Les légendes attiques rapportaient qu’Aglauros était une des filles de

Cécrops. Son culte se rattachait donc aux plus anciennes traditions du Ysvoc des Cécropides : par suite il est très probable que le sacerdoce d’Aglauros était un sacerdoce patrimonial et se transmettait, comme le sacerdoce d’Athèna Polias et de Poséidon, dans la famille des Etéoboutades.

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