Sur cette abbaye, v. Duixe, Catalogue, n° 87, pp
30. Toutefois cette abbaye est antérieure à la seconde moitié du x° siècle, époque où fut composée la légende de la translation. des reliques de saint Mathieu, J. Lot, in Ann. de Bret., XNIIT, p. 604.
31. B.C.D., 1903, p. 259. — Je n'examinerai pas ici d’autres exemples d'éponymes de Lok- qui pourraient permettré d'établir que ces Lokne sont pas anciens ; cf. Logaman, en- la Forest-Fouesnant (F.), qui ne comporte pas un nom ancien (Vs., p. 10) ; ajouter un Loclément (Ros.) en Erdéven (M.) ; et saint Exupère, devenu Sant Dispar, éponyme de la chapelle de Loguisper en Dineault (F.), C.E.-M.; NS., p. 33, B.C.D.. 1907, p. 479 ; sur le culte de ce saint, v, DUINE, Catalogue, n°55;-p 34. Comparez aussi les nombreux Loperlet, alors que le culte de sainte Brigitte en Bretagne n'offre aucune apparence de haute antiquilé, #! les nombreux Loqueltas, tous prieurés relevant de l'abbaye de Sain!- Gildas-de-Rhuis et constitués après le rétablissement de cetle abbaye au début du xr° siècle ; voyez à ce sujet mon étude sur La topographie du culte de saint Güdas, in Mém. Soc. d'Hist. et d’Arch. de Bret. N, 1924, p. 3 et seq. — L'on notera aussi que les éponymes de Lok- ne se présentent jamais sous les formes multiples sous lesquelles on retrouve les éponymes des Plou-, Lan-, Tré-, formes en To-, formes avec suffixes -an, -en, -in ; l’on a toujours la forme hypocoristique ou, tout au moins, toujours la même forme, ce qui indique que ces cultes sont d'une dale beaucoup pius récente. ‘
32. Cf. Six saints, p. 88, n. 1. Ce qui est remarquable c'est qu'il n’a aucun Plou-. j
Lok-, saint Gildas n’a que des Loquellas, et quelques Gueltas ; saint Ivy n’a que des Loguivy, saint Malo n’a que des Locmalo, sainte Berhet des Loperhet, saint Pérec des Lopérec, saint Ronan des Locronan *
Il existe des exceptions, un Locpabu en Grandchamp (M), alors que l’on a un Lambalu en Plouhinec (F.), et un Trébabu en Ploumoguer (F.), qui, à l’époque de la prima vila Tuduali, était encore un Lan-pabu*; saint Preden est l’'éponyme du Lan Preden du cartulaire de Landévennec (x1x), de Trébeurden (C.-du-N.), autrefois Trébreden, et d'un Locpréden en Plouénan (F.) “; il y a quelques autres exceptions, et cependant il est permis de ne pas en faire état ; ces exceptions peuvent provenir de ce qu'il s’agit de deux personnages différents, soit que deux personnages aient porté le même nom, ou que les formes actuelles entraînent des confusions entre des noms primitivement différents ; il se peut aussi que le Lok- doive son origine à un transport tardif d’un culte déjà localisé ailleurs dans les Lan-, Plou-, Tré-, ou encore qu’à une époque plus récente on ait constitué un nom de lieu en Lokpour un culte déjà fixé depuis longtemps. C’est le cas de Locarmel en Plouarzel (F.) *, la forme littéraire du nom de l’'éponyme indique que le Lok- est récent, et cependant le culte du saint en cette paroisse y est ancien puisqu'il est l’'éponyme de la paroisse.
Conclusions. — Les remarques ci-dessus, ajoutées les unes aux autres, constituent une série d'arguments de valeur
33. La paroisse de Saint-Renan dans le Léon est en breton Lokronan, il existe en outre un Locrénan en Plestin (C.-du-N.) (Cadastre et C.E.-M.).