‹ Les sacrements expliqués d'après la doctrine et les enseignement de l'Eglise catholiqueChapitre 282 sur 392 · EXPLICATION · texte numérisé non relu

EXPLICATION

L'indulgence plénière est celle qui remet toute la peine temporelle due aux péchés déjà pardonnes. De sorte qu'une personne qui gagnerait totalement une indulgence plénière serait comme un adulte qui vient d'être baptisé, — libre de tout péché, comme le suppose la condition nécessaire pour gagner cette indulgence, et affranchie de toute peine temporelle due au péché. Si une personne mourait immédiatement après avoir gagné une indulgence plénière, elle irait directement au ciel, sans passer par le purgatoire.

L'indulgence partielle est celle qui ne remet qu'une partie de la peine temporelle due au péché, par exemple, une indulgence de quarante ou de cent jours, de sept ans et sept quarantaines, etc.. Fr. Maurel explique ainsi l'indulgence partielle : c< En accordant ainsi une indulgence d'un nombre déterminé de jours, de semaines, ou d'années, le Saint-Siège n'entend pas une diminution égale des peines du purgatoire. Cette manière de parler est tirée des anciennes lois et des canons de l'Eglise... Une indulgence de cent jours ou d'un an, est la remise de la peine temporelle correspondant autrefois à une pénitence de cent jours ou d'un an. »

Les indulgences partielles les plus importantes que les vicaires du Christ accordent ordinairement, sont de sept, dix, quinze ou vingt ans, rarement plus. C'est donc avec raison que les auteurs les plus autorisés s'accordent avec Benoit XIV, pour signaler comme fausses et sans fondement les indulgences de i.ooo, 10.000 ou même loo.coo ans, qu'on voit indiquées dans certains pamphlets ou dans des feuilles

légères, qu'on cherche à répandre et qu'on vend aux personnes trop crédules. Il y a là souvent une cause de scandale pour plusieurs, et un vrai préjudice causé à la piété sincère. Dans une note, le même auteur explique que « pour les indulgences de plusieurs années, le Saint-Siège ajoute un nombre égal de quarantaines. Ces quarantaines ont rapport au jeûne du carême. Une indulgence de sept ans et sept quarantaines, par exemple, signifie la remise de la peine temporelle correspondant à sept années de pénitence canonique, et de plus aux austérités spéciales de sept carêmes. »

Des nombreuses indulgences plénières que l'Eglise accorde, celle du Jubilé et celle de l'heure de la mort sont les plus importantes.

Page 1