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Le centre de son culte était sur l’Acropole, dans l’Erechtheion. Son trésor, dont les comptes nous ont été en partie conservés , était administré par les trésoriers de la déesse et déposé dans le Parthénon , qui était , non pas un temple destiné aux cérémonies sacrées, mais un abri pour la statue chryséléphantine et toutes les richesses consacrées à Athéna Polias (Michaelis, Der Parthénon, p. 27 et suiv.).
Le sacerdoce d’ Athéna Polias était patrimonial et se transmettait dans le y évoç des Etéoboutades. Strabon cite une prescription bizarre , à laquelle il était soumis : la prêtresse devait rigoureusement s’abstenir de fromage frais et de fromage fait en Attique ; seul, le fromage étranger lui était permis (Strabon, IX, 1, 11).
On connaît quelques-unes des prêtresses antérieures à l’empire ; (voir Bulletin de correspondance hellénique , III, p. 484 et suivantes) :
Au<ri|j.âxïi (Pausanias, I, 27, 4 ; Plutarque, De la fausse honte , 13 ; Pline, Hist. natur., XXXIV, 19, 26). Elle resta en charge soixante quatre ans et vécut dans la seconde moitié du cinquième siècle.
Au quatrième siècle, la fille d’un certain Auffiurpato; BaTîjOev ( Arch . Anzeig. , 1850 , p. 175). Les fils de Praxitèle firent sa statue.
Au troisième siècle :
La petite fille du même Lysistratos de Batè’, fille de üoXikvmo; Ba-rïjOev [G. I. A., II, 874). Elle s’appelait probablement AutnarpàTï].
©eoôÔT-o IIoXusuxtov ’ApupirpoTriiOsv (Hirschfeld , Tituli statuariorum, 53b). IIevT£Tï)piç ['IeJpoxXéou; <ï>Xuéwç (Hirschfeld, Tituli statuariorum, 52; Bull, de corr. hellén., III, p. 485).
'AëpvXXlç Muuwvo; Kï]<pi<jtéa><; (Le Bas, Attique, 361).
Au second siècle :
Une prêtresse dont le nom est inconnu. La statue quifutélevée en son honneur porte les noms des artistes Eucbeir et Euboulidès (G. I. G., 666, t. I, Addenda, p. 916). Kaibel (Epigrammala græca, 852) propose le nom de «biX-cépa.
Xpvatç Nixtîtou, connue par un décret des Delpbiens qui lui accordent la proxénie (G. I. A., II, 550).
Au premier siècle avant notre ère :
«InXwnr/] MvjSsÊovq qui fut d’abord canèphore dans une fête à Délos (Bull, de corr. hellén., III, p. 378), et qui devint plus tard prêtresse d'Athèna Polias ( Vie de Lycurgue, 30).
STpaxôxXsia (Le Bas, Attique, 20). On ne sait à quelle époque précise elle exerça la prêtrise.