‹ Les sages entretiens d'une âme qui désire sincèrement son salut [microforme]Chapitre 91 sur 153 · CHAPITRE XXIV, De la Communion · texte numérisé non relu

CHAPITRE XXIV, De la Communion

EF ÇNI vous ne mangez la Chair du Fils de l’hom. me, et si vous ne buvez son Sang, vous

n'aurez point la vie ea vous, dit Jésus-Christ, Quiconque mangera ce Pain et boira le Calice du Seigneur indigsement, sera coupable de. crime contre le Corps.et le sang du Seigneur,” dit l'A. ‘pêtre. D'un côté, 6 mon Sauveur, vous m'invi. tez à votre Sainte Table, et vous me menacez même d'une très-yrande peive, si je ne m'en approche; et de l'autre, votre Apotre m'épouvante, si j'ose m'en approcher indignement. Vous m'atti- . rez à vous -en me,commandant même de: manger votre Chair adorable ; mais l'impureté de ma conscience m'en détourne, ct le poids de mes péchés me défend d'approcher d'un si grand Mystere, Vous me faites. entendre par-là, mon Dieu, la né. cessité que j'ai de manger le Paio de vie, et les dispositions qu'il faut que j'appurte pour:mne présentera votre Sañte Table, si je veux participer aux graces que vous nous Communiquez par l’Auguste Sacreinent de l’Autel. Joan. 6. 1. Cor. 11, En recevant dignement le précieux Corps de Jésus-Christ, nous recevons ke gage de la gloire éternelle, comme l'Eglise nous. l'apprend suivant le langage de la vérité même: ‘ Celui, dit Jésus- Christ, qui mange ce Pain, vivra éternellement.”

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Chapitre XXIV, 101 La grace que reçoit l'ame de cet augnste Sacrement, est une semeuce de la gloire future, comme l'assurent les Saints Peres. Le précieux Corps da Sauveur, en s'unissant au nôtre par là Communion, lui communique un germe d'immortalité, qiile fera ressusciter a une vie éternelle, C'est en ce sens que s'entendent ces paroles de Notre Seigneur: ‘ Celui qui mange ma Chair, et boit mon Sang a en .soi la vie éternelle.” La grace qui est donuée à l'ame, est appellée vie éternelle, pare qu'elle en est la semnence : ‘ Et je le ressusciteraie au dernicr jour,” ajoute Jésus-Christ, pour nous.faire connoître que par ce Sacrement, le germe de limmeortalité est donné au cotps, pour le faire ressusgiter à une vie glorieuse. Joan. 6.

Par: une bonne Conmunion, nous recevons

| non-seulement des gages et de arrhes de la gloire

éternelle; ttais encore nous, possédons en quelque sorte les mêmes bieus que possédent les Saints dans le Ciel, puisque nous y recevons réellement et substantiellement Jesus Christ Dieu et homme tout ensemble. De plus, le Corps vivifiant du Sauveur, qui nous est donné dans le Saint Sacrement, est la nourriture de nos ames, et il leur communique une vie divine, et incomparablement plus excellente que la vie qui étoit communiquée. aux Ésraëlites par là manne, figure de l'Eucharistie, Cette vie qui est répandue dans nos ames, est la vie du Sauveur; ‘ Celui qui me mange, dit Jesus-Christ, vivra pour moi, & Der moi, cun« me le lisent et l’expliquent quelques Saints Peres à cest--dire, il vivra de ma vie, comme je vie de la

vie de. mop Pere céleste. “ C'est ici le Pain qni esp descendu du.Ciel, il n'en est pas de même que de lg mantie, dont: vos Peres ont mangé, et néanmoins ils sont-niorts, dit Jesus-Christ aux Juifs ; celui qui mange, ce. Pain, vivra éternellement.” Se peut-il rien dire qui. sait. plus capable de nous di. viniser en quelque maniere et de nous. rendre. bienheureux ? Joan. 6. .

IL. Cette nourriture divine étant prise avec les. dispositions convenables, .amoitit et éteiñs. même en nous Jes ardeurs de la concupiscence, et ÿ fait, brûler le feu de l'amsur divin ; elle arrête: les im. pétuositéa de. la. colere ; eile nous dégeûte des: plaisirs corrompus de ce nronde, et nous-donne du goût pour les-plaisirs saints.et spirituels; elle nous, détache des cheses.de la terre, et éleve nos cœurs vers le Ciel ::elle guérit les. maladies spirituelles de notre ame, et.elle nous donne des forces pour vaincre nos foiblesses, C:ést ce festin de viandes. délicieuses, que le Seigneur prépare à tous les. peuples sur la sainte, montagne de Sion, figure de; l'Eglise. C'est par cette viande pleine de suc, trés-solide et trés-nourrissante, que la mort est dé. truite et précipitée pour jamais, en nous rendant: victorieux de ce corps, qui est une source de.mort. Is. 20. | |

Quand une ame est ainsi favorisée de Dicu, en. sorte qu'il se donne entièrement:à elle ; n’a-t-on. pas sujet de croire que les démons-tout épouvantés s'éloignent d'elie aussitét, et que les -esprits bienheureux s'interressent à.la défendre & à la protéger ? Cette ame ne. peut-cile pas dire. alors

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