‹ Les sages entretiens d'une âme qui désire sincèrement son salut [microforme]Chapitre 58 sur 153 · CHAPITRE XIV · texte numérisé non relu

CHAPITRE XIV

Motifs pour s'encourager à la pratique de la vert,

L'Æ L ny a point de bien en cette vie, dont le I cœur de l'homme puisse être capable, qui ne soit renfermé dans la vertu. Nous voyons qu'entre les choses créées, les unes sont honnêtes, Jes autres utiles, les autres agreables. (Combien donc la vertu ne merite-t-elle pas d'être aimée, puisqu'en elle se trouvent toutes ces perfections ? Car si nous considerons l'honnêteté, qu'y a-t-il de plus honnête que la vertu, qui est la: source ‘de toute j'honnèteté ?..: À qui est dû l'honneur, si ce * n'est à la:vertu? Si nous avons égard à utilité; qu'y a-t:il de plus utile que la vertu; puisque c'est, par elle que nous acquerons le souverain: bien ? Pour ce qui est de l'agrement, de la beauté et du plaisir ; qu'y a-t.il de pius beau que la vertu, dent un aucien a dit, que si elle pouvoit être vue des yeux ducorps, elle attircreit tout le: monde * * Quel plus grand plaisir peut-on desirer,: qné éeli qu'on retire de la honne censcience, de charité, de la paix, de la liberté des enfans de Dieu, ét des consolations du Saint-Esprit; qui acenmpagnent toujours la solide vertu et la veritäble pieté 2: :: EE. Dites au Juste qu'il «espere ‘bien, ‘parce : qu'il recueillera le fruit de ses ‘œuvres.’ C'eit là parole consolante que Dieu fait annoncer ar Juste : par son Prophète, : En effet, la: vertu à pour re-’ compense la longueur des jours avec les biens ik”

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