POUR LA RÉCEPTION LICITE DE L'EXTRÊME-ONCTION
Voici les conditions requises pour recevoir l'Extrême- Onction : 1. Pour la recevoir validement, il est nécessaire (i) d'être baptisé, parce que le Baptême est la porte de tous les sacrements ; (2) d'avoir atteint l'âge de raison, parce qu'il faut être capable d'avoir commis le péché, puisque ce sacrement a été institué pour effacer les restes du péché ; (3) d'être dangereusement malade au point qu'il y ait péril de mort. 2. Pour recevoir licitement et avec fruit l'Extrême- Onction, il faut : (i) être en état de grâce, parce qu'elle est im sacrement des vivants, (2) s'exciter à la contrition, à une grande confiance en Dieu, et à une parfaite soumission à sa volonté. ^
« Nous devons donc nous préparera l'Extrême-Onction par une bonne confession ; nous devons être pénétrés d'un
I Voy. M. Moulin, ch. Extrême-Onction^ passim.
véritable repentir de nos péchés et d'une grande résignation à la volonté de Dieu, lorsque nous recevons ce sacrement. »
« Il faut nous y préparer par une bonne confession, parce que la confession est de précepte lorsque nous sommes en danger de mort, et parce que TExtréme-Onction est un sacrement des vivants. »
« Si le malade est privé de l'usage de la parole, qu'il s'efforce de faire intérieurement un acte de contrition parfaite, parce que la prudence veut qu'à notre heure suprême nous fassions tout ce qui est en notre pouvoir pour assurer notre salut. »
Nous devons avoir un sincère repentir de nos péchés ; ce qui veut dire que nous devons avoir une vive douleur de tous nos péchés en général, gros et petits, connus et inconnus. Pendant qu'on nous donne ce sacrement, nous devons joindre nos plus ferventes prières à celles de l'Eglise.
« Être résigné à la volonté de Dieu » signifie que, pendant que nous recevons les derniers sacrements, il faut être disposé à accepter tout ce que Dieu veut et nous envoie, et lui faire de tout cœur le sacrifice de sa santé et de sa vie. Faisons aussi de fervents actes d'une foi vive^ semblables à ceux de^ malades qu'on présentait à Notre Seigneur pour qu'il les guérit ; d'espérance en la miséricorde de Dieu, et dans l'attente de la résurrection ; de charité, avec le désir ardent de voir Dieu.
Il est bon de suggérer fréquemment aux malades des actes de ces vertus, aussi bien que des actes de contrition, surtout quand leur tin approche. Ces divers actes peuvent se résumer ainsi :
« O mon Dieu ! je crois en vous, j'espère en vous, je vous -aime de tout mon cœur ; j'aime mon prochain comme