‹ Les sacrements expliqués d'après la doctrine et les enseignement de l'Eglise catholiqueChapitre 285 sur 392 · EXPLICATION · texte numérisé non relu

EXPLICATION

Voici quelles sont les conditions ordinaires pour gagner les indulgences :

(i) Il faut être en état de grâce, parce que la peine temporelle due au péché, pas plus que la peine éternelle, ne peut pas être remise, si le péché ne Ta pas été. De sorte qu'une personne en état de péché ne peut gagner aucune indulgence.

(2) Avoir l'intention, au moins virtuelle, de les gagner. Il suffit d'avoir l'intention le matin pour toutes les indulgences qu'on peut gagner dans la journée.

(3) Accomplir les œuvres prescrites, pour le lieu, pour le temps, pour la manière.

Pour l'indulgence plénière, les conditions spéciales ordinairement requises sont la confession^ la communion^ des prières vocales à V intention du pape, et la visite d'une église publique. Nous disons ordinairement, parce qu'il est plusieurs indulgences plénières pour lesquelles la confession et la communion ne sont point requises, par exemple, celles du chemin de croix, et celles de l'article de la mort, quand le malade ne peut se confesser et communier.

Les personnes qui se confessent tous les huit jours peuvent gagner toutes les indulgences occurrentes de la semaine, excepté l'indulgence du jubilé. Ce privilège a été étendu par des induits particuliers à la confession de toutes les deux semaines, dans les diocèses dont les évêques en ont fait la demande. C'est ce qui a lieu en beaucoup d'endroits où il y a pénurie de confesseurs. Pour cette même raison (ob inopiam confessarioriim). Pie VII, par un décret du 12 juin, 1822, permit aux fidèles de se confesser une fois dans les huit jours qui précèdent immédiatement une fête à laquelle est attachée une indulgence plénière, et, par cette confession, de gagner l'indulgence. Quand la confession est demandée pour gagner une indulgence, elle est de rigueur lors même qu'on n'aurait que des péchés véniels ou point de péché^ mais alors l'absolution n'est point nécessaire.

Communion. — Lorsque la communion est prescrite pour gagner une indulgence plénière, la règle est de la faire le jour même de la fête à laquelle Findulgence est attachée. Mais un décret ^ autorise à communier la veille ou vigile de la fête, et quand l'indulgence s'étend à l'octave, on peut la gagner quel jour que ce soit, suivant le sens du rescrit qui l'accorde.

« La communion pascale peut servir pour gagner une indulgence attachée au jour où on la fait, si elle n'est pas accordée sous forme de jubilé. »

« Une seule communion peut suffire pour toutes les indulgences qui se rencontrent le même jour, à gagner pour soi ou pour les âmes du purgatoire, bien que, comme c'est le cas habituellement, la communion soit prescrite pour chacune d'elles. » =

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