Chapitre XI ! ÉESA
fuse de le servir; je secoue le joug de l'obéissantcé, et je dis comme les impies: Non, je ne le ser. virai pas. Qni servirai-je donc, si je ne veux pas servir Dieu? Jer. 2,
II. Dieu, dit l’A pôtre, est fidele dans ses promesses, & il récompensera ceux qui le cherchent. Courage, dira-t-il au bon et fidele serviteur : entrez dans la joie du Seigneur. Quand il y a quelque chose à éspérer d'une personne, on:s'empresse fort à son service. Que ne font pas, les serviteurs et les artisans peus gagner leur vie ? À quoi ne s'exposent pas les soldats et les marchands pour un profil incertain ? Que ne font pas les ma- Jades dans l'espérance de recouvrer la santé? Ce que le Seigneur promet, ne vaut-il pas bien ce que font espérer les ñommes? fl est bien plus tidele dans ses promesses, et elles sont bien plus avantageuses. Ses récompenses sont bien plus magnifiques et plus assurées : mais il faut un peu plus de courage que je n’en ai eu jusqu'a présent, pour les mériter, Les läches et les timides n'y auront point de part. Pour son plaisir, pour un petit interêr, pour un peu d'honneur, que ne
| fait-on pas? On se contramt, on travaille, on
sue : et pour un Royaume rempli de richesses, de gloire & de piaisirs inconcevables, on ne veut se gêner, en rien, et la moindre peine nous fait
2 peur. Ne nous y trompons pas: Dieu n'a pro-
mis la couronne de justice qu'à ceux quile servent
| avec courage et avecamour. Hebr. 11: Matth. 25.
IL. Les Puissances du siecle cherchent à se faire craindre: & c'est parce qu'on les appr‘hende, qu'on prefere le travail à sa propre satisfaction,
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Mais il n° a rien à cr aindre que vous, ô mon Dier, dont la puissance est telle, qu'il n'y a ni adrusse, vi force par où personne puisse espérer de vous échapver, ni de se rctirér de vos mains. Pourquoi donc” ne craindrai-je pas d'en courir votre colere, eu vous servant mal ? Aug uxt. }.. Conf. 6.
On eraiut d'itre moqué.&.ruillé des autres; et Fon apprehende de déplaire-au monde, en ne se couforniant pas au siecle présent.
une reprimande et un léger châtiment d'un hom. me mortel nous intimide; mais pour ce qui e:t de Dieu, on ne ‘se soucie pas de lui déplaire, en ne:se conformant pont à sa volonté;-et les menaces d'un Dieu vivant, non plus que les pleurs et les grincemens de dents qu'il prepare aux me. chans serviteurs, ne sout pas capables de nous fai. re quitter cette làchete avec laquelle nous nous Ccoinportons dans son service, dans le monde, qu'il faut faire comme les autres : que ne faisons-nous donc comme:les gens sages et vertueux, qui ont la crainte de Dieu ; et non conr nie les imipies et les insensés?
En un mot, personne -ne peut servir deux maitres: ni aimer l’un et l'autre en même temps; surtout deux maîtres aussi 6 Dieu et les démons.
: Une ménace,
On: dit souvent
sés: que le sort Jusqua quand boiterez.
«vous des deux côtés, disoit autrefois le Prophete
Elie au Peuple d'Israël, qui joignoit le cuite des
Idoles avec celui du vrai Dieu ? Si le Seigneur est 3aal est Diey, suivea-le aussi Choisissez l'un des deux partis, sans prétendre UUv oir allier ensemble ce qui est absolument inal- En effet, quel accord peut il y avoir entre
Dieu, suivez-le. Si
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on Dieu, adresse, de vous Pourquoi e colere, f. 6.
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e qui tït plaire, en it les meles pleurs aux me > nous fai.
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