‹ Les sacrements expliqués d'après la doctrine et les enseignement de l'Eglise catholiqueChapitre 186 sur 392 · PROPRETÉ ET BONNE TENUE · texte numérisé non relu

PROPRETÉ ET BONNE TENUE

Les dispositions du corps sont au nombre de deux: le jeûne et la bienséance.

'Lq jeûne eucharistique consiste à n'avoir absolument rien bu ni mangé depuis minuit précis. Il est tellement rigoureux que l'enfreindre, même en matière légère, est un péché grave.

Le jeûne, n'est pas rompu si ce que reçoit Testomac (i) ne ^v^I vient pas du dehors, comme, par exemple, la salive, le sang provenant des gencives ; (ii) n'est pas digestible, comme, par exemple, les métaux, les ongles, les cheveux, les fils de soie ou de laine ; (iii) n'est pas pris par manière d'aliment ou de boisson, comme si on avalait en respirant et par hasard une goutte de pluie, un moucheron, de la poussière. Priser et fumer, rigoureusement parlant, ne rompent pas le jeûne : nombre de personnes qui y sont habituées, s'en privent par respect avant d'aller communier. De même, le jeûne ne serait pas rompu si on avalait sans dessein un peu d'eau qui serait mêlée à la salive quand on se lave la bouche.

« Le jeûne à partir de minuit, dit le docteur Lingard,

- n'était pas d'obligation dans les premiers temps. Comme

f/j^^ notre Sauveur avait institué ce sacrement pendant la nuit

■fp^^ où il devait être livré^ les premiers disciples le célébraient

^ aussi dans la soirée. C'est sans doute ce qui donna lieu aux

abus contre lesquels saint Paul s'élève avec tant de sévérité. ^

Et c'est probablement pour les éviter que nous voyons les

chrétiens, avant la fin du premier siècle, se réunir le matin,

avant le lever du soleil, et rester à jeun pour recevoir

l'Eucharistie. L'ancienne coutume de communier le soir fut

cependant maintenue pendant quelque temps dans certains

pays ; mais elle disparut devant les défenses réitérées des

conciles. Saint Augustin nous apprend que la coutume de

communier à jeun était, de son temps, universelle dans

l'Eglise. » 2

1 I Cor. XI. 21-34.

2 « Catéchisme » du D"" Lingard.

Le jeûne n'est point de rigueur pour ceux qui communient en viatique, et on peut le faire plusieurs fois pendant la i même maladie.

(2) La bienséance regarde les vêtements et la tenue, qui doivent témoigner d'un profond respect pour la sainte Eucharistie. Dans les vêtements, rien de sordide ou de trop recherché, mais une mise simple et sévère. Dans la tenue, modestie et recueillement.

5. MANIERE DE S APPROCHER DE LA SAINTE TABLE ET DE RECEVOIR LA COMMUNION

On doit aller à la table sainte sans précipitation, les mains jointes, les yeux modestement baissés. On se met à genoux à la table de communion et on prend la nappe, en la disposant de manière qu'elle forme un plateau sur les mains et sous le menton.

Lorsque le prêtre présente la sainte hostie en disant : « Que le corps de Notre Seigneur Jésus-Christ garde votre âme pour la vie éternelle^ » on tient la tête droite, les yeux baissés, la bouche médiocrement ouverte, la langue assez avancée sur la lèvre inférieure, pour que la sainte hostie puisse y être facilement déposée.

Après avoir reçu la sainte hostie, il faut retirer doucement la langue, laisser la sainte hostie s'humecter un peu et l'avaler promptement avec respect. Si elle s'attachait au palais, on la détacherait doucement avec la langue, sans y porter les doigts.

On ne doit avoir aucune inquiétude, si on reçoit deux hosties ou un fragment d'hostie ; dans le premier cas. Notre

304 LES SACREMENTS EXPLiaUÉS

.Seigneur Jésus-Christ est reçu une seule fois, et dans le second, il est reçu tout entier.

Le jour de la communion doit se passer dans le recueillement et la piété, autant par reconnaissance pour la grâce insigne qu'on a reçue, que pour recueillir les fruits de ce divin sacrement.

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