Chapitre XXXV. at
b'aprés m'être ennuyé, dégouté, & pour ainsi: ire, soûlé du monde. ù Est-il juste et raisonnable que j'attende à me : donner à Dieu, que je me serai tout corrompu que k vice? Le Seigneur ne mérite-t-il pas bien q :
je lui consacre ce que j'ai de plus beau et de plus
assuré, qui est le tems de: ma jeunesse ? Ce sont là . les:prémices qu'il demande de moi, et qui lui sont agréables. Mon fils, dit il, donnez-moi votre cœur.” Et Jesus-Christ veut qu'on laisse venir à lui les petits enfans, parce que c'est à ceux qui leur rs. semblent qu’appaïtient . le Royaume des Cieux.
Or; si je veux me- rendre digne du nom d’enfart:
de Dieu, je dois. le connoître.pour mon, Pere, et . le servir dans l'innocence, la sincérité et la simpli-. cité qui est naturelle aux enfüns, ear c'est en cela: que Jésus-Christ nous recommande. de leur res. sembler, . Prou. ‘23. ‘Marc. 10. : La | * IL Il y. a degrands avantagesà servir Dieu de bonne heure. On en retire beaueoup. d'honneur, de: plaisir et de profit. |
1. Je retirerai beaucoup de profit, sije:m'adonbe sincèrement au service de Dieu, dès ma jeunesse, parce que’je ramasserai ici- bas un riche trésor de mérites, et jerrecevrai un jour à proportion une
plus grande gloire dans le. Ciel ; car les dégrés de . . : ï l
gore qu'on reçoit après. la mort, répondent aux égrés de graces-quou-s'est acquis pendant la vie, La vertu produit dès.ee monde des fruits très-condidérables pour le bien:de la personne qui la cultive, et Dieu. comble de toutss sortes de bénédictions œux qui ont soin de le service, “ tout contribue