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LE JOURDAIN

mer de Génésarelh. Pline (Liv. V, eliap. IV.) Tappelle Génésara ; elle devait son nom à la petite ville de Génésarelh, bâtie sur ses bords au nord-ouest, dans la tribu de Nephthali , et sur remplacement de laquelle Hérode Agrippa éleva Tibériade. Le seul monument chrétien de cette dernière ville est une église ruinée, d'une haute antiquité.

La mer de Galilée , a six lieues de long et deux de large. L'eau en est claire , et très-poissonneuse. Ce fut parmi les nombreux pécheurs de ses rives que le Sauveur choisit ses premiers disciples.

En sortant delà merde Galilée, le Jourdain a cent vingt pieds de large ; il court avec rapidité entre des bords irréguliers et tantôt à pic , tantôt en pente douce. Après un cours de cent trente milles, il va se perdre dans la mer Morte ou lac Asphaltite.

Nous avons à visiter, sur les bords du Jourdain , Capharnaum, Gana et Jéricho.

Gapharnaûm était une ville de la Galilée inférieure , h l'extrémité d'une prairie , sur le bord occidental du lac de Génésareth. Son nom signifie : Chant de beauté. Jésus-Christ y prêcha pendant trois ans. Sous les rois chrétiens, la ville s'appela Capareotia , et devint le siège d'un évéché. Retombée aux mains des infidèles , elle n'a conservé aucune trace de la présence du Sauveur.

A peu de distance de Gapharnaûm, au sud-ouest, est le village de Cana. Le mot hébreu Cana , signifie zèle ou jalousie. On y montre encore la maison de saint Barthélémy, et celle de la noce où Jésus-Christ signala pour la première fois sa puissance divine. A cette place, sainte Hélène éleva un monastère, transformé maintenant en mosquée. L'église est une voûte de quarante pas de longueur et de vingt de largeur, séparée en deux parties par un rang de

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