Chapitre V
ne vouloir pas qu'il y regne, pour y donner entrée au Démon, à cet esprit inmonde, et pour s’assue jettir à son emprie; de ne re mettre pas en peine À de perdre la grace de Dieu, et d'encourir sa haine, @ de renoncer à ses promesses, & ne se pas soucier de sef ntenaces, d'aimer mieux faire sa propr
s parce. (1 volonté, que celle de Dieu même; enfin, ce qui bouche. | Æ est horriole à dire, de faire une espece de comar QUOI À paraison entre Dieu et le déman, et déclarer au s& Aatu- À moins par ses œuvres, que le parti du démon est lle perd 4 le meilleur, puisqu'on se détermine à le suivre elle-mè- À préférablement à celui de Dieu. Or, peut-on dilu corps, | À ze g'uun péché est léger quand on :le commet aint Au- A par un tel mépris de Dieu? Jer. 2. Dieu est Pl Dieu défend, par exemple, de jurerson Nom 8, dit le ME en vain, il menace du feu de l’enfer, celui qui apon entré À bellera fou quelqu'un de ses freres : il ordonne à £ À chacun de travailler selon son talent, sous peine li com- 4 d'être jetté dans les ténebres ‘extérieures ; il conpmme de À damne au feu éternel un riche qui ne fait pas l'auest 808 | À mône, et qui n'a point de compassion pour les Jiniquité 1 pauvres, il exclut de son Reyaume lea impudiques, quonre V4 ceux qui aiment et font le mensonge, les voleurs nte et la 1 et injustes, les avares, les ivrognes et les méhit point UE disans; Dieu défend toutes ces choses, et plu- UE COM VA sieurs autres semblables sous peine de damnation ; , . 1 et on ne laisse pas néanmoins que de les commet- MEPTISC DE tre en sa présence ; var qui doute que Dieu ne soit épris de | présent partout, qu'il ne voye et qu'il n'entende éature # MA tout? Peut-on concevoir jusqu'où va ce mépris ? Le és LE Il n’y a rien aussi qui irrite tant Dieu, puisqu'il
l'Ecritu- à Rois, et, À
déclare qu'il glorifiera quiconque lui aura rendu
gloire; mais ceux qui le méprisent, tomberont |
dansle mépris Z. lex. 2.
IL. Conmetire un péché mortel, c'est insulter à Jesus-Christ, Le L'ils de Dieu s’est fait hom.
me pour l'amour des hommes: il s'est assujetti
. à toutes les miseres d'une vie mortelle, il leur à montré par son exemple ce .qu'il faut faire pour gagner le Ciel; enfin ila souffert les plus grands outrages, kes tourmens les plus effroyables et là
mort même la piusignominieuse, atin de satisfai. ! re à la justice de Dieu son Pere, pour les péchés Pi de tous les honimes, et leur obtenir des graces de E
salut. Il s'est livré lui même à la mort pour moi, MPieu ;
disoit l'Apôtre Saint Paul ; et c'est ce que nous MD" où pouvons dire de chscun de nous ; car le même À Apôtre dit aussi qu'il s'est livré lui-mème pour M nous s'offrant à Dieu comme un ôblation et une JOrsqu victime d'agréable odeur. Galat. 2. Eph. 5. h
À quelle reronnoissance & à quel amour ne À m'engagent pas de si grands bienfaits que je n'ai MS point méricés ? N'est-il pas bien juste que je fas- } se quelqu: chose pour celui qui a tant fait et tant À! soukert pour moi? Mais hélas! qu'ai-je fait h pour Jesus-Christ mon Sauveur? Toutes les ME'2"E; fois que j'ai rendu inutiles les peines qu’il a prises M0I-Me pour mon salut, et que j'ai rejetté les graces qu'il PÆ! 2104 m'a méritées, toutes ‘es fois que j'ai abandonné À
le soin de mon ame, quil! : tant couté: ce sont M! CT uel
autant d'ingratitudes dont ::: me suis rendu cou-
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pable à son égard, ce sont autant d'insultes que | de lui ai faites, par lesquelles j'ai foulé au pied le
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Chapitre V, 61 ra rendu sang qu'il a répandu pour mon salut selon l'exomberont lrression de l'Apôtre. Zeb. 10. L
Il, Commettre un péché mortel, c'est se perdre soi-mème, cet étre l'ennemi de son ame,
st insulter | ; 4 UT juivant l'expression du prophete, qui dit que
fait hom. |
* assujetti À clui qui aime l'iniquité, haït son ame. En efil leur a Met, n'est-ce pas être bien ennemi de soi-même
aire pour Mque de se urettre hors d'état de participer a la us grands Mloire des Saints dans le Ciei, où il n entrera ibles et la Mien de souillé par le péché ? Et peut-on dire le satisfai. Pique celui-la aime son ame, qui commet des criles péchés Mines qui lui donnent la mort, Ps. 10. graces de I De plus, par le péché mortel on abandonne pour moi, Mieu ; et en consequence Dieu nous abandonne, ‘que nous À Dr où ira une creature abandonnée de son Créale même Meur, si ce n'eët de precipice en precipice? On ème pour LATE perd, Seigneur, dit Samt Augustin, que on et une M orsqu'on vous abandonne : et où peut aller celui Eph. 5. Qui vous a abandonné : où va-t-11 ? sinon à vous amour ne Plein de misericorde, à vous-même jrrité P Et que je n'ai quand on veut se servir de guide à soi-même, ue je fas- peut-on manquer de tomber dans le précipice ? it et tant Me Conf. c. 2 & 9.
ai-je fait Æ Quitter le service de Dieu pour se rendre l'es outes les lave du démon, n'est-ce pas être bien ennemi de il a prises Mpoi-même ? Quel échange d'un Maître si bon & aces qu'il | i aimable, qui promet des biens & des récompen-