‹ Les sages entretiens d'une âme qui désire sincèrement son salut [microforme]Chapitre 44 sur 153 · I. Celui qui ne fait pas difficulté de faire des · texte numérisé non relu

I. Celui qui ne fait pas difficulté de faire des

M choses duns lesquelles il croti qu'il y a du mal,

quoique léger, fait assez cenuoitre qu'il n'est

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RS LL 72 Les sages Entretiens.

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p’3 bien pénétré de Ja crainte de Dieu, ni bien M atermi daas son anour, & que par conséquent i] À sera bientôt ébranié de la voie de la justice. Car pi la chûte dans le péché véniel, conduit et dispose À insensiblement à tomlt:er dans le péché mortel, N comme les gouttes d'eau qui entrent dans un |! Vaisseau qui est sur mer, disposent à le suismor. M

| [Il 1! | nil ger. | | 7 ji!

Il || Quand on craint ‘le tomber dans un précipice BS sont [ii ou dans l’eau, on & bien soin de ne pas s’ap. MS gust: || Lil procher trop près du bord. lea est-de mème BR si vo | du pêché véuiei à l'égard du péché mortel f% es | Quicouque aun vrai desir de conserver son ir. AS play | nocence, a bien soin d'éviter les petits péchés, les BE trou: | |

paroles inutiles; par exemble, un ris immodéré, BE supp les fautes d'isnorance dans des choses qui ne sont BÆ scier pas considerabies les légeres impatiences, les petits BR men mensonges, les petites médisances, les petits BE sorte juremens, les petites attaches au lit, ou au jeu, BE gme. ou à son propre jugement, les légeres gourman. RS l'ime dises, les petits larcins, et tout ce qui peut bles. BE imas ser, le moins du monde, la pudeur et la modestie SE de chrétienre en quelque chose que ce soit. . A

Ces péchés et autres semblables, qui passent ES euve pour legers, sont des commencemens de liber. DE E tinage, et de déréglement, qui corrompent une n'est ame peu à peu, et qui enfin la réduisent à un etat BE qui | pitoyable. Nous sommes chargés de toutes ces BE dam Ut faute, après la mort mème, dit S. Grégoire le ES gran

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Grand, si elles nè nous ont pas été remises BR Et lorsque nous étions encore en vie. Si l'on savoit BR ne €

‘3 Q TU À 4 ‘ que par une parole ou une action d‘fendue, on RS def ‘ seroit condamné à une yrosse amende, ou à

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qrelque peine corporelle, on se tierdroit bien eu, Di bien Mur ses’ gurdes, pour ne rien dire et ne rien nséquent | Mfuire qui nous attirät quelqu'une de ces punistice. Car Wirions. Or les, suites du peche ‘éniel sont AU pour nous dure bien autre consequence. Lre parole ut; peu choquante, une petite ngligence | ans 80n devoir ; c'en est assez pour être Con- (is dumné aux flammes du Purgatoire 4 Diul. 39.

"A ji! On dit ‘ordinairement que ces péchés à précipice M sont petits. Je vous demande donc, dit St. Aue pas s'ap-. DS sustin,u vous. qui dites que ces péchés teut petits, t:de même MR si vous voudriez biea toutes les fois que vous | hé mortel, [4 les commettez, qu'on vous fit autant de petites

ver son in. AE playes sur le corps, et autunt de taches ou de péchés, les BE trous sur ves habits. Or, si vous ne pouvez inmodéré, D supperter ni l'un ni l'astre, avec quelle conqui ne sont ÊÆ science pouvez-vous faire souffrir le n:ême traites, les petits R ment à votre ame? Ainsi, quiconque agit de la les petits BE sorte, aime plus ses habits «et sa chair, que son ou au jeu, DE gme. Car éa nt faits comme nous sommes, à gourman. S l'image de Dieu, nous defigurons cette même peut bles. BE image toutes les fois que nous faisons quelqu'un à modestie MR de ces pécus que nous appellons légers et. vé-

* Chapitre 73

Se

hé mortel, R t dans un |?

it. A nicls Jugez s'il est raisonnable d'en agir ainsi jui passent M envers notre Créateur. Serm.. 144. ; de liber- Enfin il est certain que pour éviter un péché, il

myent une MR n'est pas nécessaire qu'il soit mortel. Car celui à un etat RS qui commet une petite faute, parce qu'elle ne le toutes ces M dannera pas. 'en commettroit très-facilement use régoire le BR grande, s'il croyait qu'eile ne dût pas le damner. é remises Et l'on peut dire qu'il s'aime plus lui-même qu'il l'on savoit BR nue craint d'offenset Dieu. Pour s'abstenir donc endue, on MR de faire une chose, il suffit à une ame qui aime nude, ou à G

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+-sihéerement"sonDicu, et qui veut prendre la voie la plus sûre pôurde salut, il suffit, dis-je, dé a. voir quéCette chose ni lui est pas propre pour la faire avancer. duns la vertu, & qu'uile peut empè. cher le progrès: q.Yelle:y feroit; puisque, selon S, Bernard, ne poin “tancer dans le chemin de la vertu, c'est reculer, seræ2:2. in Prif. BB: Mar, À Que de motifs, à mon’ieu, pour porter à veiller avec tout le soïn pussihe, come vous me | * T'urdonnez, à la garde de ion cœur! Car comme <'est du cœur d'à procede la vie ; C'est aussi de lut, d'où so:terit comme de leur source, tous les péchés qui souillent l'homme, suivant la parole de Jesus-Christ, votre Fils Dounez-la woiï, mon Dieu, cette sainte vigilance sur tous les mouve- | mens de môn cœur, que vous nous prescsivez si “souvent dans vos Saintes Ecritures, afin que ;'aye un jour la' consolation de paroitre avec coufance devant le Tribunal si redoutable de ce nême Fils notre Seigneur. Mfatih. 15.

. Exemple du péché vénicl, puni de Dien

Dieu envoya à Jéroboanr, Roi d'Israël, 1m Pro- “phete, que l'Écriture appelle un homme de Dicu, et il lui defendit de boire et de manger au lico où il l'envoyoit (c'étoit dans la ville de Béthel.) J'eroboam l'invita à senir diner avec lui: le Prophete le refusa pour obéir à l'ordre.de Dieu. Com. me il s’en alloit, ua vieux, Prophete qui demen. roit à Bethel, vient au plus vite aprés lui, et fit si bien qu'il engagea l'homme de Dieu, niuoré | -toutes ses re.istances,: d-le suivre dâus :sù wañon

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