LE vinculum, ou lien conjugal, ne peut être dissous
POUR CAUSE d'adultère
Il est donc théologiquement certain, lors même que ce n'est pas un article de foi, que l'adultère n'est pas une raison qui puisse rompre un mariage.
C'est ce que prouve l'autorité du Concile de Trente, qui déclare que l'Eglise n'erre pas « lorsqu'elle enseigne,
1 S. Mat. XIX. 9.
2 CoNC. DE Tr., sess. XXIV., can. 7.
=)86 LES SACREMENTS EXPLiaUÉS
selon la doctrine évangélique et apostolique que le lien conjugal ne peut pas être rompu pour cause d'adultère. » Si l'Eglise n'erre pas sur ce point, la doctrine qu'elle enseigne conformément aux Evangiles et à l'apôtre saint Paul, est théologiqnemeiît certaine ; elle est proxiin a Jîdei ; elle est donc vraie et révélée : la doctrine contraire frise donc l'hérésie. Le Concile ne la définit pas, pour ne pas atteindre les Grecs, qui soutiennent une opinion contraire ; mais il définit, contre les protestants, que l'Eglise n'erre pas sur ce point. 11 définit aussi comme de foi, contre les protestants, que le mariage ne peut pas être dissous pour cause d'hérésie, de cohabitation pénible, ou d'absence prolongée. Le Concile de Trente * prononce anathème contre quiconque affirme le contraire.
I CoNC. DE Tr., sess. XXIV., can. 5.