‹ Les sacrements expliqués d'après la doctrine et les enseignement de l'Eglise catholiqueChapitre 364 sur 392 · ENGAGEMENT A SIGNER PAR LA PARTIE NON CATHOLIQUE · texte numérisé non relu

ENGAGEMENT A SIGNER PAR LA PARTIE NON CATHOLIQUE

« Je soussigné promets et m'engage solennellement à laisser à ma future épouse {ou : à mon futur époux) et à tous les enfants de l'un et l'autre sexe qui naîtront de notre mariage, liberté pleine et entière de remplir les devoirs de la religion catholique ; que je laisserai baptiser dans V Eglise catholique tous les enfants de l'un et l'autre sexe qui naîtrojît de notre mariage, et qu'ils seront soigneusement élevés dans la connaissance et la pratique de la religion catholique. »

(Signature).

La première condition est nécessaire, parce que les enfants qui ne sont pas élevés dans la foi catholique sont hors de la seule voie révélée du salut. La justice et la nécessité de la seconde condition sont évidentes. Pour ce qui concerne la troisième condition, l'Eglise enseigne : (i) Q.ue, lorsque l'état ne reconnaît comme, valide aucun mariage qui n'a pas été célébré en présence d'un ministre protestant, et que, dès lors, le ministre protestant peut être considéré comme fonctionnaire civil^ les catholiques peuvent licitement remplir devant lui les formalités du mariage, en vue d'obtenir les droits civils, et pour que leurs enfants soient reconnus comme légitimes.

Lorsqu'il n existe aucune ohligation civile de ce genre (et elle n'existe plus en Angleterre depuis 1837), le mariage d'une personne catholique devant un ministre protestant est une

faute grave. Il constitue la participation aux rites religieux de ceux qui sont séparés de l'Eglise catholique ; et, par conséquent, un sacrilège, une adhésion implicite à l'hérésie, (comme l'a déclaré le Saint-Siège), et qui est passible de la peine d'excommunication.

Cérémonies d'un mariage mixte. — • Il n'y a ni messe ni bénédiction nuptiale à un mariage mixte : la loi de l'Eglise le défend formellement. Toutes les solennités et les usages ecclésiastiques qui sont ordinaires pour le mariage des fidèles, comme musique, décorations de l'Eglise, sont généralement défendus, mais peuvent être permis, si la coutume les autorise, et avec l'approbation de l'ordinaire. C'est grâce à une permission spéciale qu'un mariage mixte peut, en Angleterre, se célébrer à l'Eglise, et que le prêtre peut revêtir le surplis et l'étole. ^

Dans l'allocution de son Eminence, le cardinal Vaughan, au synode diocésain de Westminster, 1898, nous lisons les instructions suivantes sur la célébration des mariages mixtes :

« La loi ordinaire de l'Eglise veut que, quand pour de bonnes raisons, la dispense a été obtenue^ le mariage mixte soit fait en dehors de toute cérémonie religieuse, qu'il ait lieu hors de l'Eglise, et que le prêtre qui assiste ne soit pas revêtu des ornements. Un adoucissement à cette pratique a été accordé pour l'Angleterre.

« Il ne faut point perdre de vue deux choses. D'une part, il est important que les fidèles se rendent bien compte que l'Eglise a les mariages mixtes en horreur. Si elle permettait la célébration d'un mariage mixte avec la même solennité et

I « Extraits de la Legislation ecclésiastique et civile sur les mariages en Angleterre. » Publié par Burns et O.ites en 1882.

la même splendeur dont elle entoure Tunion qu'elle est heureuse de bénir entre deux de ses enfants, il ne resterait plus aucune marque extérieure de la tristesse et du regret qu'elle éprouve à voir des âmes s'exposer au danger spirituel en tolérant ce mariage sous certaines conditions.

« D'autre part, nous désirons éviter autant que possible de causer des peines ou des humiliations inutiles en suivant à la lettre la discipline de l'Eglise en pareille matière.

« Afin de nous diriger entre ces deux dangers, les évéques ont discuté les points suivants; ils restent promulgués comme la loi réglant la célébration des mariages mixtes à l'avenir dans ce diocèse (de Westminster).

« (i) Un mariage mixte n'est jamais célébré par un évoque.

« (2) Le prêtre, qui y assiste, est revêtu du surplis et de l'étole, mais non de la chape.

« (3) On peut faire une allocution, suivant les circonstances, avant ou après la cérémonie religieuse.

« (4) Il n'y aura ni cierges allumés, ni fleurs pour décorer le sanctuaire.

« (5) Les parties contractantes ne doivent pas entrer dans le sanctuaire, mais s'agenouiller et rester en dehors de la table de communion.

« (6) On ne célèbre pas la messe et on omet la bénédiction nuptiale.

« (7) Il n'y aura à la cérémonie aucune musique vocale ou instrumentale.

« (8) A la fin de la cérémonie, on peut jouer des orgues au moment où les époux quittent l'Eglise. »

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