Chapitre XL
demandez. Alors ils le supplierent avec plus d'instance, sans pouvoir nour cela l'y faire résoudre. {ls se jetterent donc à ses pieds, et le prierent de leur prescrire au moins le genre de vie qu'ils devoient mener, et en quel lieu il jugeoit a propos qu'il se retirassent. "
Le saint Viellard les voyant disposés à recevair ges avis avec beaucoup d'humilité, et avec un grand désir de les suivre, se laissa vaincre à leur
riere, et dit au premier: ‘ Mon fils, je crois que
da volonté de Dieu est que vous vous retiriez dans
la solitude, pour y vivre sous l'obéissance de quel bon Pere.”
Il dit au second: ‘“ Allez, vendez votre volonté,
donnez-la à Dieu, portez votre Croix, demeurez .
dans un Monastere avec les freres, et vous aurez un grand trésor dans le Ciel.” | Enfin il dit au troisiéme : “ Ayez toujours ces paroles dans l'esprit, & les méditez sans tesse: Celui qui persévérera jusqu'à la fin, sera sauvé.
Puis choisissez pour Maitre en notre Seigneur
cel d'entre tous les honimes que vous jugerez être le plus fâcheux et le plus rude, et souffrez avec
A autant de persévérance et de douceur les outrages
et les mauvaistraitemens qu’il vous fera, que vous n'ayez non mlus de peine à les supporter, que vous en auriez à range du miel et à boire du lait.” Ce frere lui répondit: “ Mais, mon Pere, s'il'est négligent, et ne fait pas lui-même ce qu'il doit ?” Ce saint Homme lui repartit: “ Quand il feroit
encore beaucoup pis, ne le quittez pour cela, mais Quel est le “jet qui w'a es pensCes
dites en vous-même :” amené ici? ‘“‘et vous seutirèz toutes
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d'incontinence et de vanité, qui pourraient s'élever dans votre esprit, s'auortir etse dia: rer.” S, Jean Climaque, V. Dégré.