CAS DANS LESQUELS UN MARIAGE CLANDESTIN SERAIT VALIDE
Avant de terminer ce sujet, il est bon d'énumérer les cas où un mariage clandestin serait valide :
(1) S'il est contracté entre personnes non baptisées.
(2) S'il l'est dans un pays ou le décret du Concile de Trente n'est pas en vigueur ou n'a pas été promulgué.
(3) S'il est contracté dans un pays ou le décret a été abrogé, comme dans les contrées où le mariage des hérétiques et les mariages mixtes sont déclarés valides, par exemple, certaines parties de la Hollande et en Irlande.
(4) S'il y a, dans le pays, impossibilité générale, physique ou morale, d'av^oir l'assistance du curé, ce qui pourrait facilement arriver en temps de persécution. Il faut alors se procurer deux témoins.
Telle est la décision de la Sacrée Congrégation du Saint Office, du i^'' Juillet, 1863: Lorsqu'il est difficile ou peu sûr d'obtenir la présence du prêtre; lorsqu'on ignore où on pourrait le trouver, qu'on prévoit qu'il sera absent ou qu'il sera impossible de le rencontrer pendant l'espace du mois, et qu'il n'y a aucun autre prêtre pour le remplacer, le mariage est valide , même contracté sans l'assistance du prêtre, pourvu que, dans la mesure du possible, la forme prescrite par le Concile de Trente soit observée, c'est-à-dire, qu'il y ait deux témoins présents au moment du mariage. (Voy. « Tractatiis de Matrimonio, » par le Rev. A. B. Van der Moeren).