‹ Les sacrements expliqués d'après la doctrine et les enseignement de l'Eglise catholiqueChapitre 291 sur 392 · I. LE SUJET DE l'EXTRÊME-ONCTION · texte numérisé non relu

I. LE SUJET DE l'EXTRÊME-ONCTION

Les personnes malades, et dangereusement malades, qui sont ou qui ont été capables de pécher, peuvent seules recevoir le sacrement d'Extrême-Onction. C'est ce que prouvent et les paroles de saint Jacques et la définition de l'Eglise (Décréta unionis) qui dit qu'on ne doit donner ce sacrement qu'aux personnes en danger de mort. Le Concile de Trente l'a également défini. ^

Les petits enfants et ceux qui n'ont jamais eu l'usage de la raison ne sont point sujets de ce sacrement, puisqu'ils n'ont pas pu commettre de péchés actuels. Les enfants, s'ils ont atteint l'âge de raison et sont capables de pécher, peuvent et doivent être administrés, lors même qu'ils n'auraient pas fait leur première communion et ne se seraient jamais confessés.

Quand même le danger de mort n'est que douteux ou probable, on peut validement et licitement donner l'Extrême- Onction. Ce principe trouve son application dans toute maladie dangereuse, comme une fièvre, une maladie de langueur, bien qu'on puisse prévoir que le malade ait encore des mois, même un an à vivre.

On n'administre pas ce sacrement aux soldats qui vont se battre, aux personnes qui entreprennent un long et périlleux voyage, ni aux criminels qui sont sur le point d'être exécutés, parce qu'ils ne sont pas malades. Ceux qui auraient été blessés et dont l'état serait dangereux, doivent être administrés.

I CoNC. DE Tr.. sess. XIV., can. 3.

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